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Les repères

Explorer, en confiance.

Ce que ce site promet, et ce qu'il ne promet pas. Les précautions communes aux pratiques les plus fortes. Une séance pour redescendre après n'importe quelle exploration. Et où trouver de l'aide si besoin.

Une barque sur une eau calme au crépuscule
La charte

Le vrai, le vécu, l'ouvert.

L'exploration de la conscience attire le meilleur et parfois le pire : des pratiques précieuses, et des promesses qui ne tiennent pas. Le sociologue Paul Heelas l'a décrit en détail dans son étude du New Age (1996). Voici ce à quoi nous nous engageons.

Ce que nous faisons

  • Nous citons nos sources : les auteurs dans les textes, les études en bas de chaque programme, avec leurs limites.
  • Nous disons ce que nous ne savons pas. Ce qui reste inconnu n'est pas du vent : c'est le territoire de l'exploration.
  • Nous décrivons des possibles, sans annoncer ce que tu vas vivre. On sait que le cadre qu'on donne façonne l'expérience : nos mots laissent la place à la tienne.
  • Tu restes l'expert de ton expérience. Personne ici ne l'interprète à ta place, et rien ne t'oblige à continuer.
  • Nous pratiquons nous-mêmes ce que nous proposons, et nous notons honnêtement ce qui se passe, y compris quand il ne se passe rien.
  • Tout est gratuit, sans compte. Les documents à télécharger demandent ton email : on te les envoie, et tu reçois aussi la lettre du Carnet, dont tu peux te désinscrire en un clic.

Ce que nous ne promettons pas

  • Aucune guérison, aucun traitement : nous ne sommes pas un dispositif de soin.
  • Ni richesse, ni réussite, ni pouvoirs particuliers. Heelas cite Leonard Orr et Sondra Ray, à l'origine du rebirth, pour qui « être riche est une fonction de l'éveil » : nous ne pensons pas ainsi.
  • Aucune vérité ultime. Les cartes que nous présentons (chakras, matrices de Grof, veilles tibétaines) sont des grilles de lecture, pas des faits démontrés.
  • Aucune appartenance : pas de maître, pas de groupe fermé, pas d'adhésion. Les traditions que nous citons ont leurs enseignants, vers qui nous renvoyons.

Pour reconnaître une offre spirituelle douteuse, quelques signaux suffisent souvent : des promesses de guérison ou de fortune, un prix qui grimpe à chaque étape, une autorité qu'on ne peut pas questionner, une pression à continuer, ou l'invitation à s'éloigner de ses proches. Une pratique saine te laisse libre.

Ce que nous ne sommes pas

Une bibliothèque d'explorations, rien de plus.

Pas une thérapie

Ni soin, ni suivi

Ce site ne remplace pas un médecin, un psychologue ou un traitement. Ne modifie jamais un traitement à cause d'une pratique.

Pas une formation

Ni diplôme, ni certification

Suivre un programme ne rend pas apte à guider les autres. Pour animer, il existe des formations dans la plupart des méthodes.

Pas une tradition

Ni lignée, ni enseignement

Quand une pratique vient d'une tradition, comme le yoga du rêve tibétain, nous la présentons avec respect et renvoyons à ses enseignants.

Pas affilié

Ni approuvé par les auteurs

Nous nous inspirons d'auteurs et de méthodes, parfois protégées par une marque, comme la respiration holotropique de Grof. Nous les citons, sans prétendre les représenter.

Avant les pratiques intenses

Des pratiques fortes, et sûres avec du bon sens.

Trois programmes sont doux. Les sept autres peuvent être intenses. Ils sont en général bien tolérés par une personne en bonne santé qui respecte quelques repères simples, rappelés aussi sur chaque page.

Demande d'abord l'avis de ton médecin en cas de :

  • problème cardiaque ou vasculaire, hypertension non équilibrée ;
  • épilepsie (pour Le voyage lumineux, c'est non, voir plus bas) ;
  • grossesse ;
  • glaucome, décollement de rétine, opération ou blessure récente ;
  • asthme ou trouble respiratoire ;
  • crises de panique fréquentes ;
  • antécédent psychiatrique, trouble bipolaire, psychose, dissociation importante, traumatisme récent, ou traitement en cours.

Toujours

  • Ces programmes sont réservés aux adultes.
  • Assis ou allongé pour les pratiques de souffle, jamais debout, jamais dans l'eau, jamais en conduisant.
  • Pas d'alcool ni de substance avant.
  • Pas de conduite dans l'heure qui suit une séance longue ou profonde.
  • Tu restes maître : tu peux toujours ralentir, ouvrir les yeux, arrêter. Ce n'est jamais un échec.
  • Le sommeil passe avant tout : aucune pratique ne vaut une nuit sacrifiée.
La respiration holotropique

Souffle relié rapide, longues séances en musique.

Avis médical d'abord (cœur, épilepsie, grossesse, glaucome, psychiatrie) ; toujours allongé ; séance longue à deux.

Explorer la frontière du corps

Respirations rapides d'Akhena, rythme avec pauses, sorties programmées la nuit.

Assis ou allongé ; même avis médical pour les souffles rapides ; deux nuits programmées par semaine au plus.

Les sept centres

Montée du souffle qui s'accélère du premier au septième centre.

Version lente sans pauses en cas de contre-indication ; finir toujours par le bas.

Le voyage lumineux

Lumières qui clignotent en rythme sur l'écran.

Dépistage obligatoire : jamais en cas d'épilepsie ou de sensibilité à la lumière, mais le son seul reste possible.

Le yoga du rêve et du sommeil

Réveils de nuit, souffles avec rétention douce.

Pas de réveils en cas d'insomnie, de trouble bipolaire, d'épilepsie, de grossesse ; « tout est un rêve » déconseillé en cas d'impression d'irréalité ; le sommeil d'abord.

Les paliers de l'absorption

Concentration très profonde, états de joie intenses.

Prudence en cas de tendance maniaque, d'épilepsie, de dissociation ; pas de conduite dans l'heure qui suit.

S'éveiller dans le rêve

Réveils de nuit programmés, deux ou trois nuits par semaine.

Un seul réveil par nuit ; pas avant une journée de conduite ; la paralysie du sommeil, impressionnante, est sans danger.

Pour redescendre

L'atterrissage, après n'importe quelle séance.

Quand une exploration laisse quelque chose de vif, une émotion, une agitation, une impression d'être encore ailleurs, cette séance de douze minutes t'aide à revenir. Elle vient du programme de respiration holotropique, et vaut pour tous les autres.

Une barque sur une eau calme au crépuscule
Après n'importe quelle séance · 12 min · Van Laere, Middendorf, Nestor

L'atterrissage

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

À lancer après n'importe quelle séance, si quelque chose reste vif : une émotion, une agitation, une tension, une impression d'être encore « ailleurs ». D'après Fanny Van Laere (ralentir, le nez, rassurer), Ilse Middendorf (la main qui s'ouvre) et James Nestor (l'expiration longue). Environ 12 minutes, allongé ou assis.

Tu es là. Tu viens de vivre quelque chose de fort, et c'est normal que ça bouge encore. Rien n'est cassé. Tout va se reposer.

Pause 10 secondes

Laisse d'abord ton souffle ralentir. Tu peux fermer la bouche, et respirer par le nez. Un peu moins d'air, un peu plus lentement. Pas de grande inspiration : un souffle petit, tranquille.

Pause 30 secondes

Maintenant, allonge l'expiration. Inspire en comptant jusqu'à quatre… et expire en comptant jusqu'à six. Inspire… deux… trois… quatre. Expire… deux… trois… quatre… cinq… six.

Pause 10 secondes

Continue ainsi, à ton rythme. Chaque expiration longue dit au corps qu'il peut se reposer. Le gaz carbonique remonte, et les sensations s'apaisent, en quelques minutes.

Pause 90 secondes · inspirer sur quatre, expirer sur six

Sens maintenant le poids de ton corps. Ce qui te porte : le sol, le lit, la chaise. Les talons. Le dos. L'arrière de la tête.

Pause 20 secondes

Ouvre doucement une main, en étirant les doigts depuis le centre de la paume… puis laisse-la se refermer d'elle-même, comme une fleur le soir. Ilse Middendorf remarquait que chaque étirement appelle une inspiration, et chaque relâchement une expiration. Refais-le quelques fois, très lentement.

Pause 40 secondes

Si tu en as envie, laisse sortir un son à l'expiration. Un « aaah », long, doux, qui vibre dans la poitrine.

Pause 40 secondes

Avec tes mains, tu peux frotter doucement tes bras, tes cuisses, comme on réchauffe quelqu'un qui sort de l'eau. Masse un peu ta nuque, ton visage.

Pause 40 secondes

Tu peux maintenant ouvrir les yeux. Regarder autour de toi, et nommer, dans ta tête, cinq choses que tu vois. Une couleur, un objet, une forme, une lumière, un détail. Puis trois sons que tu entends.

Pause 40 secondes

Tu es ici, aujourd'hui, dans cette pièce. Ce qui a bougé peut rester là où il est. Tu le retrouveras dans ton carnet, si tu veux, plus tard.

Pause 20 secondes

Reste encore allongé ou assis un moment, couvert, le souffle tranquille. Puis bois un verre d'eau, et marche un peu, en sentant tes pieds sur le sol.

Pause 60 secondes

Si dans les jours qui suivent une angoisse forte, un sommeil très perturbé, une impression d'irréalité ou des idées noires s'installent, parles-en à un professionnel. En France, le 3114 répond jour et nuit en cas de détresse psychique ou d'idées suicidaires, et le 15 en cas d'urgence médicale, ou le 112 dans toute l'Union européenne.

Fin
Demander de l'aide

Quand ça ne passe pas tout seul.

La plupart des remous d'une exploration se calment en quelques heures. Stanislav et Christina Grof le disent : en général, on n'a pas d'ennuis à cause de ses expériences, mais à cause de ce qu'on en fait. Laisse reposer, prends soin de ton corps, choisis à qui tu racontes. Et si quelque chose s'installe, parles-en.

Les signes qui demandent de l'aide

  • une angoisse forte qui dure plusieurs jours ;
  • un sommeil très perturbé, plusieurs nuits de suite ;
  • une impression d'irréalité, du monde ou de soi, qui ne passe pas ;
  • des souvenirs ou des images qui envahissent la journée ;
  • ne plus dormir tout en débordant d'énergie, se sentir élu ou investi d'une mission, entendre ou voir ce que les autres ne perçoivent pas ;
  • des idées noires : appelle le 3114 sans attendre.

À qui s'adresser

  • Ton médecin, ou un psychologue : c'est le premier interlocuteur, sans attendre.
  • 3114, en France : ligne nationale de prévention du suicide, jour et nuit, gratuite, pour toute personne en détresse psychique ou en pensées suicidaires, et pour ses proches.
  • 15, en France, en cas d'urgence médicale ; 112, numéro d'urgence européen, valable en France et dans toute l'Union européenne ; 114 par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes.
  • Hors de France : les services d'urgence et les lignes d'écoute de ton pays.