Ni soin, ni suivi
Ce site ne remplace pas un médecin, un psychologue ou un traitement. Ne modifie jamais un traitement à cause d'une pratique.
Ce que ce site promet, et ce qu'il ne promet pas. Les précautions communes aux pratiques les plus fortes. Une séance pour redescendre après n'importe quelle exploration. Et où trouver de l'aide si besoin.

L'exploration de la conscience attire le meilleur et parfois le pire : des pratiques précieuses, et des promesses qui ne tiennent pas. Le sociologue Paul Heelas l'a décrit en détail dans son étude du New Age (1996). Voici ce à quoi nous nous engageons.
Pour reconnaître une offre spirituelle douteuse, quelques signaux suffisent souvent : des promesses de guérison ou de fortune, un prix qui grimpe à chaque étape, une autorité qu'on ne peut pas questionner, une pression à continuer, ou l'invitation à s'éloigner de ses proches. Une pratique saine te laisse libre.
Ce site ne remplace pas un médecin, un psychologue ou un traitement. Ne modifie jamais un traitement à cause d'une pratique.
Suivre un programme ne rend pas apte à guider les autres. Pour animer, il existe des formations dans la plupart des méthodes.
Quand une pratique vient d'une tradition, comme le yoga du rêve tibétain, nous la présentons avec respect et renvoyons à ses enseignants.
Nous nous inspirons d'auteurs et de méthodes, parfois protégées par une marque, comme la respiration holotropique de Grof. Nous les citons, sans prétendre les représenter.
Trois programmes sont doux. Les sept autres peuvent être intenses. Ils sont en général bien tolérés par une personne en bonne santé qui respecte quelques repères simples, rappelés aussi sur chaque page.
Avis médical d'abord (cœur, épilepsie, grossesse, glaucome, psychiatrie) ; toujours allongé ; séance longue à deux.
Assis ou allongé ; même avis médical pour les souffles rapides ; deux nuits programmées par semaine au plus.
Version lente sans pauses en cas de contre-indication ; finir toujours par le bas.
Dépistage obligatoire : jamais en cas d'épilepsie ou de sensibilité à la lumière, mais le son seul reste possible.
Pas de réveils en cas d'insomnie, de trouble bipolaire, d'épilepsie, de grossesse ; « tout est un rêve » déconseillé en cas d'impression d'irréalité ; le sommeil d'abord.
Prudence en cas de tendance maniaque, d'épilepsie, de dissociation ; pas de conduite dans l'heure qui suit.
Un seul réveil par nuit ; pas avant une journée de conduite ; la paralysie du sommeil, impressionnante, est sans danger.
Quand une exploration laisse quelque chose de vif, une émotion, une agitation, une impression d'être encore ailleurs, cette séance de douze minutes t'aide à revenir. Elle vient du programme de respiration holotropique, et vaut pour tous les autres.
Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.
À lancer après n'importe quelle séance, si quelque chose reste vif : une émotion, une agitation, une tension, une impression d'être encore « ailleurs ». D'après Fanny Van Laere (ralentir, le nez, rassurer), Ilse Middendorf (la main qui s'ouvre) et James Nestor (l'expiration longue). Environ 12 minutes, allongé ou assis.
Tu es là. Tu viens de vivre quelque chose de fort, et c'est normal que ça bouge encore. Rien n'est cassé. Tout va se reposer.
Pause 10 secondesLaisse d'abord ton souffle ralentir. Tu peux fermer la bouche, et respirer par le nez. Un peu moins d'air, un peu plus lentement. Pas de grande inspiration : un souffle petit, tranquille.
Pause 30 secondesMaintenant, allonge l'expiration. Inspire en comptant jusqu'à quatre… et expire en comptant jusqu'à six. Inspire… deux… trois… quatre. Expire… deux… trois… quatre… cinq… six.
Pause 10 secondesContinue ainsi, à ton rythme. Chaque expiration longue dit au corps qu'il peut se reposer. Le gaz carbonique remonte, et les sensations s'apaisent, en quelques minutes.
Pause 90 secondes · inspirer sur quatre, expirer sur sixSens maintenant le poids de ton corps. Ce qui te porte : le sol, le lit, la chaise. Les talons. Le dos. L'arrière de la tête.
Pause 20 secondesOuvre doucement une main, en étirant les doigts depuis le centre de la paume… puis laisse-la se refermer d'elle-même, comme une fleur le soir. Ilse Middendorf remarquait que chaque étirement appelle une inspiration, et chaque relâchement une expiration. Refais-le quelques fois, très lentement.
Pause 40 secondesSi tu en as envie, laisse sortir un son à l'expiration. Un « aaah », long, doux, qui vibre dans la poitrine.
Pause 40 secondesAvec tes mains, tu peux frotter doucement tes bras, tes cuisses, comme on réchauffe quelqu'un qui sort de l'eau. Masse un peu ta nuque, ton visage.
Pause 40 secondesTu peux maintenant ouvrir les yeux. Regarder autour de toi, et nommer, dans ta tête, cinq choses que tu vois. Une couleur, un objet, une forme, une lumière, un détail. Puis trois sons que tu entends.
Pause 40 secondesTu es ici, aujourd'hui, dans cette pièce. Ce qui a bougé peut rester là où il est. Tu le retrouveras dans ton carnet, si tu veux, plus tard.
Pause 20 secondesReste encore allongé ou assis un moment, couvert, le souffle tranquille. Puis bois un verre d'eau, et marche un peu, en sentant tes pieds sur le sol.
Pause 60 secondesSi dans les jours qui suivent une angoisse forte, un sommeil très perturbé, une impression d'irréalité ou des idées noires s'installent, parles-en à un professionnel. En France, le 3114 répond jour et nuit en cas de détresse psychique ou d'idées suicidaires, et le 15 en cas d'urgence médicale, ou le 112 dans toute l'Union européenne.
FinLa plupart des remous d'une exploration se calment en quelques heures. Stanislav et Christina Grof le disent : en général, on n'a pas d'ennuis à cause de ses expériences, mais à cause de ce qu'on en fait. Laisse reposer, prends soin de ton corps, choisis à qui tu racontes. Et si quelque chose s'installe, parles-en.