Les mains et les pieds
Apprendre à sentir. Le pinceau sur les mains, le grand pinceau sous les pieds, la boule entre les paumes.
Sept points le long de la colonne, du bas du dos jusqu'au-dessus de la tête. Ce programme apprend à les sentir, un à un, avec le souffle, les couleurs et les images, en partant toujours de la racine. Il s'appuie sur la méthode d'Akhena et sur l'entraînement aux sensations de Robert Bruce, et sur ce que la recherche sait de l'attention au corps.

On commence par apprendre à sentir les mains et les pieds, puis on monte, centre après centre, en ne passant au suivant que lorsque le précédent répond un peu. Le souffle est l'outil central : lent et profond d'abord, puis rythmé, puis la montée d'Akhena qui s'accélère du premier au septième centre. Chaque séance se termine par le bas.
Ce que dit la recherche : poser son attention sur une zone du corps affine la perception de ce qui s'y passe, et cette capacité s'entraîne. On ne connaît en revanche aucune mesure des « centres d'énergie » eux-mêmes : ce programme est un entraînement de l'attention au corps, présenté comme tel.
Les programmes s'adressent aux adultes. Les précautions communes, la séance « L'atterrissage » pour redescendre et où trouver de l'aide : les repères.
La carte d'Akhena, de bas en haut. Les couleurs et les éléments sont des supports pour l'attention : tu peux les garder, ou t'en passer.
La force d'être ici, dans ce corps. L'enracinement. Chez Akhena, c'est là que dort le Feu.
L'eau intérieure, le désir, ce qui coule et donne envie.
La force de vie qui rayonne, le fait d'être pleinement soi.
L'unité avec le vivant, l'amour vrai. Pour Akhena, toute préparation commence ici.
L'envol, la liberté, l'écoute et la parole juste.
La conscience qui voit et qui guide. Akhena y voit plus qu'un centre : une énergie.
La continuité de la conscience, la mémoire, le passage d'un plan à l'autre.
Chaque semaine monte d'un étage. Si un étage ne répond pas encore, reste une semaine de plus : c'est le critère de Robert Bruce, et le meilleur.
Apprendre à sentir. Le pinceau sur les mains, le grand pinceau sous les pieds, la boule entre les paumes.
Monter par les jambes. L'éponge des pieds aux hanches, puis le premier centre, rouge, la terre. Le circuit qui se pose au creux du ventre.
Les trois centres du bas. Respirer dedans, une couleur, une image. Trois gestes, sans insister.
La lumière rose, puis l'azur. Le cœur qui rayonne jusque dans les mains, la gorge qui s'ouvre à l'espace.
Le parcours complet. De la terre à l'or, la montée du souffle, puis la cascade de lumière qui redescend jusqu'au centre de la Terre.
Relier le bas et le haut. En alternance : la lumière qui monte et descend avec le souffle rythmé, puis le fredonnement qui monte du grave à l'aigu, centre après centre, puis redescend dans le grave. Deux séances courtes, à garder pour la suite.
Les enregistrements arrivent bientôt. En attendant, lis le texte lentement, en respectant les pauses, ou enregistre-le pour toi.
La carte, la façon de sentir, la façon de redescendre, les signaux d'arrêt, ce qui se travaille dans la vie, et les sons.
La carte de ce programme est celle d'Akhena, la même que dans « Explorer la frontière du corps ». Elle suit les sept centres de la tradition indienne, avec deux particularités : le sixième est remplacé par le Diamant, et le septième est placé juste au-dessus de la tête.
Robert Bruce en propose une autre : il place la base au périnée, sépare le nombril du centre traditionnel situé plus bas, et étend le plexus au sternum. Ces différences ne sont pas des erreurs. Une carte est une convention : elle sert à poser son attention quelque part. Choisis-en une, et tiens-t'y.
Akhena dit elle-même n'avoir jamais vu de centre pendant ses sorties du corps, et en tire une conclusion simple : « le temps d'un exercice, imaginons ces centres, créons-les, et nous en ressentirons les bienfaits ». C'est l'esprit de ce programme : un entraînement de l'attention au corps, dont les sensations sont réelles, sans rien affirmer de plus.
Personne ne te demande de voir des couleurs. Bruce insiste : on imagine et on ressent, comme quand on repense à un geste familier, peigner ses cheveux, caresser un chat.
On lit parfois qu'il faut « fermer » ses centres après une séance. Akhena et Bruce disent tous deux le contraire : on ne peut ni ouvrir ni fermer un centre, tout au plus l'éveiller et l'harmoniser. Bruce ajoute qu'imaginer qu'on le referme le stimule encore davantage.
Les sensations habituelles sont douces : chaleur, picotements, pulsations, impression de flou ou de légèreté. Certaines demandent de s'arrêter, de s'ancrer et de reprendre plus doucement un autre jour :
Deux règles : ne jamais passer plus de temps sur le front et le sommet de la tête que sur les autres centres, et ne jamais faire de séance sur le seul « troisième œil ». Bruce a vu les déséquilibres que cela produit.
Sur la kundalini : beaucoup de livres en parlent. Ce programme ne la vise pas, et ne cherche aucune « montée » forcée. Si des signes inhabituels apparaissent malgré tout, chaleur brûlante dans la colonne, agitation persistante, perte de repères, arrête la pratique et parles-en à un médecin.
En cas d'épilepsie, de trouble psychiatrique, de troubles cardiaques ou de grossesse, demande l'avis de ton médecin avant de commencer.
Akhena le dit sans détour : aucune méditation ne remplace le travail concret. Pour la racine, rien ne vaut le jardin, la cuisine, la marche, s'occuper d'animaux, construire, assumer ses responsabilités, son métier, ses finances. Elle invite à regarder, pour chaque centre, où l'on en est, et à agir dans sa vie.
Voici quelques pistes, à adapter :
Akhena propose de compléter le travail sur les centres de deux façons.
Les éléments : à chaque centre, une image de son élément, de ton choix. La terre (un arbre, une montagne), l'eau (la mer, une cascade), le feu du soleil, l'air, l'espace, le ciel étoilé pour le Diamant, la lumière pour le sommet. Les séances « La racine », « Terre, eau, soleil » et « Le cœur et la gorge » l'intègrent déjà.
Les sons : sept sons de sa création, un par centre, à chanter à voix haute. Ils sont guidés dans la séance « Les sept sons » du programme Explorer la frontière du corps. Tu peux la pratiquer en complément, à partir de la semaine 5.
Le fredonnement, plus simple encore, est guidé dans « Le centre qui chante ». La bouche fermée, un « mmm » sur l'expiration, du grave en bas vers l'aigu en haut, puis on redescend. Stanislav Grof rappelle que la tradition indienne relie certains sons à chaque centre : c'est le nada yoga, « l'union par le son ». Et James Nestor rappelle un effet mesuré : fredonner multiplie par quinze environ le monoxyde d'azote dans le nez. Il conseille au moins cinq minutes par jour, sous la douche ou en marchant.
Les deux arrivent, et les deux sont normaux au début.
C'est le cas de beaucoup de gens au début, et c'est pour cela que la première semaine ne travaille que les mains et les pieds. Frotte la zone avant, guette la plus petite variation de température, prends une douche chaude avant la séance. Et reste une semaine de plus à l'étage où tu es.
Ce n'est pas nécessaire. Penser « rouge » suffit, ou sentir une chaleur. Les couleurs sont un support, pas un test.
Personne ne les a jamais mesurés, et Akhena elle-même dit ne les avoir jamais vus pendant ses sorties du corps. Ce qui est sûr, c'est que poser son attention sur une zone change ce qu'on y perçoit, et que les émotions se ressentent dans des zones précises du corps. Ce programme travaille là-dessus, sans rien affirmer de plus.
C'est fréquent. N'insiste pas sur lui : passe au suivant, et termine toujours par le bas. Bruce conseille au contraire de donner un peu plus de temps aux centres les plus discrets.
Le cœur et la gorge réveillent souvent des émotions. Laisse-les passer en respirant par le ventre, les pieds au sol. Si elles sont trop fortes ou reviennent souvent, fais une pause et parles-en à quelqu'un de confiance, ou à un professionnel.
Raccourcis les séances, pratique plus tôt dans la journée, et fais davantage de choses concrètes : marcher, cuisiner, jardiner. Si l'agitation dure, arrête quelques jours.
Non. On ne ferme pas un centre : il se calme de lui-même. Pour redescendre, mange quelque chose, marche, prends une douche fraîche (fiche « Calmer, s'ancrer »).
Le premier centre et le Diamant sont au cœur de la méthode d'Akhena pour sortir du corps : ce programme en est une excellente préparation. Et « Le fil de lumière » peut ouvrir n'importe quelle séance du rêve ou de la frontière du corps.
Sur papier ou sur téléphone. C'est cette trace honnête qui transforme des impressions en expérience.
C'est lui qui transforme une suite de séances en vraie recherche intérieure. Séance après séance, tu notes ce qui se passe, et tu vois apparaître ce qui revient, ce qui change, ce qui marche pour toi. Sans trace, la mémoire arrange et oublie. Avec, tu gardes les résultats de ton aventure, et tu peux les relire dans un mois comme dans un an.
Toutes les séances du programme, avec les cases à cocher et les champs à remplir. Deux formats au choix : pour tes notes (Notes sur iPhone, Keep sur Android, n'importe quel éditeur), ou à imprimer en PDF, pour écrire au stylo.
Ce programme n'a pas encore été évalué en tant que tel. Il ne s'appuie sur aucune mesure des « centres d'énergie », qui n'existe pas : il s'appuie sur ce que la recherche a montré de l'attention au corps, et sur l'expérience de plusieurs auteurs.
Lauri Nummenmaa, Enrico Glerean, Riitta Hari, Jari Hietanen, revue PNAS
Boris Bornemann, Tania Singer et collègues, ReSource Project
Max Planck Society, ReSource Project · Thèse de Boris Bornemann
Laura Mirams, Ellen Poliakoff, Richard Brown, Donna Lloyd, revue Consciousness and Cognition
Eddie Weitzberg, Jon Lundberg, revue American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine
Luciano Bernardi et coll., revue British Medical Journal
Akhena, Sortir de son corps · Robert Bruce, Energy Work et Astral Dynamics · Gay Hendricks, Conscious Breathing · James Nestor, Breath · Stanislav et Christina Grof, Holotropic Breathwork
Personne n'a encore mesuré ce que vivent celles et ceux qui suivent ce programme. Les carnets de sensations, centre par centre, en seront la première trace.