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Programme · Corps et énergie

Les sept centres, de la terre au ciel.

Sept points le long de la colonne, du bas du dos jusqu'au-dessus de la tête. Ce programme apprend à les sentir, un à un, avec le souffle, les couleurs et les images, en partant toujours de la racine. Il s'appuie sur la méthode d'Akhena et sur l'entraînement aux sensations de Robert Bruce, et sur ce que la recherche sait de l'attention au corps.

6semaines
15 à 35minutes
7séances
6fiches pratiques
Silhouette mains jointes devant un coucher de soleil
La pratique

Sentir d'abord, monter ensuite.

On commence par apprendre à sentir les mains et les pieds, puis on monte, centre après centre, en ne passant au suivant que lorsque le précédent répond un peu. Le souffle est l'outil central : lent et profond d'abord, puis rythmé, puis la montée d'Akhena qui s'accélère du premier au septième centre. Chaque séance se termine par le bas.

Comment s'y prendre

  1. Pratiquer à un moment calme, assis sur une chaise les pieds nus, ou allongé à plat.
  2. Écouter ou lire la séance de la semaine, chaque jour si possible.
  3. Imaginer et ressentir, sans chercher à voir : une sensation légère suffit (fiche « Sentir sans voir »).
  4. Ne jamais forcer. Si un centre ne répond pas encore, c'est très bien : il répondra plus tard.
  5. Finir par le bas, puis noter dans le carnet, de 0 à 3, la sensation de chaque centre travaillé.

Ce que dit la recherche : poser son attention sur une zone du corps affine la perception de ce qui s'y passe, et cette capacité s'entraîne. On ne connaît en revanche aucune mesure des « centres d'énergie » eux-mêmes : ce programme est un entraînement de l'attention au corps, présenté comme tel.

Avant de commencer

  • Le souffle, dans ce programme : c'est l'outil central d'Akhena. Souffle lent et profond dans les centres, pauses douces poumons pleins et poumons vides (« Le fil de lumière »), et montée du premier au septième centre qui s'accélère jusqu'à un souffle rapide (« Les sept centres »). Toujours assis ou allongé, jamais debout ni dans l'eau. Tête qui tourne, fourmillements dans les mains ou autour de la bouche : ce sont les effets connus du souffle rapide, ils passent d'eux-mêmes ; on ralentit en allongeant l'expiration. Les pauses restent douces, la gorge détendue.
  • En cas d'épilepsie, de trouble psychiatrique, de troubles cardiaques ou respiratoires, d'hypertension non équilibrée ou de grossesse, on demande l'avis de son médecin avant de commencer, et on garde le souffle lent, sans pauses ni accélération.
  • Pas plus d'une séance par jour sur les centres, et jamais plus longtemps sur le front et le sommet que sur les autres : c'est la règle de Robert Bruce.
  • Douleur, pression forte, oppression qui dure, agitation ou insomnie : on arrête, on s'ancre, et on reprend plus doucement (fiche « Les signaux d'arrêt »).
  • Des émotions peuvent remonter, surtout au cœur et à la gorge. Elles passent. Si elles sont trop fortes ou reviennent souvent, on fait une pause et on en parle à un professionnel.
  • Ce programme n'est ni un soin ni une thérapie, et ne remplace aucun traitement.

Les programmes s'adressent aux adultes. Les précautions communes, la séance « L'atterrissage » pour redescendre et où trouver de l'aide : les repères.

La carte

Sept centres, sept couleurs.

La carte d'Akhena, de bas en haut. Les couleurs et les éléments sont des supports pour l'attention : tu peux les garder, ou t'en passer.

  1. Premier centreÀ la base de la colonne, au périnée · Rouge · la terre

    La force d'être ici, dans ce corps. L'enracinement. Chez Akhena, c'est là que dort le Feu.

  2. Deuxième centreUn peu sous le nombril · Orange · l'eau

    L'eau intérieure, le désir, ce qui coule et donne envie.

  3. Troisième centreLe plexus solaire · Jaune soleil · le feu du soleil

    La force de vie qui rayonne, le fait d'être pleinement soi.

  4. Quatrième centre, le cœurAu milieu de la poitrine · Rose lumineux · l'air

    L'unité avec le vivant, l'amour vrai. Pour Akhena, toute préparation commence ici.

  5. Cinquième centre, la gorgeÀ la base du cou · Azur · l'espace

    L'envol, la liberté, l'écoute et la parole juste.

  6. Le DiamantAu centre du front, entre les sourcils · Blanc de neige · le ciel étoilé

    La conscience qui voit et qui guide. Akhena y voit plus qu'un centre : une énergie.

  7. Septième centreUn ou deux centimètres au-dessus de la tête · Or · la lumière

    La continuité de la conscience, la mémoire, le passage d'un plan à l'autre.

Semaine après semaine

Six semaines, de la racine au sommet.

Chaque semaine monte d'un étage. Si un étage ne répond pas encore, reste une semaine de plus : c'est le critère de Robert Bruce, et le meilleur.

Semaine 1 · 15 min, chaque jour

Les mains et les pieds

Apprendre à sentir. Le pinceau sur les mains, le grand pinceau sous les pieds, la boule entre les paumes.

Semaine 2 · 20 min, chaque jour

La racine

Monter par les jambes. L'éponge des pieds aux hanches, puis le premier centre, rouge, la terre. Le circuit qui se pose au creux du ventre.

Semaine 3 · 20 min, chaque jour

Terre, eau, soleil

Les trois centres du bas. Respirer dedans, une couleur, une image. Trois gestes, sans insister.

Semaine 4 · 20 min, chaque jour

Le cœur et la gorge

La lumière rose, puis l'azur. Le cœur qui rayonne jusque dans les mains, la gorge qui s'ouvre à l'espace.

Semaine 5 · 35 min, 2 ou 3 fois

Les sept centres

Le parcours complet. De la terre à l'or, la montée du souffle, puis la cascade de lumière qui redescend jusqu'au centre de la Terre.

Semaine 6 · 15 à 18 min, à ton rythme

Le fil de lumière, le centre qui chante

Relier le bas et le haut. En alternance : la lumière qui monte et descend avec le souffle rythmé, puis le fredonnement qui monte du grave à l'aigu, centre après centre, puis redescend dans le grave. Deux séances courtes, à garder pour la suite.

Séances guidées

Sept séances, un étage à la fois.

Les enregistrements arrivent bientôt. En attendant, lis le texte lentement, en respectant les pauses, ou enregistre-le pour toi.

Deux mains en coupe autour d'une braise
Semaine 1 · 15 min · Robert Bruce

Les mains et les pieds

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Robert Bruce (Energy Work). Assis sur une chaise, pieds nus posés sur un coussin un peu en avant, jambes décroisées. Environ 15 minutes, chaque jour de la semaine 1. Avant de commencer, frotte-toi les mains et les pieds quelques secondes : c'est le seul effort physique de la séance.

Ici, on ne visualise pas : on imagine et on ressent, comme quand tu repenses à un geste que tu connais bien. Si tu ne sens rien au début, c'est très normal. Bruce le dit : c'est ici que tout le monde commence.

Tu peux t'installer, laisser tes mains reposer sur tes cuisses, paumes vers le haut. Fermer les yeux. Et prendre trois respirations un peu plus profondes, en laissant le ventre se gonfler, puis retomber.

Pause 15 secondes

Robert Bruce, un explorateur australien qui a passé des années à étudier les sensations du corps, a découvert une chose très simple : là où l'on pose son attention, le corps se met à répondre. Et plus l'attention bouge, plus il répond. Comme une pièce qu'on éclaire en promenant une lampe, plutôt qu'en la laissant fixe.

Pause 10 secondes

Porte ton attention sur le dos de ta main gauche. Sans la regarder. Simplement la sentir, de l'intérieur.

Pause 10 secondes

Maintenant, imagine qu'un pinceau très doux caresse le dos de cette main. Du poignet vers le bout des doigts… et retour. Lentement. Un passage par seconde, à peu près.

Pause 10 secondes

Le secret, selon Bruce, c'est de chercher la plus petite chose. Comme si tu voulais percevoir un minuscule changement de température, ou le passage d'un souffle d'air sur ta peau. Tu ne fabriques rien. Tu guettes.

Pause 45 secondes · le pinceau sur le dos de la main gauche

Peut-être sens-tu quelque chose : un picotement, une chaleur, une impression de flou, la main qui semble plus épaisse, ou plus lourde. Ou rien encore. Les deux sont bien.

Pause 10 secondes

Passe maintenant à la main droite. Le même pinceau, la même douceur, le même aller-retour.

Pause 45 secondes · le pinceau sur le dos de la main droite

Et maintenant, les deux mains en même temps. Deux pinceaux, qui glissent du poignet aux doigts… et reviennent.

Pause 60 secondes · les deux mains

Laisse le pinceau, et porte ton attention au creux de tes paumes. Imagine un tout petit cercle, de la taille d'une pièce de monnaie, qui tourne lentement au centre de chaque paume. Comme un doigt qui dessinerait des ronds.

Pause 45 secondes · le petit cercle au creux des paumes

Maintenant, les pieds. Ils sont posés sur le coussin. Tu peux sentir les talons, la plante, les orteils. Et imaginer un grand pinceau, large et doux, qui balaie la plante de tes pieds, du talon jusqu'aux orteils… et retour. Une ou deux secondes dans chaque sens.

Pause 60 secondes · le grand pinceau sous les deux pieds

Peu à peu, la sensation peut s'étendre à tout le pied, comme une éponge qui s'imbibe. Les pieds sont les racines, disait Bruce, et les mains les feuilles : tout ce qu'on fera dans les semaines qui viennent passera par eux.

Pause 30 secondes

Et pour finir, un petit jeu. Rapproche tes mains devant ta poitrine, en coupe, sans qu'elles se touchent, comme si tu tenais une balle. Imagine entre elles une boule de lumière, de la taille d'une balle de tennis. Tu n'as pas besoin de la voir. Tu peux la sentir : son poids léger, sa chaleur, sa présence.

Pause 20 secondes

Elle peut tourner doucement sur elle-même. Et si tu écartes un peu les mains, très lentement, puis les rapproches, peut-être sens-tu comme une légère résistance, un coussin d'air entre les paumes.

Pause 45 secondes · la boule entre les mains

Tu peux reposer les mains sur tes cuisses. Et remarquer simplement ce qui est là, maintenant, dans les mains et dans les pieds.

Pause 20 secondes

Avant de revenir, tu peux laisser tout ce qui s'est éveillé redescendre doucement. Du haut vers le bas, comme une eau qui retrouve son niveau. Dans la poitrine… dans le ventre… dans le bassin… dans les jambes… jusqu'aux pieds.

Pause 15 secondes

Et sens le poids de tes pieds. Le sol sous eux. Ce qui est en trop peut s'écouler par les plantes des pieds, tranquillement, dans la terre, qui sait quoi en faire. Ce qui t'appartient reste, posé au creux du ventre, comme une braise douce.

Pause 20 secondes

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Fin

Dans ton carnet : ce que tu as senti, et où. Un côté réagit souvent plus que l'autre : c'est normal, Bruce conseille de passer un peu plus de temps sur le côté le plus discret.

Dunes chaudes dans la lumière du soir
Semaine 2 · 20 min · Robert Bruce, Akhena

La racine

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Robert Bruce (montée par les jambes, circuit du corps entier) et Akhena (le premier centre). Assis, pieds nus posés sur un coussin, ou allongé à plat. Environ 20 minutes, chaque jour de la semaine 2. Commence par trente secondes de pinceau sur les mains et les pieds, comme en semaine 1.

Tu peux t'installer, fermer les yeux, et laisser ton souffle descendre dans le ventre. Le ventre se soulève à l'inspiration, il retombe à l'expiration. Tu n'as rien à forcer. Juste suivre la vague.

Pause 30 secondes

Akhena, qui enseigne la sortie du corps depuis vingt ans, insiste sur un point, même si on t'a appris le contraire ailleurs : on commence toujours par le bas. Par la racine. Un arbre qui veut toucher le ciel commence par descendre dans la terre.

Pause 10 secondes

Porte ton attention sur tes pieds. Sens-les, comme la semaine dernière. Le pinceau peut passer une fois ou deux, pour les réveiller.

Pause 20 secondes

Maintenant, imagine une grosse éponge, gorgée d'eau tiède, dans chacun de tes pieds. À ton rythme, tu vas la faire remonter le long de tes jambes. Les chevilles… les mollets… les genoux… les cuisses… jusqu'aux hanches. Bruce compare ce geste à pousser de l'eau vers le haut, de l'eau qui aurait envie de redescendre : il faut un petit élan, continu.

Pause 10 secondes

Arrivé aux hanches, tu ramènes l'attention aux pieds, d'un coup, comme on revient au début d'une ligne. Et l'éponge remonte à nouveau. Seulement vers le haut. Pieds… hanches. Pieds… hanches.

Pause 60 secondes · l'éponge qui monte des pieds aux hanches, encore et encore

Tu sens peut-être une chaleur, des fourmillements, une impression de courant dans les jambes. Ou simplement des jambes plus présentes. Continue, sans effort.

Pause 60 secondes · l'éponge qui monte

Maintenant, laisse l'éponge monter un peu plus haut, jusqu'au bas du tronc. Jusqu'au premier centre, à la base de la colonne vertébrale, au niveau du périnée, entre les jambes.

Pause 10 secondes

Akhena le décrit ainsi : le premier centre est rouge, de la couleur de la terre chaude. C'est la force de l'incarnation, d'être ici, dans ce corps, sur cette terre. C'est là que dort ce qu'elle appelle le Feu.

Pause 10 secondes

Tu peux respirer dans ce centre. Lentement, profondément. À l'inspiration, tu sens l'air arriver jusque-là, tout en bas. À l'expiration, il repart par ce même point, comme par une porte. Bruce appelle cela respirer dans le centre.

Pause 45 secondes · respirer lentement dans le premier centre

Et maintenant, imagine qu'une petite étincelle rouge s'y allume. À chaque inspiration, elle grandit un peu. Elle devient une boule rouge, chaude, qui tourne doucement sur elle-même, comme une petite roue.

Pause 45 secondes · la boule rouge qui tourne

Elle peut rayonner autour d'elle : dans le bassin, dans le haut des cuisses, dans le sol sous toi. Et peut-être qu'une image vient avec elle. Akhena relie ce centre à la terre : un arbre aux racines profondes, une montagne, un sol de forêt après la pluie. Laisse venir la tienne.

Pause 60 secondes · le premier centre, la terre

Si la sensation devient trop forte, ou prend une tournure qui te gêne, tu peux simplement poser ton attention sur tes pieds. C'est toujours un endroit sûr.

Pause 15 secondes

Pour finir, un circuit. À l'inspiration, l'attention monte des pieds, par l'arrière des jambes, le long du dos, jusqu'au sommet de la tête. À l'expiration, elle redescend par le visage, la gorge, la poitrine, et vient se poser au creux du ventre, un peu sous le nombril. Pas besoin d'être précis. Une vague qui monte par le dos et redescend par l'avant.

Pause 90 secondes · le circuit : monter par le dos, redescendre par l'avant jusqu'au ventre

Ce creux sous le nombril, Bruce en fait un réservoir. Tout ce que tu as éveillé peut s'y poser, calmement, comme de l'eau dans une jarre.

Pause 20 secondes

Avant de revenir, tu peux laisser tout ce qui s'est éveillé redescendre doucement. Du haut vers le bas, comme une eau qui retrouve son niveau. Dans la poitrine… dans le ventre… dans le bassin… dans les jambes… jusqu'aux pieds.

Pause 15 secondes

Et sens le poids de tes pieds. Le sol sous eux. Ce qui est en trop peut s'écouler par les plantes des pieds, tranquillement, dans la terre, qui sait quoi en faire. Ce qui t'appartient reste, posé au creux du ventre, comme une braise douce.

Pause 20 secondes

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Fin

Dans ton carnet : ce que tu as senti dans les jambes, puis au premier centre, et l'image qui est venue. Le soir, si tu as du mal à t'endormir après, pratique plus tôt dans la journée.

Trois bougies allumées dans la pénombre
Semaine 3 · 20 min · Akhena, Robert Bruce

Terre, eau, soleil

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Akhena (exercice 1 sur les centres : respirer, l'étincelle de couleur, la boule qui tourne et rayonne, l'élément) et Robert Bruce (trois gestes simples, sans insister). Assis ou allongé. Environ 20 minutes, chaque jour de la semaine 3. Commence par une minute d'éponge dans les jambes, comme en semaine 2.

Akhena conseille ici un souffle lent et profond, qui nourrit chaque centre. Ne force rien : si une sensation devient trop vive dans un centre, tu passes simplement au suivant.

Tu peux t'installer, fermer les yeux, laisser le souffle descendre dans le ventre. Et faire monter, quelques fois, l'éponge tiède des pieds jusqu'aux hanches.

Pause 60 secondes · l'éponge dans les jambes

Aujourd'hui, on va visiter les trois centres du bas. Trois pièces d'une même maison, au rez-de-chaussée. Pour chacun, trois gestes, pas plus : respirer dedans, laisser une couleur s'allumer, puis une image. Bruce le répète : il suffit d'une sensation légère, une petite pulsation, un picotement. On ne cherche pas l'intensité.

Pause 10 secondes

Pose ton attention sur le premier centre, à la base de la colonne, au périnée. Respire dedans, lentement. L'air arrive jusque-là à l'inspiration, et repart par ce même point à l'expiration.

Pause 30 secondes · respirer dans le premier centre

Une étincelle rouge s'y allume. À chaque inspiration, elle grandit. Elle devient une boule rouge, qui tourne doucement, et qui rayonne dans toute cette partie du corps.

Pause 45 secondes · la boule rouge qui tourne et rayonne

Akhena relie ce centre à la terre, et à la force d'être ici, dans ce corps, d'avoir les pieds sur terre. Laisse venir une image : peut-être un arbre aux racines profondes, une montagne, un sol de forêt, ou une autre, la tienne.

Pause 45 secondes · le premier centre, la terre

Tu peux laisser cette boule tourner seule, à son rythme, et monter un étage.

Pause 5 secondes

Pose ton attention sur le deuxième centre, un peu sous le nombril, au creux du ventre. Respire dedans, lentement. L'air arrive jusque-là à l'inspiration, et repart par ce même point à l'expiration.

Pause 30 secondes · respirer dans le deuxième centre

Une étincelle orange s'y allume. À chaque inspiration, elle grandit. Elle devient une boule orange, qui tourne doucement, et qui rayonne dans toute cette partie du corps.

Pause 45 secondes · la boule orange qui tourne et rayonne

Akhena relie ce centre à l'eau, et à l'eau intérieure, le désir, ce qui coule et ce qui donne envie. Laisse venir une image : peut-être la mer, une cascade, une rivière tiède, ou une autre, la tienne.

Pause 45 secondes · le deuxième centre, l'eau

Tu peux laisser cette boule tourner seule, à son rythme, et monter un étage.

Pause 5 secondes

Pose ton attention sur le troisième centre, au plexus solaire, sous le sternum, là où les côtes s'écartent. Respire dedans, lentement. L'air arrive jusque-là à l'inspiration, et repart par ce même point à l'expiration.

Pause 30 secondes · respirer dans le troisième centre

Une étincelle jaune soleil s'y allume. À chaque inspiration, elle grandit. Elle devient une boule jaune soleil, qui tourne doucement, et qui rayonne dans toute cette partie du corps.

Pause 45 secondes · la boule jaune soleil qui tourne et rayonne

Akhena relie ce centre à le soleil, et à la force de vie qui rayonne, le fait d'être pleinement soi, distinct de ce qui t'entoure. Laisse venir une image : peut-être un soleil de midi, un feu clair, un champ de blé, ou une autre, la tienne.

Pause 45 secondes · le troisième centre, le soleil

Et maintenant, tu peux sentir les trois ensemble. La terre, l'eau, le soleil. Rouge, orange, jaune. Trois lumières l'une au-dessus de l'autre, dans la colonne, comme les braises d'un même foyer.

Pause 45 secondes

Au plexus, il arrive qu'on sente une oppression, le souffle un peu court. Si c'est le cas, laisse simplement ton ventre respirer plus lentement, plus bas. Ça passe.

Pause 15 secondes

Avant de revenir, tu peux laisser tout ce qui s'est éveillé redescendre doucement. Du haut vers le bas, comme une eau qui retrouve son niveau. Dans la poitrine… dans le ventre… dans le bassin… dans les jambes… jusqu'aux pieds.

Pause 15 secondes

Et sens le poids de tes pieds. Le sol sous eux. Ce qui est en trop peut s'écouler par les plantes des pieds, tranquillement, dans la terre, qui sait quoi en faire. Ce qui t'appartient reste, posé au creux du ventre, comme une braise douce.

Pause 20 secondes

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Fin

Dans ton carnet : pour chaque centre, la sensation (de 0 à 3) et l'image qui est venue. Un centre plus discret que les autres ? C'est souvent celui qui a le plus à t'apprendre.

Ciel rose et azur avec une petite lune
Semaine 4 · 20 min · Akhena, Robert Bruce

Le cœur et la gorge

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Akhena (la lumière rose du cœur, qu'elle conseille de cultiver au début de toute préparation ; la gorge, couleur azur) et Robert Bruce (respiration de centre, prudence avec le cœur). Assis ou allongé. Environ 20 minutes, chaque jour de la semaine 4.

Le cœur et la gorge peuvent remuer des émotions. Une larme, une gorge serrée, une bouffée de tendresse ou de tristesse : tout cela est bienvenu, et passe. Si c'est trop, ouvre les yeux, respire par le ventre, pose les pieds au sol.

Tu peux t'installer, fermer les yeux, et laisser le souffle descendre dans le ventre. Puis faire, rapidement, le tour du rez-de-chaussée : une respiration dans le premier centre, rouge… une dans le deuxième, orange… une dans le troisième, jaune soleil.

Pause 30 secondes · un souffle dans chacun des trois centres du bas

Maintenant, laisse ton attention monter au milieu de la poitrine. Au centre du cœur. Pas le cœur qui bat, un peu à gauche : le milieu, derrière le sternum.

Pause 10 secondes

Tu peux respirer dans ce centre. Lentement. L'air arrive au milieu de la poitrine, et repart par là, vers l'avant, comme un soupir tranquille.

Pause 30 secondes · respirer dans le centre du cœur

Akhena décrit ici une lumière rose, lumineuse, très douce. Elle en fait le cœur de sa méthode : selon elle, toute préparation devrait commencer par elle. Une étincelle rose s'allume… et à chaque respiration, elle grandit.

Pause 30 secondes

Elle devient une boule rose qui tourne doucement, et qui rayonne dans la poitrine, dans le dos entre les omoplates, dans les épaules… et le long des bras, jusqu'au creux des mains. Bruce l'avait remarqué : le centre du cœur se prolonge dans les bras. C'est par les mains que le cœur touche le monde.

Pause 60 secondes · la boule rose qui rayonne jusque dans les mains

Akhena relie ce centre à l'air, et à l'unité avec le vivant, à l'amour vrai. Tu peux laisser venir quelqu'un ou quelque chose que tu aimes simplement. Un visage, un animal, un arbre, un lieu. Et sentir le cœur s'élargir un peu autour de cette image.

Pause 60 secondes · le cœur, l'air

Si une émotion vient, tu peux la laisser passer comme une vague, en respirant par le ventre. Tu n'as rien à en faire.

Pause 20 secondes

Maintenant, laisse ton attention monter à la gorge. Au creux de la base du cou, là où les clavicules se rejoignent.

Pause 10 secondes

Respire dans ce centre. Doucement. Une étincelle bleue s'y allume, du bleu d'un ciel d'été, l'azur. Elle grandit à chaque inspiration et devient une boule bleue qui tourne, et rayonne dans le cou, la nuque, le haut des épaules.

Pause 45 secondes · la boule azur dans la gorge

Akhena relie la gorge à l'éther, l'espace, et à l'envol, à la liberté, à l'écoute et à la parole juste. Laisse venir une image : un grand ciel, un oiseau qui plane, une voix qui chante au loin.

Pause 45 secondes · la gorge, l'espace

Si la gorge se serre, ou si tu as envie de tousser, tu peux avaler, laisser le souffle redescendre dans le ventre. C'est fréquent, et ça passe.

Pause 15 secondes

Et maintenant, tu peux sentir les cinq lumières ensemble. Rouge, orange, jaune, rose, azur. Comme cinq notes d'un même accord.

Pause 45 secondes

Avant de revenir, tu peux laisser tout ce qui s'est éveillé redescendre doucement. Du haut vers le bas, comme une eau qui retrouve son niveau. Dans la poitrine… dans le ventre… dans le bassin… dans les jambes… jusqu'aux pieds.

Pause 15 secondes

Et sens le poids de tes pieds. Le sol sous eux. Ce qui est en trop peut s'écouler par les plantes des pieds, tranquillement, dans la terre, qui sait quoi en faire. Ce qui t'appartient reste, posé au creux du ventre, comme une braise douce.

Pause 20 secondes

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Fin

Dans ton carnet : la sensation au cœur et à la gorge (de 0 à 3), l'image, et les émotions qui sont passées. Akhena conseille de commencer chacune de tes séances suivantes par quelques respirations dans la lumière rose du cœur.

Pierres empilées face au soleil couchant
Semaine 5 · 35 min · Akhena

Les sept centres

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Akhena (exercice 1 complet : les centres un à un, puis la colonne et la cascade de lumière d'or qui redescend jusqu'au centre de la Terre). Allongé de préférence. Environ 35 minutes, deux ou trois fois en semaine 5, puis quand tu le souhaites.

La séance se termine par la montée du souffle d'Akhena, du premier centre au septième : le souffle s'accélère peu à peu, jusqu'à devenir rapide au sommet. Avant la première fois, relis « Avant de commencer », sur la page du programme. Si tu préfères rester dans un souffle lent, garde simplement le même trajet, sans accélérer.

Une règle de Robert Bruce, qu'on respecte ici : ne jamais passer plus de temps sur le front et le sommet de la tête que sur les autres centres. Et toujours finir par le bas.

Tu peux t'installer, allongé, les bras le long du corps. Fermer les yeux. Et laisser le souffle descendre dans le ventre, lent, ample, sans effort.

Pause 20 secondes

Commence par le cœur, comme le conseille Akhena. Quelques respirations au milieu de la poitrine, et une douce lumière rose qui s'allume.

Pause 30 secondes · la lumière rose du cœur

Puis descends tout en bas, aux pieds. Fais monter l'éponge tiède trois ou quatre fois, des pieds jusqu'aux hanches.

Pause 30 secondes · l'éponge dans les jambes

Maintenant, tu vas parcourir les sept centres, de bas en haut. Comme on monte les étages d'une tour, en allumant la lumière à chaque palier. Une minute environ pour chacun.

Pause 5 secondes

Le premier centre, à la base de la colonne, au périnée. Respire dedans… une étincelle rouge s'allume, grandit, devient une boule qui tourne et rayonne. La terre. Être ici, dans ce corps.

Pause 50 secondes · le premier centre, rouge

Le deuxième centre, un peu sous le nombril. Respire dedans… une étincelle orange s'allume, grandit, devient une boule qui tourne et rayonne. L'eau. Ce qui coule, ce qui désire.

Pause 50 secondes · le deuxième centre, orange

Le troisième centre, au plexus solaire. Respire dedans… une étincelle jaune soleil s'allume, grandit, devient une boule qui tourne et rayonne. Le soleil. La force de vie qui rayonne.

Pause 50 secondes · le troisième centre, jaune soleil

Le quatrième centre, au milieu de la poitrine, le cœur. Respire dedans… une étincelle rose lumineux s'allume, grandit, devient une boule qui tourne et rayonne. L'air. L'unité avec le vivant.

Pause 50 secondes · le quatrième centre, rose lumineux

Le cinquième centre, à la gorge. Respire dedans… une étincelle azur s'allume, grandit, devient une boule qui tourne et rayonne. L'espace. L'envol, la parole juste.

Pause 50 secondes · le cinquième centre, azur

Le Diamant, au centre du front, entre les sourcils. Akhena le décrit blanc comme la neige, comme un ciel étoilé : la conscience qui voit, celle qui guide. Respire dedans, doucement… une étincelle blanche s'y allume, et brille.

Pause 45 secondes · le Diamant, blanc

Le septième centre, à un ou deux centimètres au-dessus de ta tête. Akhena lui donne la couleur de l'or : la continuité de la conscience, le passage d'un plan à l'autre. Une étincelle d'or s'y allume… et s'ouvre, comme une fleur aux mille pétales.

Pause 45 secondes · le septième centre, or

Les sept centres sont allumés. Akhena propose maintenant de les relier au sommet de la tête par le souffle, un par un, en partant du bas. Tu peux respirer par la bouche, à peine ouverte, ou par le nez, comme tu préfères.

Pause 10 secondes

Le premier centre, à la base de la colonne. Inspire, et monte avec le souffle du premier centre jusqu'au sommet de la tête. Expire, et redescends jusqu'au premier centre. À la fin de l'expiration, bloque un instant le souffle à ce centre, poumons vides, puis inspire et remonte. Lentement, profondément. Sept respirations.

Pause 70 secondes · sept respirations, du premier centre au septième

Le deuxième centre, sous le nombril. Ton souffle ne redescend plus que jusqu'ici, et s'y bloque un instant. Le trajet raccourcit, le souffle aussi. Sept respirations.

Pause 50 secondes · du deuxième centre au septième

Le plexus. Le trajet est plus court, le souffle s'accélère un peu, tout seul. Sept respirations.

Pause 40 secondes · du plexus au septième

Le cœur. Le souffle va et vient entre le cœur et le sommet de la tête. Plus vif. Sept respirations.

Pause 30 secondes · du cœur au septième

La gorge. Le souffle devient court. Sept respirations.

Pause 22 secondes · de la gorge au septième

Le Diamant, au front. Un souffle court et rapide, entre le front et le sommet. Sept respirations.

Pause 15 secondes · du Diamant au septième

Et maintenant, le souffle reste tout en haut, au sommet de la tête. Court, très rapide, presque haletant. Vingt et une respirations.

Pause 25 secondes · vingt et une respirations au sommet

Puis laisse le souffle ralentir, peu à peu, en allongeant l'expiration. Il s'apaise, il s'élargit. Si la tête tourne un peu ou si les mains fourmillent, c'est l'effet connu du souffle rapide : il passe en quelques respirations lentes.

Pause 40 secondes

Et maintenant, de ce point d'or, une colonne de lumière dorée peut jaillir vers le haut. Très haut, jusqu'au ciel. Et retomber tout autour de toi, en cascade, comme une pluie de lumière tiède qui t'enveloppe de tous les côtés.

Pause 30 secondes

Tu peux rester là un moment, dans cette lumière d'or. Sans rien faire. Seulement en recevoir ce qui est bon pour toi.

Pause 90 secondes · dans la lumière d'or

Si tu le souhaites, c'est le moment de poser une intention, une seule, simple, comme on sème une graine. Pour ta nuit, pour ta journée, pour ta vie.

Pause 30 secondes

Et maintenant, comme le propose Akhena, tu peux remercier cette lumière. Et la laisser redescendre. Elle traverse le sommet de la tête… le Diamant… la gorge… le cœur… le plexus… le ventre… le premier centre… les jambes… les pieds. Et elle continue, dans le sol, jusqu'au plus profond de la terre.

Pause 45 secondes · la lumière d'or redescend jusqu'au centre de la Terre

Les sept lumières peuvent rester allumées, très doucement, comme des veilleuses. Tu n'as pas à les éteindre : Akhena et Bruce le disent tous les deux, un centre ne se ferme pas. Il se calme de lui-même quand tu reprends ta vie.

Pause 20 secondes

Avant de revenir, tu peux laisser tout ce qui s'est éveillé redescendre doucement. Du haut vers le bas, comme une eau qui retrouve son niveau. Dans la poitrine… dans le ventre… dans le bassin… dans les jambes… jusqu'aux pieds.

Pause 15 secondes

Et sens le poids de tes pieds. Le sol sous eux. Ce qui est en trop peut s'écouler par les plantes des pieds, tranquillement, dans la terre, qui sait quoi en faire. Ce qui t'appartient reste, posé au creux du ventre, comme une braise douce.

Pause 20 secondes

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Fin

Après la séance : un verre d'eau, quelques pas, et pourquoi pas quelque chose à manger. C'est la façon la plus simple de redescendre (fiche « Calmer, s'ancrer »). Dans ton carnet : la sensation de chaque centre, de 0 à 3.

Un fil de lumière dans la nuit
Semaine 6 · 18 min · Akhena, Robert Bruce

Le fil de lumière

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Akhena (exercice 2 : une lumière blanche qui monte avec le souffle du premier au septième centre, la pluie d'or, puis la lumière qui redescend dans la terre) et Robert Bruce (la respiration simple, du périnée au sommet de la tête par le canal central). Assis ou allongé. Environ 18 minutes, en semaine 6, puis aussi souvent que tu le veux.

Une séance courte, à garder. Elle peut aussi servir de préparation avant les séances d'autres programmes, comme le rêve ou la frontière du corps.

Tu peux t'installer, fermer les yeux. Trois respirations par le ventre. Et une lumière rose qui s'allume au cœur.

Pause 30 secondes

Imagine maintenant un fil de lumière, au milieu de ton corps. Il part du premier centre, à la base de la colonne, et monte, droit, par le centre du ventre, de la poitrine, de la gorge, de la tête, jusqu'au-dessus du sommet. Fin comme un fil, ou large comme une canne, comme tu le sens.

Pause 20 secondes

Tu vas respirer le long de ce fil. Par le nez, ou par la bouche à peine ouverte, la langue posée derrière les incisives du haut, comme le propose Akhena. Une inspiration lente : une lumière blanche monte du premier centre jusqu'au sommet de la tête. Une expiration lente : elle redescend du sommet jusqu'au premier centre. Une seule montée par inspiration, une seule descente par expiration. Sans hâte.

Pause 10 secondes

Inspire… la lumière monte. Expire… elle redescend.

Pause 15 secondes

Inspire… elle monte. Expire… elle redescend.

Pause 90 secondes · la lumière qui monte et descend le long du fil, au rythme du souffle

Tu peux maintenant ajouter les pauses du souffle rythmé d'Akhena. Tu inspires, la lumière monte jusqu'au sommet. Poumons pleins, tu suspends le souffle quelques secondes : la lumière brille au-dessus de ta tête. Tu expires, elle redescend. Poumons vides, tu suspends encore un instant : elle se repose à la base de la colonne. Les pauses sont douces, la gorge reste détendue.

Pause 10 secondes

Je compte avec toi, sur six, trois, six, trois. Inspire, la lumière monte… deux… trois… quatre… cinq… six.

Elle brille au sommet… deux… trois.

Expire, elle redescend… deux… trois… quatre… cinq… six.

Elle se repose en bas… deux… trois.

Continue à ton rythme. Si c'est trop long, raccourcis ; si c'est facile, Akhena propose huit, quatre, huit, quatre. L'inspiration et l'expiration durent environ le double des pauses.

Pause 120 secondes · le souffle à quatre temps le long du fil

Puis laisse les pauses s'effacer. Le souffle redevient continu, lent.

Pause 15 secondes

En passant, elle effleure chaque centre, comme une main qui caresse les barreaux d'une rampe en montant l'escalier : rouge, orange, jaune, rose, azur, le blanc du Diamant, l'or du sommet. Tu n'as pas à t'arrêter. Juste les sentir passer.

Pause 90 secondes · le fil de lumière

Si ton souffle devient plus lent, laisse-le ralentir. Si une pensée t'emporte, reviens au fil, simplement, à la prochaine inspiration.

Pause 60 secondes

À la prochaine inspiration, laisse la lumière monter jusqu'en haut, et rester là un instant. Au-dessus de toi, une pluie de lumière d'or descend du ciel et t'enveloppe.

Pause 30 secondes · la pluie d'or

Akhena propose ce moment pour méditer, ou pour poser une intention. Tu peux le faire maintenant, en quelques mots, puis la laisser.

Pause 30 secondes

Et maintenant, laisse toute cette lumière redescendre le long du fil, jusqu'au premier centre, puis dans les jambes, les pieds, et jusqu'au centre de la Terre. En la remerciant.

Pause 30 secondes

Avant de revenir, tu peux laisser tout ce qui s'est éveillé redescendre doucement. Du haut vers le bas, comme une eau qui retrouve son niveau. Dans la poitrine… dans le ventre… dans le bassin… dans les jambes… jusqu'aux pieds.

Pause 15 secondes

Et sens le poids de tes pieds. Le sol sous eux. Ce qui est en trop peut s'écouler par les plantes des pieds, tranquillement, dans la terre, qui sait quoi en faire. Ce qui t'appartient reste, posé au creux du ventre, comme une braise douce.

Pause 20 secondes

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Fin

Dans ton carnet : le moment où le fil était le plus net, et ce que tu as ressenti en le parcourant. Avec le temps, une ou deux minutes de fil suffisent à te rassembler, n'importe où.

Un bol chantant posé sur des livres
Semaine 6, en alternance · 15 min · Hendricks, Nestor, Grof, Akhena

Le centre qui chante

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Gay Hendricks (Conscious Breathing : les sons bienvenus sur l'expiration), James Nestor (Breath : fredonner par le nez), Stanislav Grof (la tradition indienne du nada yoga, qui relie les sons et les centres) et Akhena (la carte et les couleurs des centres). Assis, le dos droit sans raideur, ou allongé. Environ 15 minutes, en semaine 6, en alternance avec « Le fil de lumière », puis quand tu le souhaites.

Ici, pas de chant à réussir ni de note juste : un simple fredonnement, la bouche fermée, à la hauteur qui te vient. Si tu préfères, tu peux le faire tout doucement, presque intérieurement. Les sept sons d'Akhena, eux, sont guidés dans « Les sept sons », du programme « Explorer la frontière du corps ».

Tu peux t'installer, fermer les yeux, et laisser le souffle descendre dans le ventre. Quelques souffles tranquilles, pour arriver.

Pause 20 secondes

Et maintenant, sur la prochaine expiration, tu peux fermer la bouche, et laisser sortir un son. Un « mmm », comme quand on goûte quelque chose de bon. Long, doux. Jusqu'au bout de l'expiration. Puis tu inspires par le nez, tranquillement.

Pause 15 secondes

Encore. Mmm… Tu peux remarquer où ça vibre. Dans les lèvres, peut-être. Dans le nez, les joues, les dents.

Pause 40 secondes · fredonner sur chaque expiration

James Nestor le rappelle : quand on fredonne, l'air du nez se charge d'un gaz, le monoxyde d'azote. À Stockholm, à l'hôpital Karolinska, deux chercheurs en ont mesuré environ quinze fois plus qu'en expirant en silence. Ton fredonnement fait déjà du bien, avant même d'aller vers les centres.

Pause 10 secondes

Maintenant, tu peux descendre le son. Le faire plus grave, plus bas, sans forcer. Et le laisser glisser vers le bas du corps. Beaucoup de gens sentent qu'un son grave vibre plus bas dans le corps, et un son aigu plus haut, dans la tête. Tu verras ce qu'il en est pour toi.

Pause 10 secondes

Le premier centre, tout en bas de la colonne. Un son grave, profond, comme une contrebasse. Tu peux le laisser vibrer vers le bassin, vers le sol. Avec, si tu veux, la couleur rouge de la terre.

Pause 45 secondes · le son grave, en bas

Le deuxième centre, sous le nombril. Le son remonte d'un cran, à peine. Plus rond, plus chaud. L'orange de l'eau.

Pause 40 secondes

Le plexus, au creux de l'estomac. Le son monte encore un peu. Plus clair. Le jaune du soleil.

Pause 40 secondes

Le cœur, au milieu de la poitrine. Le son peut s'ouvrir, devenir plus doux, comme une berceuse. Le rose d'Akhena.

Pause 45 secondes · le son du cœur

La gorge. Le son devient plus léger, plus haut. Tu peux sentir la gorge vibrer de l'intérieur, comme une corde. L'azur.

Pause 40 secondes

Le front, le Diamant. Un son plus haut encore, fin, qui vibre derrière les yeux, dans le crâne. Blanc comme la neige.

Pause 35 secondes

Et le sommet de la tête, ou un peu au-dessus. Le son peut devenir très haut, très fin, presque un fil… ou s'arrêter tout à fait, et laisser place au silence. L'or.

Pause 30 secondes

Et maintenant, on redescend. Le son revient au milieu de la poitrine, au cœur, avec un son très ancien : Om. Une longue expiration qui commence par un « o » ouvert et se ferme en « mmm ». Nestor le note : chanter Om prend environ six secondes.

Pause 10 secondes

À Pavie, Luciano Bernardi et son équipe ont observé autre chose. Réciter le chapelet, ou un mantra, ralentit le souffle. Autour de six respirations par minute. Le rythme du « Cœur en cohérence ».

Pause 5 secondes

Tu peux inspirer tranquillement par le nez… et Om, dans la poitrine, sur toute l'expiration…

Pause 45 secondes · Om, au cœur

Et pour finir, comme toujours, tout en bas. Laisse revenir le son grave, dans le bassin, vers les pieds. Trois fredonnements graves, posés, qui ramènent tout ce qui s'est éveillé vers la terre.

Pause 40 secondes · trois sons graves, en bas

Tu peux rester un moment dans le silence qui suit, et écouter ce qui vibre encore, sans son. Il y a souvent une résonance, une présence, un bourdonnement très doux dans tout le corps.

Pause 45 secondes · le silence après le son

Avant de revenir, tu peux laisser tout ce qui s'est éveillé redescendre doucement. Du haut vers le bas, comme une eau qui retrouve son niveau. Dans la poitrine… dans le ventre… dans le bassin… dans les jambes… jusqu'aux pieds.

Pause 15 secondes

Et sens le poids de tes pieds. Le sol sous eux. Ce qui est en trop peut s'écouler par les plantes des pieds, tranquillement, dans la terre, qui sait quoi en faire. Ce qui t'appartient reste, posé au creux du ventre, comme une braise douce.

Pause 20 secondes

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Fin

Dans ton carnet : où chaque son a vibré, de 0 à 3, et le centre où il a résonné le plus. Tu peux aussi fredonner dans la journée, cinq minutes, sous la douche ou en marchant : c'est le conseil de Nestor.

Fiches pratiques

Pour pratiquer en confiance.

La carte, la façon de sentir, la façon de redescendre, les signaux d'arrêt, ce qui se travaille dans la vie, et les sons.

La carte des centresAkhena, Robert Bruce · une convention utile

La carte de ce programme est celle d'Akhena, la même que dans « Explorer la frontière du corps ». Elle suit les sept centres de la tradition indienne, avec deux particularités : le sixième est remplacé par le Diamant, et le septième est placé juste au-dessus de la tête.

Robert Bruce en propose une autre : il place la base au périnée, sépare le nombril du centre traditionnel situé plus bas, et étend le plexus au sternum. Ces différences ne sont pas des erreurs. Une carte est une convention : elle sert à poser son attention quelque part. Choisis-en une, et tiens-t'y.

Akhena dit elle-même n'avoir jamais vu de centre pendant ses sorties du corps, et en tire une conclusion simple : « le temps d'un exercice, imaginons ces centres, créons-les, et nous en ressentirons les bienfaits ». C'est l'esprit de ce programme : un entraînement de l'attention au corps, dont les sensations sont réelles, sans rien affirmer de plus.

Sentir sans voirRobert Bruce · la clé de tout le programme

Personne ne te demande de voir des couleurs. Bruce insiste : on imagine et on ressent, comme quand on repense à un geste familier, peigner ses cheveux, caresser un chat.

  • La clé de sensibilité : guetter sur la peau un minuscule changement de température, ou le passage d'un souffle d'air. On ne fabrique rien, on guette.
  • Viser : frotter, gratter ou bouger la zone quelques secondes avant de s'y poser. Avec le temps, ce n'est plus nécessaire.
  • Bouger l'attention : un pinceau qui va et vient, un petit cercle qui tourne. Une attention en mouvement réveille plus qu'une attention fixe.
  • Un côté plus discret : c'est presque toujours le cas. On y passe un peu plus de temps.
  • Rien senti ? Une douche chaude avant aide beaucoup. Et les sensations fortes des débuts diminuent souvent après quelques semaines : ce n'est pas un recul, c'est l'habitude.
Calmer, s'ancrerAkhena, Robert Bruce · on ne ferme rien

On lit parfois qu'il faut « fermer » ses centres après une séance. Akhena et Bruce disent tous deux le contraire : on ne peut ni ouvrir ni fermer un centre, tout au plus l'éveiller et l'harmoniser. Bruce ajoute qu'imaginer qu'on le referme le stimule encore davantage.

  • Toujours finir par le bas : la lumière redescend, les pieds, le sol. Toutes les séances se terminent ainsi.
  • Pour redescendre : manger quelque chose, marcher, prendre une douche fraîche, parler avec quelqu'un, ranger, jardiner.
  • Le soir : si tu dors moins bien après une séance, pratique plus tôt dans la journée, ou raccourcis.
Les signaux d'arrêtRobert Bruce · prudence et bon sens

Les sensations habituelles sont douces : chaleur, picotements, pulsations, impression de flou ou de légèreté. Certaines demandent de s'arrêter, de s'ancrer et de reprendre plus doucement un autre jour :

  • une douleur, une brûlure ou une pression forte, en particulier dans la colonne, au bas du dos ou au front ;
  • une oppression qui ne passe pas avec une respiration lente par le ventre ;
  • une agitation, une anxiété, des insomnies ou une impression d'être « à côté de soi » qui durent après les séances ;
  • une excitation sexuelle au premier centre : passe simplement au centre suivant, ou termine par une marche.

Deux règles : ne jamais passer plus de temps sur le front et le sommet de la tête que sur les autres centres, et ne jamais faire de séance sur le seul « troisième œil ». Bruce a vu les déséquilibres que cela produit.

Sur la kundalini : beaucoup de livres en parlent. Ce programme ne la vise pas, et ne cherche aucune « montée » forcée. Si des signes inhabituels apparaissent malgré tout, chaleur brûlante dans la colonne, agitation persistante, perte de repères, arrête la pratique et parles-en à un médecin.

En cas d'épilepsie, de trouble psychiatrique, de troubles cardiaques ou de grossesse, demande l'avis de ton médecin avant de commencer.

Les centres dans la vieAkhena · le petit truc qui change tout

Akhena le dit sans détour : aucune méditation ne remplace le travail concret. Pour la racine, rien ne vaut le jardin, la cuisine, la marche, s'occuper d'animaux, construire, assumer ses responsabilités, son métier, ses finances. Elle invite à regarder, pour chaque centre, où l'on en est, et à agir dans sa vie.

Voici quelques pistes, à adapter :

  • La terre : marcher pieds nus, cuisiner, jardiner, ranger, faire ses comptes.
  • L'eau : nager, se baigner, danser, s'autoriser un plaisir simple.
  • Le soleil : oser dire non, prendre une décision qu'on repousse, faire du sport.
  • Le cœur : appeler quelqu'un qu'on aime, rendre un service, s'occuper d'un être vivant.
  • La gorge : chanter, écrire, dire ce qu'on n'ose pas dire, écouter vraiment.
  • Le Diamant et le sommet : un moment de silence par jour, lever les yeux vers le ciel, noter ses rêves.
Les sons et les élémentsAkhena, Nestor, Grof · trois façons de faire

Akhena propose de compléter le travail sur les centres de deux façons.

Les éléments : à chaque centre, une image de son élément, de ton choix. La terre (un arbre, une montagne), l'eau (la mer, une cascade), le feu du soleil, l'air, l'espace, le ciel étoilé pour le Diamant, la lumière pour le sommet. Les séances « La racine », « Terre, eau, soleil » et « Le cœur et la gorge » l'intègrent déjà.

Les sons : sept sons de sa création, un par centre, à chanter à voix haute. Ils sont guidés dans la séance « Les sept sons » du programme Explorer la frontière du corps. Tu peux la pratiquer en complément, à partir de la semaine 5.

Le fredonnement, plus simple encore, est guidé dans « Le centre qui chante ». La bouche fermée, un « mmm » sur l'expiration, du grave en bas vers l'aigu en haut, puis on redescend. Stanislav Grof rappelle que la tradition indienne relie certains sons à chaque centre : c'est le nada yoga, « l'union par le son ». Et James Nestor rappelle un effet mesuré : fredonner multiplie par quinze environ le monoxyde d'azote dans le nez. Il conseille au moins cinq minutes par jour, sous la douche ou en marchant.

Questions fréquentes

Quand rien ne vient, ou trop.

Les deux arrivent, et les deux sont normaux au début.

Je ne sens rien du tout

C'est le cas de beaucoup de gens au début, et c'est pour cela que la première semaine ne travaille que les mains et les pieds. Frotte la zone avant, guette la plus petite variation de température, prends une douche chaude avant la séance. Et reste une semaine de plus à l'étage où tu es.

Je ne vois pas les couleurs

Ce n'est pas nécessaire. Penser « rouge » suffit, ou sentir une chaleur. Les couleurs sont un support, pas un test.

Est-ce que les chakras existent vraiment ?

Personne ne les a jamais mesurés, et Akhena elle-même dit ne les avoir jamais vus pendant ses sorties du corps. Ce qui est sûr, c'est que poser son attention sur une zone change ce qu'on y perçoit, et que les émotions se ressentent dans des zones précises du corps. Ce programme travaille là-dessus, sans rien affirmer de plus.

Un centre est beaucoup plus sensible que les autres

C'est fréquent. N'insiste pas sur lui : passe au suivant, et termine toujours par le bas. Bruce conseille au contraire de donner un peu plus de temps aux centres les plus discrets.

Une émotion forte est remontée

Le cœur et la gorge réveillent souvent des émotions. Laisse-les passer en respirant par le ventre, les pieds au sol. Si elles sont trop fortes ou reviennent souvent, fais une pause et parles-en à quelqu'un de confiance, ou à un professionnel.

Je me sens agité ou je dors moins bien

Raccourcis les séances, pratique plus tôt dans la journée, et fais davantage de choses concrètes : marcher, cuisiner, jardiner. Si l'agitation dure, arrête quelques jours.

Faut-il fermer ses centres après la séance ?

Non. On ne ferme pas un centre : il se calme de lui-même. Pour redescendre, mange quelque chose, marche, prends une douche fraîche (fiche « Calmer, s'ancrer »).

Quel lien avec les autres programmes ?

Le premier centre et le Diamant sont au cœur de la méthode d'Akhena pour sortir du corps : ce programme en est une excellente préparation. Et « Le fil de lumière » peut ouvrir n'importe quelle séance du rêve ou de la frontière du corps.

Le bilan des six semaines

Relire son carnet, sans juger.

  • Est-ce que je sens mieux mes mains et mes pieds qu'au début ?
  • Quels centres répondent le plus, et lesquels restent discrets ?
  • Quelles images sont venues avec les éléments ?
  • Qu'est-ce qui a changé quand j'ai travaillé le cœur et la gorge ?
  • Le fil de lumière m'aide-t-il à me rassembler, dans la journée ?
  • Qu'ai-je changé dans ma vie concrète, pour la racine et pour les autres centres ?
  • Quel programme ai-je envie d'explorer ensuite ?
Le carnet

Ce que chaque centre a répondu.

Sur papier ou sur téléphone. C'est cette trace honnête qui transforme des impressions en expérience.

  • La date et la séance
  • La sensation de chaque centre travaillé, de 0 à 3
  • Les images et les émotions qui sont venues
  • Ce que j'ai fait pour m'ancrer après
  • L'état avant et après, de 1 à 5

Ton carnet de bord, la base de l'exploration

C'est lui qui transforme une suite de séances en vraie recherche intérieure. Séance après séance, tu notes ce qui se passe, et tu vois apparaître ce qui revient, ce qui change, ce qui marche pour toi. Sans trace, la mémoire arrange et oublie. Avec, tu gardes les résultats de ton aventure, et tu peux les relire dans un mois comme dans un an.

Toutes les séances du programme, avec les cases à cocher et les champs à remplir. Deux formats au choix : pour tes notes (Notes sur iPhone, Keep sur Android, n'importe quel éditeur), ou à imprimer en PDF, pour écrire au stylo.

Ton carnet de bord

Indique ton email : le téléchargement se lance tout de suite, et tu reçois aussi le carnet dans ta boîte mail pour le retrouver quand tu veux.

Quel format ?

Le vrai · les sources

Sur quoi s'appuie ce programme.

Ce programme n'a pas encore été évalué en tant que tel. Il ne s'appuie sur aucune mesure des « centres d'énergie », qui n'existe pas : il s'appuie sur ce que la recherche a montré de l'attention au corps, et sur l'expérience de plusieurs auteurs.

Université Aalto · 2014

La carte corporelle des émotions

Lauri Nummenmaa, Enrico Glerean, Riitta Hari, Jari Hietanen, revue PNAS

Ce qui a été fait
Plus de 700 participants de Finlande, de Suède et de Taïwan ont colorié, sur une silhouette, les zones où ils sentaient l'activité augmenter ou diminuer pendant différentes émotions.
Résultat
Chaque émotion a sa propre carte dans le corps, et ces cartes se ressemblent d'une culture à l'autre. La poitrine, la gorge, le ventre et la tête reviennent sans cesse : à peu près les zones que la tradition appelle des centres. Une piste pour comprendre pourquoi ces lieux du corps parlent autant.
Limite
Sensations rapportées par les participants, sans mesure physiologique ; la correspondance avec les centres est notre lecture, pas celle des auteurs.

Université Aalto · ScienceDaily

Société Max-Planck, Leipzig · 2017

Sentir son corps, ça s'entraîne

Boris Bornemann, Tania Singer et collègues, ReSource Project

Ce qui a été fait
Plus de 300 adultes ont suivi un entraînement contemplatif de trois à neuf mois, comprenant de l'attention aux sensations du corps ; leur capacité à percevoir leurs battements de cœur a été mesurée régulièrement, avec un groupe témoin.
Résultat
La perception des battements du cœur s'est améliorée peu à peu chez ceux qui s'entraînaient, et pas dans le groupe témoin. Ces progrès allaient de pair avec une meilleure conscience de ses émotions.
Limite
Entraînement varié et long, pas spécifique aux centres.

Max Planck Society, ReSource Project · Thèse de Boris Bornemann

Université de Manchester · 2013

Le balayage du corps affine les sens

Laura Mirams, Ellen Poliakoff, Richard Brown, Donna Lloyd, revue Consciousness and Cognition

Ce qui a été fait
62 participants ont fait un test de détection de légers contacts sur la peau, avant et après une courte pratique de balayage corporel, ou une écoute d'histoire pour le groupe témoin.
Résultat
Après le balayage corporel, les participants percevaient mieux les contacts réels et en imaginaient moins là où il n'y en avait pas. L'attention au corps rend la perception à la fois plus fine et plus juste.
Limite
Effet mesuré à court terme, sur une tâche de laboratoire.

Résumé de l'étude

Hôpital Karolinska, Stockholm · 2002

Fredonner ouvre le nez

Eddie Weitzberg, Jon Lundberg, revue American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine

Ce qui a été fait
10 adultes en bonne santé : mesure du monoxyde d'azote dans l'air du nez, en expirant en silence puis en fredonnant.
Résultat
En fredonnant, le monoxyde d'azote nasal était environ quinze fois plus élevé. Ce gaz aide l'air à circuler dans les sinus.
Limite
Très petit groupe ; une mesure de gaz, pas d'un bienfait : les auteurs eux-mêmes disent que les effets sur la santé restent à étudier.

Résumé (PubMed)

Universités de Pavie et Florence · 2001

Le chapelet, le mantra et le cœur

Luciano Bernardi et coll., revue British Medical Journal

Ce qui a été fait
23 adultes : respiration pendant la récitation du rosaire en latin et d'un mantra yoga, comparée à la parole et à la respiration libre.
Résultat
Les deux récitations ralentissent le souffle autour de six respirations par minute, et synchronisent les rythmes du cœur et de la circulation.
Limite
Petit groupe, effet mesuré pendant la récitation seulement.

Article (BMJ)

Les ouvrages · des praticiens

Les sources du programme

Akhena, Sortir de son corps · Robert Bruce, Energy Work et Astral Dynamics · Gay Hendricks, Conscious Breathing · James Nestor, Breath · Stanislav et Christina Grof, Holotropic Breathwork

Ce qui a été fait
Akhena apporte la carte des centres, leurs couleurs et leurs éléments, ses deux exercices, la lumière rose du cœur et l'ancrage dans la vie concrète ; Bruce, la façon de sentir sans visualiser, les gestes simples, la montée par les jambes, la respiration de centre et les règles de prudence ; Hendricks, Nestor et Grof, la place du son et du fredonnement.
Résultat
Des méthodes éprouvées par des années de pratique et d'enseignement.
Limite
Des témoignages de praticiens, pas des études contrôlées. Nous avons écarté les gestes forcés, le travail des zones génitales et tout le volet « guérison » de Bruce.

Ce qui reste ouvert

Personne n'a encore mesuré ce que vivent celles et ceux qui suivent ce programme. Les carnets de sensations, centre par centre, en seront la première trace.