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Programme · Corps et conscience

Explorer la frontière du corps.

Sortir de son corps en pleine conscience : une expérience racontée dans toutes les cultures, étudiée aujourd'hui par les neurosciences. Ce programme croise six grands explorateurs : la méthode d'Akhena, qui en est la colonne vertébrale, et les apports de Sylvan Muldoon, Robert Bruce, William Buhlman, Michael Raduga et Tenzin Wangyal Rinpoché.

12semaines
15accompagnements
15fiches pratiques
7auteurs croisés
Une silhouette sous la Voie lactée
Les sources du programme

Six explorateurs, une carte.

Aucun ne détient toute la vérité, et ils ne sont pas d'accord sur tout : l'une parle d'énergie et de corps astral, un autre de « phase » et de cerveau. Nous gardons d'eux ce que la pratique confirme, en citant chacun là où il intervient. Chaque accompagnement et chaque fiche indique de qui il vient.

AkhenaSortir de son corps · Channel Soleil

La colonne vertébrale du programme : la méditation de base, les sept techniques (souffle, image, sons), le Feu et le Diamant, la programmation, l'état vibratoire, le déclencheur « allumer la lumière ». Plus de quarante ans de pratique, vingt d'enseignement.

Sylvan MuldoonLa Projection du corps astral · 1929

Le pionnier américain. Le rêve de l'ascenseur, la première pensée au réveil, le désir comme moteur, les étapes de la sortie décrites avec une précision d'horloger.

Robert BruceAstral Dynamics · Energy Work

Sentir plutôt que voir, les mains de conscience, la technique de la corde, et une idée qui change tout : beaucoup de sorties ratées seraient des sorties oubliées. D'où ses méthodes pour s'en souvenir.

William BuhlmanAdventures Beyond the Body

La technique de la cible, ses affirmations (« Maintenant, je suis hors de mon corps ! », « Clarté, maintenant ! »), un protocole face aux vibrations, et sept façons de quitter son corps.

Michael RadugaThe Phase

L'approche la plus méthodique : la minute du réveil, les techniques dites indirectes, la méthode différée pour les nuits, et l'art d'approfondir et de faire durer l'expérience.

Tenzin Wangyal RinpochéLes Yogas tibétains du rêve et du sommeil

Le regard d'une tradition millénaire : traiter la journée comme un rêve pour s'éveiller la nuit, et ne jamais confondre l'expérience avec son but, qui est la clarté de l'esprit.

La pratique

Le Feu, le Diamant, et la nuit.

Deux énergies sont au cœur de la méthode. Chez Akhena, le Feu, chaleur rouge qui dort à la base de la colonne, propulse le corps d'énergie hors du corps physique. Le Diamant, lumière blanche au centre du front, porte la volonté et donne le signal. Les techniques éveillent l'un et programment l'autre ; la nuit fait le reste. Et une consigne vaut pour tout, qu'Akhena et Robert Bruce formulent chacun à leur façon : on n'a pas besoin de voir. On pense, on sent, et cela se fait.

Comment s'y prendre

  1. Chaque matin, la méditation de base. Elle relie, elle protège, et elle offre le meilleur moment pour poser sa programmation.
  2. Une ou deux techniques par semaine pendant les huit premières, dans l'ordre, pour les connaître toutes. Ensuite, garde celles qui te conviennent : certains préfèrent le souffle lent, d'autres le souffle rapide, les sons ou l'image.
  3. Une seule programmation à la fois, simple et datée : « Samedi, je sors à cinq heures. » Et un objectif, choisi à l'avance.
  4. À partir de la semaine 9, deux nuits programmées par semaine, trois au plus, de préférence la veille d'un jour de repos, comme le recommande Michael Raduga.
  5. Après chaque séance et chaque nuit, le carnet. Même trois mots. Même « rien ».

Ce que dit la recherche : les expériences hors du corps sont fréquentes (environ une personne sur dix en vit au moins une) et ont des corrélats cérébraux précis, autour de la jonction temporo-pariétale. Elles surviennent le plus souvent à la frontière du sommeil paradoxal, là où se situent aussi la paralysie du sommeil et le rêve lucide. C'est exactement le moment que vise la nuit programmée.

Avant de commencer

  • Jamais en conduisant, jamais dans l'eau. Toujours assis ou allongé, dans un endroit où personne ne te dérangera.
  • L'état vibratoire et la paralysie du sommeil sont impressionnants, mais sans danger. La fiche « Traverser l'état vibratoire » et la séance du même nom te préparent à les accueillir.
  • En cas de trouble psychiatrique (épisodes psychotiques, dissociation importante), d'épilepsie, de traumatisme récent ou de dépression sévère, parles-en à un professionnel avant de commencer.
  • Si un sentiment d'irréalité ou de détachement persiste en dehors de la pratique, fais une pause, et parles-en à un professionnel. Une sortie peut être un voyage, ou parfois un refuge face à une douleur : la fiche « Sortie choisie ou fuite ? » t'aide à les distinguer.
  • Ton sommeil passe avant tout : pas plus de deux nuits programmées par semaine.
  • Le programme n'est pas une thérapie et ne remplace aucun suivi médical ou psychologique.

Les programmes s'adressent aux adultes. Les précautions communes, la séance « L'atterrissage » pour redescendre et où trouver de l'aide : les repères.

Avant les respirations rapides

Trois techniques utilisent un souffle rapide et intense : « L'éveil du Feu », « La respiration tremplin » et « La technique du souffle ». Elles sont au cœur de la méthode, et elles sont sûres quand on les pratique avec bon sens. Quelques repères, pour que tu puisses en prendre la responsabilité en connaissance de cause.

  • Toujours assis ou allongé, jamais debout, jamais dans l'eau. La technique du souffle se fait toujours allongé, l'estomac vide.
  • Ce que tu peux ressentir : tête qui tourne, fourmillements dans les mains et autour de la bouche, mains qui se crispent, tremblements. Ce sont les effets connus de la respiration rapide (on parle d'hyperventilation). Ils ne sont pas dangereux et passent d'eux-mêmes.
  • Si c'est désagréable : ne t'arrête pas d'un coup. Ralentis progressivement en allongeant l'expiration, puis reviens à un souffle normal.
  • Demande d'abord l'avis d'un médecin en cas d'épilepsie, de problème cardiaque, d'hypertension non équilibrée, de grossesse, d'asthme sévère, de glaucome, d'attaques de panique, ou si tu as été opéré récemment.
  • Des émotions peuvent remonter, parfois fortes. Si tu traverses une période fragile, préfère les techniques lentes (la méditation de base, le souffle rythmé, la projection guidée, les sons) et garde la technique du souffle pour plus tard, ou pour une pratique accompagnée.
  • Ne force jamais. Le souffle attise le Feu comme un soufflet : il nourrit la flamme, il ne la force pas.
La posture de l'explorateur

Une charte, quatre clés.

Avant les techniques, une manière d'être. Akhena demande à ses élèves d'adhérer à une charte simple ; elle en fait la condition d'une exploration sereine. La voici, avec nos mots.

La charte

  • Je m'engage de tout mon être, et l'objectif ultime de mes sorties est d'éclairer ma conscience.
  • Mon seul maître est l'Amour. Je demande à ce qui est plus vaste que moi la lumière, la protection et, s'il le faut, la correction.
  • Je renonce à tout pouvoir sur les autres. Je n'entre chez personne sans son accord.
  • Je reste un explorateur modeste : je ne cherche à convaincre personne, et je note honnêtement ce que je vis, réussites comme échecs.
  • C'est moi seul qui décide de ma sortie. Ni un guide ni un enseignant ne me sortira de mon corps : la force qui dirige se trouve en moi.
Clé 1

Prendre le temps

Comme on apprend à conduire. Akhena observe qu'il faut en moyenne trois mois de travail motivé et régulier ; certains sortent la première semaine, d'autres trois ans plus tard. Les délais varient, voilà tout.

Clé 2

Une motivation profonde

Le vouloir, nourri chaque jour. La vie nous attire sans cesse à l'extérieur ; le moment des techniques ramène à l'intérieur. L'accès à la sortie n'a rien à voir avec un niveau spirituel.

Clé 3

Lâcher la peur

Près du seuil remonte souvent une peur viscérale, la peur de mourir. Réjouis-toi : elle signifie que tu es tout près. L'obstacle principal, chez beaucoup, est le désir de contrôler.

Clé 4

Les pieds sur terre

Une vie ancrée, des responsabilités assumées, le respect des autres. La sortie n'est pas une fuite : plus on monte, plus il faut de racines.

Semaine après semaine

Trois temps, douze semaines.

D'abord préparer : la méditation, le souffle lent, la projection guidée, l'image. Puis éveiller le Feu avec les techniques plus intenses. Enfin, sortir : les nuits programmées, le rêve, l'objectif vérifiable. La méditation de base accompagne chaque matin des douze semaines.

Partie 1 · Préparer

Semaine 1 · chaque matin + 15 min

Relier, et sentir

La méditation de base (Akhena) et Sentir plutôt que voir (Bruce). Choisir son objectif et son image-symbole. Commencer le carnet.

Semaine 2 · 30 à 45 min, chaque jour

Le souffle rythmé

Éveiller le Feu, programmer le Diamant. Assis, en journée, pour une sortie programmée plus tard.

Semaine 3 · 50 min, 2 ou 3 fois

La projection guidée

Faire connaissance avec son corps d'énergie. Allongé, à la sieste ou le week-end. Le souffle rythmé les autres jours.

Semaine 4 · 25 à 30 min, chaque jour

Le regard du Shri-Yantra

La vision du Diamant, sur un yantra imprimé. Et chaque jour, le déclencheur « allumer la lumière », répété pour de vrai.

Partie 2 · Éveiller le Feu

Semaine 5 · 20 à 30 min

L'éveil du Feu et le tremplin

Les souffles rapides d'Akhena, un jour sur deux chacun. Lire l'encadré sur les respirations rapides avant de commencer.

Semaine 6 · 25 à 30 min

La corde

La technique de Robert Bruce : détente profonde, transe légère, puis grimper main sur main. Sans aucun souffle forcé.

Semaine 7 · 20 à 30 min

Les sept sons

Harmoniser les centres par la voix. Une technique douce, à toute heure, seul ou en fond.

Semaine 8 · le week-end + 15 min par jour

Le souffle, et la minute

La technique du souffle d'Akhena, allongé, à jeun. Chaque jour, la répétition de la minute du réveil (Raduga) et de l'état vibratoire.

Partie 3 · Sortir

Semaine 9 · 2 nuits, 3 au plus

Les premières nuits

La nuit programmée : six heures de sommeil, un vrai lever, « Je sors maintenant », puis la minute à chaque réveil.

Semaine 10 · chaque soir

Par le rêve

Le rêve de l'envol de Muldoon ou le chemin des trois cibles de Buhlman au coucher, toujours le même ; le déclencheur pour tous ses rêves ; l'image-symbole dans la journée.

Semaine 11 · 2 nuits

L'objet mystère

Un objectif vérifiable, nourri par le désir (Muldoon). Quelqu'un dispose les objets ; on note avant de vérifier.

Semaine 12 · et après

Le bilan, et la suite

Relire son carnet. Trois mois sont une moyenne : rien n'est perdu si la porte ne s'est pas encore ouverte.

Accompagnements guidés

Quinze accompagnements, une seule porte.

Quatorze séances à la voix et une séance au Shri-Yantra, chacune avec son auteur. Les enregistrements arrivent bientôt : en attendant, lis les textes lentement en respectant les silences, ou enregistre-les avec ta propre voix, comme le conseille Akhena. La programmation dite avec sa propre voix porte loin.

Silhouette bras ouverts face à la mer, au soleil couchant
Chaque matin · 20 min · Akhena

Relier la Terre et le Ciel

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après la méditation de base d'Akhena, la « Salutation à l'Esprit Divin » (Sortir de son corps, éditions Channel Soleil).

Assis, le dos droit : en tailleur sur un coussin, à genoux sur un petit banc, ou sur une chaise, les pieds bien à plat. Allongé seulement si tu ne peux vraiment pas faire autrement. De préférence le matin, chaque jour. Environ 20 minutes.

Deux mots de vocabulaire. Le Feu : une énergie chaude, rouge, qui dort à la base de la colonne, au niveau du périnée. Le Diamant : un point de lumière blanche au centre du front, là où tu te relies à ce qu'il y a de plus haut en toi.

Tu peux t'installer. Le dos droit, sans raideur, comme un arbre qui tient tout seul entre la terre et le ciel. Les mains posées sur les genoux. Les yeux qui se ferment.

Pause 10 secondes

Laisse le souffle aller et venir, paisiblement. Il entre… il sort… Et à chaque passage, le calme gagne un peu de terrain, comme la marée qui monte sans bruit sur le sable.

Pause 15 secondes

Un mot sur la façon de faire, valable pour tout ce programme. Tu n'as pas besoin de voir quoi que ce soit. Ici, on ne visualise pas : on pense, et cela se fait. Penser la lumière suffit pour qu'elle soit là. Si une image vient, tant mieux. Si rien ne vient, la pensée a déjà fait le travail.

Pause 10 secondes

Tu peux maintenant ramener ton attention à l'intérieur, et la poser sur ta colonne vertébrale. Ton pilier de vie. Ce mât qui relie le bas et le haut de ton corps.

Pause 10 secondes

Dans ce pilier circulent deux courants. Celui de la Terre, qui monte : une lumière rouge, chaude et puissante. Et celui du Ciel, qui descend : une lumière blanche, fraîche et radieuse.

Pause 5 secondes

Quand tu inspires, la lumière rouge de la Terre monte de la base de ta colonne jusqu'au sommet de ta tête… Quand tu expires, la lumière blanche du Ciel descend du sommet de ta tête jusqu'à la base de ta colonne…

Pause 20 secondes

Inspire… le rouge monte. Expire… le blanc descend. Rien à forcer. Le souffle porte la lumière comme un fleuve porte une barque.

Pause 45 secondes

Tu peux maintenant accorder ton souffle à un son. Un son très ancien, de deux syllabes : A-Ton. C'est le nom que les Égyptiens donnaient au disque du soleil. Si cette référence ne te parle pas, garde simplement le son, pour son rythme. A à l'inspiration, Ton à l'expiration. Tu le penses, tu ne le prononces pas.

Pause 10 secondes

Avec le A, tu inspires… et le son te porte jusqu'au sommet de ta tête, et plus haut encore, jusqu'à la cime du ciel. Avec le Ton, tu expires… et le son te porte jusqu'à la base de ta colonne, et plus bas encore, jusqu'au plus profond de la terre.

Pause 15 secondes

A… tu montes, plus haut que les nuages. Ton… tu descends, plus bas que les racines.

Pause 60 secondes

Tu es ce trait d'union. La tête dans le ciel, les racines dans la terre, et entre les deux, ton souffle qui fait l'aller et le retour.

Pause 45 secondes

Toujours avec A-Ton, tu peux maintenant unir les deux lumières au centre de ta poitrine. Pose ta main gauche sur ton cœur.

Pause 5 secondes

La lumière rouge de la Terre monte, et entre dans ton cœur… La lumière blanche du Ciel descend, et entre à son tour dans ton cœur… A… Ton…

Pause 15 secondes

Pose ta main droite sur ta main gauche. Dans ton cœur, le rouge et le blanc se rencontrent, se mélangent… et donnent naissance à une troisième lumière. Une lumière rose, chaude et tendre. La couleur de ce qui est vivant. La couleur de l'amour.

Pause 20 secondes

À chaque respiration, la lumière rose grandit. Elle remplit ta poitrine… puis se répand dans ton dos, dans tes épaules, le long de tes bras, jusque dans tes mains.

Pause 30 secondes

Tu deviens une source. Une source qui ne s'épuise pas, puisqu'elle est nourrie par le haut et par le bas.

Pause 30 secondes

Tu peux maintenant ouvrir les mains devant toi, les paumes tournées vers le ciel. Et donner. Donner cette lumière rose à tout ce qui vit… aux personnes que tu aimes… à celles que tu connais à peine… aux arbres, aux bêtes, à la terre entière.

Pause 20 secondes

C'est un drôle de calcul, celui du cœur : plus tu donnes, plus tu reçois. Une lumière ne diminue pas quand on la partage. Elle s'élargit.

Pause 45 secondes

Te voilà en lien avec tout ce qui vit. Relié, sans effort, comme une goutte est reliée à la mer.

Pause 30 secondes

Le cœur déborde. Et depuis ce cœur, tu peux te relier à ce qu'il y a de plus haut en toi. Joins les mains, paume contre paume, et monte-les doucement jusqu'au centre de ton front.

Pause 10 secondes

Là brille un diamant. Ton point de contact avec ta conscience la plus vaste, celle qu'Akhena appelle l'Esprit Divin. Tu peux lui donner le nom qui te convient : l'âme, le soi profond, la source. Pose tes pouces joints sur ce diamant.

Pause 10 secondes

Le Diamant s'éclaire. Il envoie un faisceau de lumière blanche, très haut, plus haut que le soleil. Et dans cette lumière, tu peux affirmer intérieurement, avec simplicité : Je me relie à mon Esprit Divin.

Pause 30 secondes

Je me relie à mon Esprit Divin.

Pause 60 secondes

Tu peux maintenant ouvrir les mains et les garder à hauteur des tempes, les paumes tournées vers l'avant, dans un geste d'accueil. Et laisser rayonner. Ce qui est relié en toi rayonne, comme une lampe qu'on vient d'allumer dans une maison, et qui éclaire jusqu'au jardin.

Pause 60 secondes

Joins de nouveau les mains, les pouces posés sur le Diamant. Incline légèrement la tête. Et remercie : ta conscience la plus haute, la vie, ce qui t'accompagne.

Pause 15 secondes

Redresse la tête. Les mains reviennent se poser sur les genoux. Et pendant quelques instants, tu peux rester là, en silence, sans rien faire. Simplement relié.

Pause 90 secondes

Ce silence est un moment précieux. C'est le moment de poser ta programmation, si tu en as une. Avec les mots les plus simples possible. Par exemple : Cette nuit, je sors à quatre heures. Ou : Samedi, je sors à six heures. Tu peux aussi demander de l'aide, et poser ton attention sur l'objectif que tu as choisi.

Pause 60 secondes

Garde cette phrase au chaud. Elle travaille sans toi, comme une graine sous la terre.

Pause 10 secondes

Et maintenant, doucement, tu peux revenir. Sentir le poids du corps, ses appuis. Respirer un peu plus profondément. Bouger les doigts, les pieds. Et ouvrir les yeux, quand tu le sens juste.

Fin

Note dans ton carnet ta programmation, s'il y en a une, et ce que tu as ressenti : chaleur, lumière, calme, ou rien de particulier.

Deux mains qui se tendent l'une vers l'autre
Semaine 1 · 15 min · Robert Bruce

Sentir plutôt que voir

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Robert Bruce, Astral Dynamics. Assis, les pieds à plat ou posés sur un coussin, les jambes décroisées. Environ 15 minutes, de jour, plusieurs fois pendant la semaine 1. Une préparation précieuse si tu as l'impression de « ne rien voir » quand tu fermes les yeux.

Tu peux t'installer et fermer les yeux. Aujourd'hui, pas de lumière à imaginer, pas d'image à fabriquer. Robert Bruce, un explorateur australien qui a passé sa vie à étudier ces sorties, a une conviction qui libère beaucoup de monde : l'imagination n'a pas besoin de voir. Elle peut sentir. Et pour sortir de son corps, sentir suffit.

Pause 10 secondes

Commence par revivre un geste tout simple. Tout à l'heure, peut-être, tu as bu un verre d'eau. Refais-le, maintenant, en pensée, à vitesse réelle. La main qui se tend. Le poids du verre. Le froid sur les doigts. Le bord contre la lèvre. L'eau qui descend.

Pause 30 secondes

Tu n'as rien vu, peut-être. Et pourtant tu l'as vécu. C'est cela, imaginer avec le corps.

Pause 10 secondes

Pose maintenant toute ton attention sur ton genou gauche. Rien que lui. Comme si une petite lampe de poche, à l'intérieur, l'éclairait… Puis déplace cette lampe sur ton genou droit… Puis sur le gros orteil du pied droit.

Pause 20 secondes

Tu viens de déplacer ta conscience dans ton corps, d'un point à un autre. Bruce appelle cela la conscience corporelle mobile. Elle va maintenant se mettre à bouger.

Pause 10 secondes

Pose ton attention à la base de ton pouce droit, sur l'articulation. Et fais-y tourner un tout petit cercle, d'un centimètre à peine, juste sous la peau. Un ou deux tours par seconde. Comme le bout d'un doigt qui dessinerait de l'intérieur.

Pause 40 secondes

Au bout de quelques instants, quelque chose peut répondre : une lourdeur, une pression, un bourdonnement, un chatouillement profond. Si rien ne vient, continue simplement, sans forcer : c'est comme d'apprendre à siffler.

Pause 30 secondes

Maintenant, au lieu de tourner, laisse l'attention brosser tout le pouce, d'avant en arrière, d'arrière en avant, comme un petit pinceau qui balaye…

Pause 30 secondes

Fais la même chose avec le pouce gauche. Le petit cercle sous la peau… puis le brossage.

Pause 60 secondes

Et maintenant, les pieds. Le petit cercle sur l'articulation du gros orteil droit… puis du gros orteil gauche…

Pause 60 secondes

Voici le geste qui servira le plus. Imagine que tu as deux autres mains. Des mains de conscience, au bout de bras qui n'existent pas. Elles saisissent ton pied droit… et remontent le long de la jambe, en la serrant doucement, jusqu'à la hanche. Puis elles reviennent instantanément au pied, sans redescendre, et remontent encore.

Pause 30 secondes

Comme une éponge qu'on presse, et qui pousse l'eau vers le haut. Du pied à la hanche. Encore. Et encore.

Pause 45 secondes

Les deux jambes à la fois, maintenant. Deux ou trois secondes par montée. Les mains de conscience remontent, l'éponge pousse vers le haut, jusqu'au bas du ventre. Si tu veux, tu peux sentir là ce qu'Akhena appelle le Feu : une chaleur qui s'éveille au bas de la colonne.

Pause 90 secondes

Ces mains de conscience, tu les retrouveras bientôt pour grimper à une corde. Elles sont faites pour ça.

Pause 10 secondes

Laisse maintenant tout se reposer. Ramène doucement ton attention dans tout le corps à la fois, posé, ancré, les pieds au sol.

Pause 20 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin

Note ce que tu as senti, et où : c'est souvent dans les mains et les pieds que les sensations arrivent en premier. Bruce recommande de rester léger : on s'arrête dès que ça devient trop fort, et l'on finit toujours par les pieds.

Braises rougeoyantes
Semaine 2 · 30 à 45 min · Akhena

Le souffle rythmé

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après la technique SHC 1 d'Akhena, « Respiration rythmée » (Sortir de son corps).

Deux façons de la pratiquer. Assis, dans la journée, pour préparer une sortie programmée plus tard : c'est la façon de commencer. Ou allongé, au moment même où tu veux sortir, par exemple la nuit, après ton réveil programmé. Compte 30 à 45 minutes.

La respiration se fait par la bouche, à peine ouverte, le bout de la langue posé contre le palais, juste derrière les deux incisives du haut, dans le petit creux qu'on y sent. Tu vas sans doute saliver : avale simplement, c'est le signe que la langue est bien placée. Si la gorge s'assèche, c'est qu'elle a glissé.

Le rythme idéal : huit secondes pour inspirer, quatre de pause poumons pleins, huit pour expirer, quatre de pause poumons vides. S'il est trop long pour toi, prends six, trois, six, trois, ou même quatre, deux, quatre, deux. La règle d'or : l'inspiration et l'expiration durent environ le double des pauses. Les pauses sont douces : on suspend le souffle sans serrer la gorge.

Tu peux t'installer, et prendre quelques respirations amples et profondes… Le corps se dépose. L'esprit se rassemble autour d'une seule chose : ton but. Sortir de ton corps physique, en pleine conscience.

Pause 15 secondes

Avant toute chose, si cela a du sens pour toi, tu peux demander l'aide de ce qui t'accompagne : ton âme, tes guides, toute conscience plus vaste que la tienne. Une demande simple, du cœur, comme on frappe doucement à une porte amie.

Pause 10 secondes

Puis tu peux créer autour de ton corps une bulle de lumière rose. Il suffit de la penser. Elle t'enveloppe de la tête aux pieds, tiède et légère, comme un cocon. Elle protège ton corps et le régénère pendant tout le temps de l'exercice, et pendant ta sortie, si elle a lieu.

Pause 15 secondes

Tu peux maintenant entrouvrir la bouche, à peine. Et poser le bout de la langue contre le palais, juste derrière les incisives du haut, dans ce petit creux. À partir de maintenant, tu respires uniquement par la bouche. Le souffle par la bouche réveille le Feu ; le souffle par le nez réveille plutôt l'esprit.

Pause 15 secondes

Ton souffle devient puissant, profond, régulier. Et ton attention descend tout en bas de la colonne vertébrale, au niveau du périnée. C'est là que dort le Feu. Ta puissance intérieure. Celle qui, une fois éveillée, propulse ton corps d'énergie hors de ton corps physique.

Pause 10 secondes

Pour l'éveiller, tu as deux outils : ton souffle, et ta pensée. Tandis que tu respires puissamment, tu penses au Feu. Peut-être sens-tu déjà quelque chose, en bas de la colonne. Un peu de chaleur. Une palpitation, un frémissement, comme une présence vivante. Si tu ne sens rien de particulier, ce n'est pas grave : beaucoup de gens ne sentent rien, et l'exercice agit tout autant.

Pause 30 secondes

Inspire profondément… et fais monter le Feu à l'intérieur de ta colonne. Il passe dans le bas du dos, entre les omoplates, à la nuque, et monte jusqu'au sommet de ta tête. En une seule inspiration, lente et profonde.

Pause 8 secondes

Et expire… Le Feu redescend par le même chemin et se replace à la base de la colonne. Tu conduis sa montée et sa descente, comme on guide un cheval par la bride, doucement, sans tirer.

Pause 45 secondes

Maintenant, tu peux entrer dans un rythme à quatre temps. Tu inspires, et le Feu monte jusqu'au sommet de ta tête… Les poumons sont pleins : tu suspends le souffle quelques secondes, et le Feu jaillit, très haut, au-dessus de ta tête… Tu expires lentement, et le Feu redescend… Les poumons sont vides : tu suspends quelques secondes, et le Feu se replace à la base de la colonne… Puis une nouvelle inspiration.

Pause 10 secondes

Chaque pause a son rôle. Celle du haut, poumons pleins, fortifie le sommet de la tête : le centre qui garde ta conscience continue d'un plan à l'autre, au départ, pendant la sortie et au retour. Celle du bas, poumons vides, fortifie le Feu : ton carburant.

Pause 10 secondes

Je compte avec toi quelques cycles, sur huit, quatre, huit, quatre. Si c'est trop long, garde le même dessin, plus court.

Inspire, le Feu monte… deux… trois… quatre… cinq… six… sept… huit.

Le Feu jaillit… deux… trois… quatre.

Expire, le Feu redescend… deux… trois… quatre… cinq… six… sept… huit.

Le Feu se replace… deux… trois… quatre.

Inspire, le Feu monte… deux… trois… quatre… cinq… six… sept… huit.

Le Feu jaillit… deux… trois… quatre.

Expire, le Feu redescend… deux… trois… quatre… cinq… six… sept… huit.

Le Feu se replace… deux… trois… quatre.

Je te laisse continuer, à ton rythme. Le Feu monte… jaillit… redescend… se replace.

Pause 300 secondes · respiration à quatre temps

Tu respires toujours par la bouche, la langue bien placée. Le Feu monte, jaillit, redescend, se replace. À chaque cycle, il devient un peu plus vivant.

Pause 240 secondes · respiration à quatre temps

Tu peux maintenant abandonner les pauses. L'inspiration et l'expiration se relient de nouveau, sans arrêt, et le rythme devient très lent. Aussi lent que tu le peux, sans gêne. L'attention reste sur le Feu, qui monte et descend avec le souffle.

Pause 120 secondes

Sur une expiration longue, tu peux faire redescendre le Feu tout en bas, à la base de la colonne, et le laisser s'y rendormir. Il se réveillera de lui-même au moment que tu as choisi.

Pause 20 secondes

Vient maintenant la seconde partie : la programmation. Tu peux choisir le moment où tu veux sortir de ton corps. Le jour, l'heure. Prends le temps de le choisir.

Pause 20 secondes

Inspire profondément, et place toute ta conscience dans le Diamant, au centre de ton front. Un diamant splendide, qui rayonne, et envoie un faisceau de lumière très blanche, haut vers le ciel.

Pause 10 secondes

Bien centré dans cette lumière blanche, tu affirmes intérieurement, avec toute la force de ta détermination : Je sors de mon corps physique… et tu ajoutes ton jour, ton heure. Si tu pratiques la nuit, juste avant ta sortie, dis simplement : Je sors maintenant.

Pause 10 secondes

Répète ta phrase, intérieurement. Sois entier dans ta volonté. Une phrase courte, simple, affirmative. Elle n'a pas besoin d'être criée : elle a besoin d'être vraie.

Pause 30 secondes

Et tandis que tu la répètes, tu peux intensifier légèrement ton souffle. Un rythme soutenu. L'attention dans le Diamant, dans sa lumière blanche. Tu montes dans le faisceau. Tu te projettes dans cette lumière qui s'élève au-dessus de ta tête.

Pause 45 secondes

Vois ta sortie réalisée. Et sens toute la joie qu'elle t'apporte.

Pause 30 secondes

La puissance du Feu et la volonté du Diamant travaillent ensemble. Les énergies dont tu as besoin sont prêtes. Tu peux faire confiance.

Pause 30 secondes

Redescends maintenant dans ton cœur. Place ta conscience et ton souffle au centre de ta poitrine. Et remercie : ton âme, tes guides, ton corps d'énergie.

Pause 15 secondes

Prends encore quelques instants pour imaginer ta sortie. Qu'as-tu envie de vivre la première fois ? Aller dans la pièce voisine ? Regarder ta chambre d'en haut ? Laisse venir ce désir, sans le forcer.

Pause 45 secondes

Sens-toi confiant. Tout est préparé. Le Feu s'éveillera à l'heure que tu as choisie, le Diamant donnera le signal. Tous les niveaux de ton être sont prêts.

Pause 15 secondes

Si tu pratiques la nuit pour sortir, tu peux t'arrêter ici. Laisse le souffle redevenir naturel, garde ta phrase, je sors maintenant, et laisse-toi glisser vers le sommeil. Si tu pratiques dans la journée, reste avec moi pour revenir.

Pause 15 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin

La nuit, si rien ne se passe, rien n'est perdu : la programmation agit souvent en différé, au moment où tu te rendors, ou la nuit suivante.

Une personne qui flotte sur une eau sombre
Semaine 3 · 45 à 50 min · Akhena

La projection guidée

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après la technique SHC 2 d'Akhena, « Projection astrale » (Sortir de son corps), avec un conseil de Michael Raduga (The Phase) pour la vision.

Allongé, obligatoirement, à un moment où tu ne seras pas dérangé pendant une heure : téléphone coupé, porte fermée. Respiration normale, par le nez.

C'est une sortie guidée. Réelle ou imaginaire, peu importe : ton corps d'énergie enregistre tout, et apprend. C'est à la fois une répétition générale, une relaxation profonde et l'apprentissage du mode d'emploi. N'oublie pas de programmer, au début ou à la fin : soit pour sortir à l'issue de la séance, soit pour plus tard.

Pendant la séance, tes instructions à ton corps d'énergie sont des phrases nettes et affirmatives : « Maintenant, je vois. » Ni prières ni formules de politesse. C'est la seule place, dans nos séances, des phrases fermes : ce sont les tiennes.

Tu peux t'installer sur le dos, les bras le long du corps, et respirer paisiblement. Laisse ton esprit voguer un moment sur la musique, sans rien chercher.

Pause 30 secondes

Cet exercice a un but : te familiariser avec ton corps d'énergie, et peut-être réaliser, au bout du chemin, une sortie. Ce corps d'énergie se trouve en ce moment à l'intérieur de ton corps physique, parfaitement ajusté à lui, comme une main dans un gant. Tu vas pouvoir sentir sa présence, et faire sa connaissance.

Pause 10 secondes

Mais d'abord, ton corps physique a besoin de s'endormir. Pendant que ta conscience, elle, reste éveillée. Je vais t'aider à te détendre, à relâcher, à t'endormir, tout en gardant ta conscience claire.

Pause 10 secondes

Respire paisiblement, sans modifier le rythme de ton souffle. Porte ton attention sur tes pieds physiques. Ou, si tu préfères cette formule, retire ta conscience de tes pieds physiques. Ils s'endorment. Ils deviennent si lourds qu'ils s'enfoncent dans le sol… et disparaissent.

Pause 15 secondes

Retire maintenant ta conscience de tes chevilles. Sens-les devenir lourdes, pesantes. Elles s'endorment, s'enfoncent, disparaissent… Et tu retires ta conscience de l'avant des jambes, des genoux, des mollets, des cuisses. Toutes ces parties deviennent lourdes, s'enfoncent sous le sol, et disparaissent.

Pause 20 secondes

Tu retires ta conscience du bas-ventre… du ventre… des fesses. Ils deviennent lourds, pesants, s'enfoncent sous le sol et disparaissent… Tes jambes et le bas de ton corps sont endormis, comme effacés sous le sol.

Pause 20 secondes

Retire ta conscience de ta colonne vertébrale, vertèbre après vertèbre, depuis le bas… Laisse-la s'endormir. Puis du dos tout entier… de la poitrine… des omoplates. Ils deviennent lourds, s'enfoncent, disparaissent.

Pause 20 secondes

Tu retires ta conscience de tes épaules… du haut des bras… des coudes, des avant-bras… des poignets, des mains, de chacun des doigts. Tout cela devient lourd, pesant, endormi. Tout le corps, des pieds jusqu'aux épaules, est maintenant lourd, endormi, comme disparu sous le sol.

Pause 25 secondes

Tu retires ta conscience de la nuque, du cou… et du crâne. Ils s'endorment à leur tour… Tu la retires du front, des paupières, de tous les petits muscles autour des yeux… des lèvres, du menton… La mâchoire se relâche. Le visage entier s'endort. La tête devient lourde.

Pause 20 secondes

Tes yeux, tes oreilles s'éteignent… Tout ton corps physique, des pieds jusqu'à la tête, est maintenant endormi. Comme disparu sous le sol.

Pause 30 secondes

Ta conscience, elle, est parfaitement éveillée. Elle est cette petite flamme blanche, claire, qui brille juste au-dessus de ta tête endormie. Je suis. Oui, je suis.

Pause 20 secondes

Tu vas maintenant placer ta conscience dans ton corps d'énergie. C'est très facile. Ta conscience a besoin d'un véhicule, et lorsque tu dors, elle choisit le plus souvent ce corps-là. Elle le connaît. Il te suffit d'y penser. Je vais t'aider à réaliser ce passage pas à pas : ce sera plus facile.

Pause 15 secondes

Pense maintenant à tes pieds d'énergie. Ils se trouvent en ce moment à l'intérieur de tes pieds physiques endormis. Dès que tu y penses, ta conscience s'y place. Et tu accueilles les sensations, les informations qui te parviennent… Ces pieds-là sont souvent très chauds, beaucoup plus que des pieds ordinaires. Très légers aussi. Ils sont faits d'une matière souple, qui obéit immédiatement à la pensée.

Pause 30 secondes

Fais avec eux une expérience très simple. Place ta conscience dans ton pied d'énergie droit. Puis pense que tu l'étires, comme un élastique, jusqu'au mur. Pense-le, et c'est fait. Ton pied obéit tout de suite : il s'étire d'autant de centimètres que tu le penses. Et tu accueilles les perceptions, les sensations, les informations extraordinaires qui te parviennent en ce moment.

Pause 30 secondes

Peut-être que ton pied s'enfonce dans le mur… que le mur semble mou, ou chaud… Accueille ce qui vient. Souviens-toi : la matière de ce corps-là obéit à la pensée. Et dès que tu veux mettre fin à l'expérience, il te suffit de penser que ton pied droit se replace. C'est fait, à la vitesse de la pensée.

Pause 20 secondes

Place maintenant ta conscience dans tes mains d'énergie, à l'intérieur de tes mains physiques endormies… Accueille les perceptions… Elles sont souvent très chaudes elles aussi, et si légères qu'elles semblent vouloir flotter.

Pause 20 secondes

Pense que tes mains d'énergie se soulèvent, au-dessus de ta poitrine. Et qu'elles se joignent, l'une contre l'autre. Puis presse-les un peu l'une contre l'autre… Accueille les sensations : fermes, lisses, un peu caoutchouteuses peut-être. Apprécie tout ce qui te parvient.

Pause 30 secondes

Puis décide de mettre fin à l'expérience. Tes mains d'énergie s'écartent, et se replacent. Maintenant, je replace mes mains à leur emplacement habituel. C'est fait.

Pause 15 secondes

Place maintenant ta conscience dans ta tête d'énergie… Elle est très chaude, très légère, très mobile. Tu vas réaliser une expérience bien plus intéressante encore : incline-la de gauche à droite… de droite à gauche… d'avant en arrière… Ces mouvements sont aisés. Et tu peux la faire tourner sur elle-même. Accueille les sensations, parfois tout à fait extraordinaires.

Pause 40 secondes

Puis replace ta tête d'énergie à son emplacement habituel. Cela se fait immédiatement, à la vitesse de la pensée.

Pause 10 secondes

Tu as placé ta conscience dans plusieurs parties de ton corps d'énergie. Tu vas maintenant penser : Maintenant, corps d'énergie. Ta conscience se place aussitôt dans la totalité de ce corps. Dans chacune de ses parties, dans chacune de ses molécules. Maintenant, corps d'énergie.

Pause 20 secondes

Tu es parfaitement conscient dans ton corps d'énergie. Tu accueilles les perceptions, les sensations tout à fait nouvelles… Ce corps est très léger, très chaud. C'est un corps de vibration, sans cesse parcouru de frémissements, parfois de frissons ou de tourbillons… Tu accueilles tout cela.

Pause 40 secondes

Et puis tu sais que ton corps d'énergie obéit immédiatement à ta pensée. Alors tu vas réaliser avec lui une expérience très facile. Tu décides de sortir, de t'élever. Maintenant, je m'élève. Je m'extériorise.

Pause 10 secondes

Ton corps d'énergie obéit. Tu te sens très léger, tellement léger que tu flottes… C'est son mouvement naturel : il ne connaît pas la pesanteur. Il s'élève, il flotte à l'horizontale, comme un nageur qui fait la planche sur une eau tranquille. Et doucement, tu te balances. Tu te balances… comme on se laisse bercer par la houle.

Pause 40 secondes

Et tu accueilles toutes les sensations qui te parviennent pendant que tu flottes, que tu te balances, que tu montes un peu, que tu redescends…

Pause 30 secondes

Peut-être serait-il plus agréable de te redresser. Alors pense : Maintenant, je me lève, je me tiens debout. Ton corps d'énergie se redresse, il bascule par les pieds… et te voici debout, en train de flotter. C'est son mouvement naturel.

Pause 30 secondes

Tu flottes debout, à la verticale. Et il serait certainement intéressant de voir avec ta vision d'énergie, ou d'entendre avec ton audition d'énergie. Ce corps a des sens, lui aussi : la vue, l'ouïe, mais aussi le toucher, l'odorat, le goût. Alors pourquoi ne pas les essayer ?

Pause 15 secondes

Je t'accompagne pour la vision. Pense : Maintenant, je vois. En te centrant sur le Diamant, au milieu de ton front. Maintenant, je vois.

Pause 15 secondes

Ta vision s'éveille… Tes perceptions peuvent être étranges, floues, ou au contraire très nettes. Si tout reste gris, Michael Raduga a une astuce : approche tes mains d'énergie à quelques centimètres de tes yeux et regarde-les de près, détail après détail, sans ouvrir tes yeux physiques. Elles apparaissent, et la pièce avec elles. Tu vois ce qui t'entoure. La pièce paraît peut-être un peu plus grande que dans ta mémoire, ses angles un peu élargis. Une luminosité douce y règne. Les couleurs ne sont pas tout à fait celles du jour.

Pause 30 secondes

Si tu es attentif, tu remarqueras que rien n'est immobile. Les meubles semblent respirer, faits de molécules qui bougent. Peut-être vois-tu à travers les murs. Peut-être vois-tu tout autour de toi à la fois, devant, sur les côtés, et même derrière, sans tourner la tête. C'est normal : c'est une vision qui fonctionne à trois cent soixante degrés.

Pause 40 secondes

Porte maintenant ton attention sur ton audition. Pense : Maintenant, j'entends. Maintenant, j'entends.

Pause 15 secondes

Ton audition d'énergie s'éveille. Tu entends sans doute encore ma voix, mais peut-être lointaine, ou par moments seulement. Peut-être entends-tu d'autres choses : des voix, des gens qui parlent, qui rient, qui chantent… des sonneries, des grondements, des bruissements… et parfois des musiques magnifiques. Le monde de l'énergie est un monde bruyant. Je te laisse quelques instants pour l'écouter.

Pause 45 secondes

Ce monde est vivant, et ton corps d'énergie est un véhicule parfait pour y circuler. Il peut se déplacer à plusieurs vitesses : une petite vitesse pour marcher, une vitesse moyenne, une très grande vitesse. Il peut traverser les murs et les vitres, ou se déplacer à la vitesse de la pensée. Ne te préoccupe pas du moyen : pense à ton objectif, et laisse ton corps choisir la vitesse qui convient.

Pause 20 secondes

Alors maintenant, une expérience très simple, rien que pour toi. Tu peux monter jusqu'au plafond… le traverser… traverser le toit, et regarder ta maison d'en haut. Tu peux aller dans la pièce voisine. Ou te promener dans la rue, près de chez toi. Ou rester simplement là, à flotter dans ta chambre. Pour cette première fois, un objectif simple, peut-être vérifiable plus tard. À toi de choisir. Je me tais quelques minutes. Je reprendrai la parole ensuite.

Pause 480 secondes · expérience personnelle

Maintenant. Maintenant, tu reviens, avec la totalité de tes énergies. Où que tu sois, il est toujours très facile de revenir. Il te suffit de penser à ton corps physique, et ton corps d'énergie se replace immédiatement dans ton corps physique, en parfait accord avec lui.

Pause 15 secondes

Il se peut que pendant cet exercice, tu ne sois pas sorti de ton corps : tu étais dans une relaxation profonde. Alors je vais t'aider à replacer ta conscience dans ton corps physique, progressivement.

Pause 5 secondes

Commence par sentir le poids de ta tête physique. Ton visage se réveille… le front, les yeux, les paupières, les petits muscles autour des yeux… le nez, les joues, les lèvres, les mâchoires… Ton crâne, ta nuque, ton cou se réveillent. Oui, tu bouges doucement la tête.

Pause 15 secondes

Ta conscience se replace dans tes épaules. Sens tes épaules appuyées sur le sol… dans le haut des bras, les coudes, les avant-bras, les poignets, les mains. Bouge chacun de tes doigts…

Pause 10 secondes

Ta conscience se replace dans ton dos, tes omoplates, ta poitrine. Tu respires profondément. Ta colonne vertébrale se réveille… et tout le bas du corps. Le ventre, le bas-ventre, les fesses… les cuisses, les genoux, les jambes, les chevilles… les pieds. Bouge chacun de tes orteils.

Pause 15 secondes

Te voilà bien présent dans ton corps physique. Tu sens sa pesanteur, sa densité, tous ses points d'appui. Et tu sais que tout est prêt pour une sortie réelle, avec ton allié, ton ami : ton corps d'énergie.

Pause 10 secondes

Le secret de la sortie tient en deux phrases. Conscience éveillée, corps physique endormi. Corps d'énergie actif, corps physique endormi. Tu peux te sentir confiant : tu as préparé tous les niveaux de ton être.

Pause 10 secondes

Oui, tu bouges, tu souris. Tu ouvres les yeux. Tu es présent, ici et maintenant.

Fin

Note tout de suite ce que tu as perçu : les sensations dans les pieds, les mains, la tête, ce que tu as vu ou entendu, et l'expérience que tu as choisie. Si elle est vérifiable, vérifie-la plus tard, et note le résultat.

Shri-Yantra rouge et blanc sur fond nuit
Semaine 4 · 25 à 30 min au plus · Akhena

Le regard du Shri-Yantra

Contempler le point central sans ciller, puis fermer les yeux et programmer tant que la lumière persiste. Un minuteur à cloches guide l'alternance.

Comment se déroule la séance

Le support : Akhena le veut imprimé, et déconseille de travailler directement sur un écran d'ordinateur, pour éviter la fatigue des yeux. Imprime le Shri-Yantra en A4, sans réduire ni déformer ses proportions, et pose-le sur un support rigide ou dans un cadre. L'écran reste une solution de dépannage.

Contre-indications : tout problème de rétine, toute opération récente de la rétine ou de la cornée. En cas de grande sécheresse des yeux ou de lentilles de contact, garde des larmes artificielles à portée de main. Ne regarde jamais la source de lumière en face.

Le Shri-Yantra est un mandala de la tradition tantrique, dédié à l'énergie de la Mère divine, la Kundalini, celle qu'Akhena nomme le Feu. Ses neuf triangles disent l'union du féminin et du masculin ; le rouge et le blanc, l'union de la Terre et du Ciel, du Feu et du Diamant.

Assis sur une chaise ou en posture de méditation, dans une pièce dans la pénombre, place le yantra à environ un mètre, le point central à hauteur des yeux, la pointe du grand triangle rouge vers le haut. Éclaire-le bien : un spot placé derrière toi, ou la lumière du jour. À l'extérieur, l'exercice ne donne rien.

Première phase : tu contemples le point central sans ciller, de quelques secondes à quelques minutes, sans le fixer, en regardant à travers lui. C'est la vision du Diamant qui se met en route. Seconde phase : quand les yeux ne supportent plus, tu les fermes. Une image lumineuse persiste, le phosphène, souvent dans des couleurs complémentaires, souvent incomplète. Tant qu'il est là, tu répètes ta programmation : il lui donne de la puissance et l'aide à se mémoriser. Quand il disparaît, tu rouvres les yeux, et tu recommences, jusqu'à la fin. La respiration est libre, ample et profonde ; par la bouche, comme dans « Le souffle rythmé », si tu le souhaites.

Le minuteur fait l'alternance pour toi : une cloche claire pour fermer les yeux, une cloche grave pour les rouvrir. En mode papier, l'écran reste noir. Pour une sortie immédiate, certains suspendent le yantra au-dessus de leur lit et pratiquent allongés, ce qui demande un peu d'aménagement ; les débutants pratiquent assis. C'est l'exercice favori de nombreux élèves d'Akhena, qui le jugent le plus efficace ; il aide aussi à se souvenir de ses rêves et à mieux dormir.

Imprimer le Shri-Yantra (A4, PDF)

Un feu de camp dans la nuit
Semaine 5 · 20 à 30 min · Akhena

L'éveil du Feu

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après la technique SHC 4 d'Akhena, « Éveil du Feu » (Sortir de son corps).

Assis pour une programmation différée, allongé pour sortir tout de suite. Compte 20 à 30 minutes. Ne fais pas cet exercice deux fois de suite : une fois terminé, lâche, et laisse-toi aller.

Respiration rapide, par la bouche, sans te soucier de la position de la langue. Si la tête tourne, si les mains fourmillent ou se crispent, ralentis en allongeant l'expiration : ce sont les effets connus de la respiration rapide, pas un danger. Lis l'encadré « Avant les respirations rapides » plus haut sur la page avant la première fois.

Tu peux commencer par te détendre, en respirant paisiblement. Ton esprit se centre sur ton but : sortir de ton corps, soit à l'issue de cet exercice, soit au moment que tu as programmé.

Pause 20 secondes

Avant toute chose, si cela a du sens pour toi, tu peux demander l'aide de ce qui t'accompagne : ton âme, tes guides, toute conscience plus vaste que la tienne. Une demande simple, du cœur, comme on frappe doucement à une porte amie.

Pause 10 secondes

Puis tu peux créer autour de ton corps une bulle de lumière rose. Il suffit de la penser. Elle t'enveloppe de la tête aux pieds, tiède et légère, comme un cocon. Elle protège ton corps et le régénère pendant tout le temps de l'exercice, et pendant ta sortie, si elle a lieu.

Pause 15 secondes

Pose tes mains bien à plat sur ton ventre. Et commence à respirer intensément, sur un mode rapide, par la bouche à peine ouverte. Tu inspires et tu expires par la bouche, sans chercher la perfection. Ton souffle agit comme le soufflet qui active une flamme dans une cheminée : il ne force pas, il nourrit.

Pause 20 secondes · respiration rapide

Peu à peu, le Feu s'éveille, tout en bas, dans ton premier centre. Tu sens peut-être sa chaleur, sa puissance… Ce Feu, c'est ta puissance intérieure. C'est lui qui te propulsera hors de ton corps physique au moment que tu as choisi.

Pause 90 secondes · respiration rapide

Tu sens la chaleur de ce Feu dans ton ventre. Et tu peux maintenant écarter lentement les mains de ton ventre. Tu respires toujours intensément. Tu sens ton énergie se déployer tout autour de toi, comme une bulle, comme un ballon… Elle se déploie sous tes mains : tu sens son pétillement, son élasticité, sa chaleur.

Pause 60 secondes · respiration rapide

Tu respires toujours intensément, et tu apprécies pleinement ton énergie, maintenant déployée tout autour de toi. Ton souffle est rapide, intense.

Pause 45 secondes · respiration rapide

Puis tu ramènes cette énergie vers ton ventre, en la guidant avec tes mains… Ton souffle est toujours rapide. Tu reposes les mains bien à plat sur ton ventre. Toute ton énergie se replace à l'intérieur. Tu es en pleine possession de ta puissance.

Pause 30 secondes · respiration rapide

Tu décides maintenant de faire monter ton énergie jusque dans le Diamant. Tu respires toujours intensément, en insistant sur l'inspiration. Joins les mains devant toi, paume contre paume, et monte-les vers le haut, jusqu'au Diamant. Pose tes pouces joints au centre de ton front.

Pause 15 secondes · respiration rapide, en insistant sur l'inspiration

Le Diamant émet un faisceau de lumière très blanche, qui monte haut vers le ciel… Tu respires intensément dans le Diamant. Et tu affirmes ta programmation : Je sors, tel jour, à telle heure. Ou, si tu veux sortir tout de suite : Je sors.

Pause 20 secondes · respiration rapide

Toute ta puissance intérieure vient nourrir la volonté de ton âme. Le Feu s'unit au Diamant.

Pause 20 secondes · respiration rapide

Tu peux maintenant tendre les bras vers le haut, et écarter les mains… Étire-toi, les bras le plus haut possible, dans la lumière blanche du Diamant. Apprécie ton énergie déployée là-haut, unie à celle du Diamant.

Pause 30 secondes · respiration rapide

Quand tu te sens parfaitement centré sur ta programmation, et alors seulement, tu te projettes, avec toute ton énergie, le plus haut possible dans la lumière blanche du Diamant.

Pause 20 secondes

Redescends maintenant l'énergie. Guide-la avec tes mains, et ralentis ta respiration en insistant sur l'expiration. Replace le Feu d'abord dans le sommet de ta tête, puis dans le Diamant : tes pouces joints sur le centre du front. Ta respiration devient lente, profonde.

Pause 30 secondes

Puis redescends l'énergie à l'intérieur de ta colonne, en la guidant avec tes mains. Quand tu reposes tes mains bien à plat sur ton ventre, toute ton énergie se replace dans la base de ta colonne. Le Feu se rendort dans ton premier centre. Il se réveillera au moment de ta prochaine sortie programmée.

Pause 30 secondes

Garde les mains posées sur ton ventre, et reste quelques instants en méditation silencieuse.

Pause 90 secondes

Ce n'est pas la volonté de ta tête qui affirme ta programmation : c'est le vouloir de ton âme, avec toute la puissance de ton être. Je sors. Ce qui compte, c'est la concentration de ton énergie sur le Diamant, et l'intensité que tu mets dans ces deux mots : Je sors.

Pause 30 secondes

Et maintenant, c'est terminé. Tu lâches. Tu relâches. Tu te laisses aller. Ce n'est plus à toi d'agir. Si tu es allongé pour sortir, laisse-toi glisser, sans prolonger ce moment par la volonté. Si tu es assis, reste avec moi pour revenir.

Pause 30 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin

Cet exercice favorise la sortie par les centres du haut, et l'accès à des plans de vibration élevés. Tu peux le pratiquer pendant ta préparation quotidienne, ou au moment même de ta sortie.

Une échelle qui monte vers les nuages
Semaine 5 · 20 min par montée · Akhena

La respiration tremplin

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

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D'après la technique SHC 5 d'Akhena, « Respiration Tremplin » (Sortir de son corps).

Assis pour une programmation différée, allongé pour sortir tout de suite. Respiration par la bouche, la langue placée comme dans « Le souffle rythmé ». Compte environ 20 minutes pour une montée ; tu peux en faire jusqu'à trois.

Le principe : relier chacun de tes centres au sommet de la tête par le souffle, en partant du plus bas. À chaque étage, le souffle ne redescend plus que jusqu'à ce centre-là : le trajet raccourcit, et le souffle accélère tout seul, jusqu'à devenir court et très rapide au sommet. C'est le tremplin : ton souffle te donne l'élan, et tu bondis le plus haut possible dans la lumière.

Les nombres de respirations sont l'idéal. Si compter te gêne, fais simplement sept respirations à chaque étage, en accélérant peu à peu. Avant la première fois, lis l'encadré « Avant les respirations rapides ».

Tu peux prendre quelques respirations amples et profondes. Inspire et expire par la bouche, à peine ouverte, la langue posée derrière les incisives du haut. Et détends-toi.

Pause 20 secondes

Avant toute chose, si cela a du sens pour toi, tu peux demander l'aide de ce qui t'accompagne : ton âme, tes guides, toute conscience plus vaste que la tienne. Une demande simple, du cœur, comme on frappe doucement à une porte amie.

Pause 10 secondes

Puis tu peux créer autour de ton corps une bulle de lumière rose. Il suffit de la penser. Elle t'enveloppe de la tête aux pieds, tiède et légère, comme un cocon. Elle protège ton corps et le régénère pendant tout le temps de l'exercice, et pendant ta sortie, si elle a lieu.

Pause 15 secondes

Tu poses ton attention sur ton premier centre, à la base de la colonne, au niveau du périnée. Et tu le relies au septième, au sommet de ta tête, grâce à ton souffle. Tu inspires, et tu montes du premier centre jusqu'au sommet de la tête, en une seule inspiration lente. Tu expires, et tu redescends du sommet jusqu'au premier centre. À la fin de l'expiration, tu bloques un instant ton souffle au niveau de ce centre, poumons vides. Puis tu inspires, et tu remontes. Sept respirations, lentes, longues, amples.

Pause 75 secondes · sept respirations, du premier centre au septième

Pose maintenant ton attention sur le deuxième centre, un peu en dessous du nombril. Ton souffle ne redescend plus que jusqu'ici, et s'y bloque un instant à la fin de l'expiration. Tu relies le deuxième centre au sommet de ta tête. Le trajet raccourcit, le souffle devient plus court. Quatorze respirations, un peu plus courtes.

Pause 85 secondes · quatorze respirations, du deuxième centre au septième

Pose maintenant ton attention sur le troisième centre, le plexus solaire, au creux de l'estomac. Ton souffle ne redescend plus que jusqu'ici, et s'y bloque un instant à la fin de l'expiration. Tu relies le troisième centre au sommet de ta tête. Le trajet raccourcit, le souffle devient plus court. Vingt et une respirations, plus courtes encore.

Pause 90 secondes · vingt et une respirations, du troisième centre au septième

Pose maintenant ton attention sur le quatrième centre, le centre de la poitrine, le cœur. Ton souffle ne redescend plus que jusqu'ici, et s'y bloque un instant à la fin de l'expiration. Tu relies le quatrième centre au sommet de ta tête. Le trajet raccourcit, le souffle devient plus court. Vingt-huit respirations, plus rapides.

Pause 90 secondes · vingt-huit respirations, du quatrième centre au septième

Pose maintenant ton attention sur le cinquième centre, la gorge. Ton souffle ne redescend plus que jusqu'ici, et s'y bloque un instant à la fin de l'expiration. Tu relies le cinquième centre au sommet de ta tête. Le trajet raccourcit, le souffle devient plus court. Trente-cinq respirations, rapides.

Pause 90 secondes · trente-cinq respirations, du cinquième centre au septième

Pose maintenant ton attention sur le sixième centre, le Diamant, au centre du front. Ton souffle ne redescend plus que jusqu'ici, et s'y bloque un instant à la fin de l'expiration. Tu relies le sixième centre au sommet de ta tête. Le trajet raccourcit, le souffle devient plus court. Quarante-deux respirations, très rapides.

Pause 85 secondes · quarante-deux respirations, du sixième centre au septième

Et maintenant, ton souffle reste tout en haut, au sommet de ta tête. Il est court, très rapide, presque haletant. Quarante-neuf respirations. Tu inspires et tu expires au sommet de ta tête.

Pause 75 secondes · quarante-neuf respirations au sommet de la tête

Tu es au sommet du tremplin. Prends ton élan. Et bondis, le plus haut possible, dans la lumière.

Pause 20 secondes

Puis redescends peu à peu vers ta respiration habituelle, en insistant sur l'expiration. Le souffle s'allonge, s'apaise.

Pause 45 secondes

C'est maintenant, à la fin de la montée, que tu poses ta programmation, ou que tu laisses venir la sortie. Centré dans le Diamant, dans sa lumière blanche : Je sors maintenant. Ou : Je sors, tel jour, à telle heure.

Pause 60 secondes

Pour une deuxième ou une troisième montée, reprends au premier centre. La sortie, ou la programmation, se fait toujours à la fin des montées.

Sur une expiration longue, tu peux faire redescendre le Feu tout en bas, à la base de la colonne, et le laisser s'y rendormir. Il se réveillera de lui-même au moment que tu as choisi.

Pause 30 secondes

Si tu es allongé pour sortir, laisse-toi glisser maintenant. Si tu es assis, reste avec moi pour revenir.

Pause 20 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin
Une main tendue vers le ciel
Semaine 6 · 25 à 30 min · Robert Bruce

La corde

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après la technique de la corde de Robert Bruce (Astral Dynamics). Allongé sur le dos ou, mieux, mi-assis vers 45 degrés, avec des coussins : le sommeil y est plus léger. Les meilleurs moments sont le jour, l'aube, ou après un réveil au petit matin. Environ 30 minutes. Ne jamais ouvrir les yeux pendant la séance.

Une astuce de Bruce : accroche un ruban léger au plafond, au-dessus de ta poitrine, et touche-le avant de commencer. Ton corps saura où se trouve le haut.

Tu peux t'installer et t'étirer une dernière fois, de tout ton long… et relâcher.

Pause 10 secondes

Pour Robert Bruce, la compétence la plus importante n'est pas la volonté : c'est la détente. Une tension cachée, dit-il, et l'on reste collé à cet endroit-là. Alors on commence par la chasser, groupe de muscles par groupe de muscles.

Pause 5 secondes

Inspire… et à l'inspiration, imagine un nuage blanc et frais qui entre. Expire… et un nuage sombre emporte la tension. Encore… blanc qui entre… sombre qui s'en va.

Pause 45 secondes · une dizaine de respirations

Contracte maintenant les pieds et les mollets, cinq secondes… et relâche tout d'un coup.

Pause 10 secondes

Les cuisses, les fesses… contracte… et relâche.

Pause 10 secondes

Le ventre, les reins… contracte… et relâche.

Pause 10 secondes

La poitrine, le dos, les épaules… contracte… et relâche.

Pause 10 secondes

Les bras, les poings serrés… et relâche.

Pause 10 secondes

Le visage : une grimace, tout froissé… et relâche. La mâchoire se desserre. La langue se pose.

Pause 20 secondes

Et maintenant, avec tes mains de conscience, celles que tu connais, tu peux masser doucement ta nuque… la base du crâne… le tour des yeux… Partout où il reste un nœud, tu poses ces mains, et tu attends qu'il fonde.

Pause 90 secondes

Ton corps devient lourd. La pièce paraît peut-être un peu plus grande, un peu plus épaisse, les sons un peu étouffés. C'est le signe que tu entres dans un état où le corps s'endort pendant que l'esprit reste éveillé.

Pause 15 secondes

Pour descendre encore un peu, imagine une plume. À chaque expiration, elle tombe, en se balançant… à chaque inspiration, elle flotte. Tu es cette plume. Tu tombes… tu flottes… tu tombes, un peu plus bas.

Pause 90 secondes

Avant la corde, quelques assouplissements. Bruce les appelle ainsi parce que chacun, à lui seul, peut faire sortir.

Pause 5 secondes

Fais rebondir ton attention jusqu'au plafond, juste au-dessus de toi, puis redescendre… Rebondir… redescendre… Et à chaque fois, ressens la pièce telle qu'on la verrait depuis là-haut, comme un instantané.

Pause 60 secondes

À l'inspiration, remplis toute la pièce de ta présence, jusqu'aux murs. À l'expiration, deviens une petite étincelle au centre de ta poitrine. Tu t'étends… tu te concentres… tu t'étends…

Pause 60 secondes

Fais maintenant, en pensée, le tour de la pièce, dans le sens des aiguilles d'une montre. Un tour en une à trois secondes. Encore. Et encore.

Pause 45 secondes

Et voici la corde. Imagine une corde solide, épaisse, qui pend du plafond juste au-dessus de ta poitrine. Tu n'as pas besoin de la voir : il suffit de la sentir sous tes doigts de conscience.

Pause 10 secondes

Tes mains de conscience la saisissent, au milieu de ta poitrine. Et tu commences à grimper. Main sur main. L'une tire, pendant que l'autre va chercher plus haut. Sans arrêt. Tu sens le poids de ton corps d'énergie qui monte avec elles, et le vertige léger de la hauteur.

Pause 20 secondes

Ton corps physique, lui, ne fait rien. Aucune crispation, aucun muscle. La respiration est libre. C'est tout ton esprit qui grimpe. Main sur main. Plus vite, jusqu'à sentir une résistance… puis un peu moins vite, une prise toutes les secondes.

Pause 90 secondes · la corde, main sur main

Peut-être sens-tu maintenant un petit vertige au creux du ventre, un filet d'énergie dans la poitrine, une lourdeur, le cœur qui s'accélère, des vibrations. Tout cela est connu, et passager. Continue de grimper. Résolution et action : c'est ce que Bruce répète à ses élèves.

Pause 120 secondes · la corde, main sur main

Si tu sens soudain que tout s'arrête net, que tu es lourd, immobile : tu es peut-être déjà sorti. Reste éveillé, tranquille, et attends.

Pause 60 secondes

Si tu es dehors : regarde brièvement tes mains, éloigne-toi un peu de ton corps, et va vers ton objectif. Une sortie de dix secondes dont on se souvient vaut mieux, dit Bruce, que mille nuits oubliées. Puis rentre, et, en rentrant, dis-toi deux ou trois mots qui résument ce que tu as vécu.

Pause 60 secondes

Si rien ne s'est passé, c'est un entraînement réussi. Tu peux continuer à grimper encore un peu, ou te laisser glisser dans le sommeil.

Pause 30 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin

Avant même de te lever, note quelques mots-clés, dans l'ordre. Bruce pense que beaucoup de sorties « ratées » sont des sorties réussies mais oubliées : on développe ces mots plus tard. Variantes de la corde selon ton goût : une échelle sans fin, un filet de bateau, ou être treuillé par un câble.

Ondes concentriques sur une eau lisse
Semaine 7 · 20 à 30 min · Akhena

Les sept sons

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

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D'après la technique SHC 6 d'Akhena, « Technique vocale » : les sept sons sont de sa création (Sortir de son corps).

Assis ou allongé : allongé si tu veux sortir tout de suite, assis pour programmer une sortie plus tard. Compte 20 à 30 minutes, plus si tu veux sortir à l'issue de l'exercice.

Sept sons, un par centre, créés par Akhena : Eyo, Eya, Eyé, Eïa, Eje, Ama, Iou. Les six premiers sont brefs et répétés ; le septième est tenu, prolongé. Tu peux les chanter à voix haute, ce qui est le plus efficace, ou les émettre dans ta tête. Aucune voix particulière n'est demandée, aucune note juste.

Tu peux t'installer, et respirer paisiblement quelques instants. Le corps se dépose, l'esprit se rassemble.

Pause 20 secondes

Avant toute chose, si cela a du sens pour toi, tu peux demander l'aide de ce qui t'accompagne : ton âme, tes guides, toute conscience plus vaste que la tienne. Une demande simple, du cœur, comme on frappe doucement à une porte amie.

Pause 10 secondes

Puis tu peux créer autour de ton corps une bulle de lumière rose. Il suffit de la penser. Elle t'enveloppe de la tête aux pieds, tiède et légère, comme un cocon. Elle protège ton corps et le régénère pendant tout le temps de l'exercice, et pendant ta sortie, si elle a lieu.

Pause 15 secondes

Chaque son va chercher un centre, comme on frappe à la porte d'une pièce pour en réveiller les lumières. Tu n'as rien à comprendre : il suffit de laisser le son vibrer là où il est adressé.

Pause 10 secondes

Pose ton attention sur ton premier centre, la base de la colonne, au périnée. Et laisse venir le son Eyo. Eyo… Eyo… Eyo… Un son bref et répété.

Pause 90 secondes · son Eyo, bref et répété

Pose ton attention sur ton deuxième centre, un peu sous le nombril. Et laisse venir le son Eya. Eya… Eya… Eya… Un son bref et répété, avec un a qui hésite entre le o et le a.

Pause 90 secondes · son Eya, bref et répété

Pose ton attention sur ton troisième centre, le plexus solaire. Et laisse venir le son Eyé. Eyé… Eyé… Eyé… Un son bref et répété.

Pause 90 secondes · son Eyé, bref et répété

Pose ton attention sur ton quatrième centre, le cœur. Et laisse venir le son Eïa. Eïa… Eïa… Eïa… Un son bref et répété ; sur le « ïa », la langue vibre sans que les mâchoires bougent. Si c'est plus facile, laisse tomber le E du début et garde le seul « ïa ».

Pause 90 secondes · son Eïa, bref et répété

Pose ton attention sur ton cinquième centre, la gorge. Et laisse venir le son Eje. Eje… Eje… Eje… Un son bref et répété ; le j se prononce comme la jota espagnole, un souffle rauque au fond de la gorge.

Pause 90 secondes · son Eje, bref et répété

Pose ton attention sur ton sixième centre, le Diamant, au centre du front. Et laisse venir le son Ama. Ama… Ama… Ama… Un son bref et répété.

Pause 90 secondes · son Ama, bref et répété

Pose maintenant ton attention au sommet de ta tête, ton septième centre. Et laisse venir le dernier son, le seul qui se tient : Iou. Iouuuuu… Long, prolongé, comme une flèche de son qui monte vers le ciel.

Pause 120 secondes · son Iou, tenu et prolongé

Tu es arrivé au sommet. Tes centres d'énergie sont harmonisés, et tes énergies prêtes, à tous les niveaux. Peut-être sens-tu un champ d'énergie tout autour de toi. C'est le moment idéal pour sortir.

Pause 15 secondes

Si tu veux sortir maintenant, centre-toi dans le Diamant et pense : Je sors maintenant. Puis laisse faire.

Pause 90 secondes

Si tu ne veux pas sortir tout de suite, c'est le moment de poser ta programmation, dans la lumière du Diamant, et de méditer quelques instants avant de redescendre.

Pause 60 secondes

Redescends maintenant l'énergie, en répétant intérieurement le son de chaque centre, du septième jusqu'au premier, et en expirant profondément sur chacun. Iou… Ama… Eje… Eïa… Eyé… Eya… Eyo…

Pause 45 secondes

Le Feu se replace et se rendort, tout en bas. Tout est en ordre.

Pause 15 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin

Tu peux aussi écouter ces sons en fond pendant une autre préparation, ou les chanter pour ouvrir ta méditation du matin.

Crête de dune dans une lumière chaude
Semaine 8 · 50 à 60 min · Akhena

La technique du souffle

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D'après la technique SHC 7 d'Akhena, « Technique du souffle » (Sortir de son corps).

Toujours allongé, et l'estomac vide : au moins trois heures après un repas. Compte 50 à 60 minutes. Ne la pratique pas si tu es fragile émotionnellement ou sans accompagnement : ce type d'exercice peut faire remonter des émotions fortes.

La reine des techniques, selon Akhena : la plus efficace, conçue pour provoquer une sortie immédiate. Trois montées d'énergie, du premier centre au septième, deux à trois minutes par centre, avec un souffle de plus en plus rapide. Jamais de quatrième montée. La sortie, si elle a lieu, se produit en principe pendant la détente qui suit la troisième.

Respiration rapide et intense, par la bouche, la langue libre. Tremblements, fourmillements, crispation des mains ou début de crampe : ce sont les effets connus de la respiration rapide. Ils ne sont pas dangereux et cessent d'eux-mêmes si tu continues. S'ils te dérangent, ne t'arrête pas d'un coup : ralentis progressivement en insistant sur l'expiration, puis termine en replaçant le Feu en bas de la colonne par la pensée.

Ne force jamais, ne t'acharne jamais. Ton souffle n'expulse pas ton corps d'énergie : il attise le Feu, comme un soufflet dans une cheminée. Et ne démarre pas trop vite : c'est en accélérant au fil de la montée que tout se joue.

Tu peux respirer profondément… Tout en inspirant et en expirant calmement, tu te détends. Laisse ton esprit se centrer sur l'expérience que tu veux réaliser : sortir de ton corps physique, consciemment.

Pause 20 secondes

Avant toute chose, si cela a du sens pour toi, tu peux demander l'aide de ce qui t'accompagne : ton âme, tes guides, toute conscience plus vaste que la tienne. Une demande simple, du cœur, comme on frappe doucement à une porte amie.

Pause 10 secondes

Puis tu peux créer autour de ton corps une bulle de lumière rose. Il suffit de la penser. Elle t'enveloppe de la tête aux pieds, tiède et légère, comme un cocon. Elle protège ton corps et le régénère pendant tout le temps de l'exercice, et pendant ta sortie, si elle a lieu.

Pause 15 secondes

Tu peux te dire, intérieurement : Je sors de mon corps physique quand je le décide. Tu peux choisir de sortir à l'issue de cet exercice, ou choisir le jour et l'heure qui te conviennent.

Pause 20 secondes

Grâce à ton souffle, allié à la puissance de ta pensée, tu vas éveiller le Feu qui dort dans le bas de ta colonne, et le faire monter dans ta colonne, centre après centre, jusqu'à ce qu'il parvienne au septième. Un rythme de respiration rapide, inspiration et expiration par la bouche, sans te soucier de la langue.

Pause 10 secondes

Tu commences à respirer intensément, bien centré sur ton premier centre. Ton souffle agit comme le soufflet qui attise le Feu : un rythme puissant, régulier, intense. Respire avec tout ton ventre. Permets à ton corps de participer, laisse-le bouger au rythme du souffle, en continu, sans t'arrêter. Le Feu s'éveille dans ta colonne : tu sens sa chaleur, sa vibration, sa puissance.

Pause 135 secondes · respiration rapide et intense dans le premier centre, en accélérant peu à peu

Fais maintenant monter le Feu dans ta colonne, jusqu'au deuxième centre, un peu en dessous du nombril. Respire intensément dans ce centre, et sens sa chaleur se répandre dans tout ton ventre.

Pause 120 secondes · respiration rapide et intense dans le deuxième centre, en accélérant peu à peu

Inspire fortement, et fais monter le Feu jusqu'au troisième centre, le plexus solaire. Sens sa chaleur, sa puissance… il illumine tout ton plexus. Ton rythme s'accélère, et ce centre resplendit.

Pause 120 secondes · respiration rapide et intense dans le troisième centre, en accélérant peu à peu

Respire intensément, ton souffle est le soufflet qui attise le Feu. Trouve le bon rythme, inspire fortement, et fais monter le Feu dans le quatrième centre, au niveau du cœur. Le Feu rayonne dans ta poitrine, dans ton dos, tes épaules, tes bras, jusqu'au bout de tes mains.

Pause 120 secondes · respiration rapide et intense dans le quatrième centre, en accélérant peu à peu

Inspire fortement, et fais monter le Feu dans le cinquième centre, la gorge. Respire intensément dans ta gorge, et sens le Feu rayonner dans ton cou, le haut de tes épaules, ta nuque.

Pause 120 secondes · respiration rapide et intense dans le cinquième centre, en accélérant peu à peu

Inspire fortement, et fais monter le Feu jusque dans le Diamant, au centre du front. Le Feu monte dans le Diamant, et celui-ci resplendit. Tandis que tu respires intensément, il illumine tout l'intérieur de ta tête.

Pause 120 secondes · respiration rapide et intense dans le Diamant, en accélérant peu à peu

Inspire fortement, et fais monter le Feu dans le septième centre, au sommet de ta tête. Le Feu illumine le sommet de ta tête, et jaillit très haut, au-dessus, vers le ciel.

Pause 120 secondes · respiration rapide et intense dans le septième centre, en accélérant peu à peu

Descente du Feu. Reprends quelques respirations profondes et lentes. Relie le septième centre et le premier : le haut et le bas, le haut et le bas… En insistant sur l'expiration.

Pause 30 secondes

Détends-toi, relâche-toi. Sens-toi paisible, confiant. Tout se met en place pour ta prochaine sortie.

Pause 120 secondes · détente

Voici la deuxième montée. Même chemin, même processus. Tu reprends au premier centre.

Premier centre. Le soufflet attise le Feu.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le premier centre, en accélérant peu à peu

Deuxième centre. La chaleur dans le ventre.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le deuxième centre, en accélérant peu à peu

Troisième centre. Le plexus s'illumine.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le troisième centre, en accélérant peu à peu

Quatrième centre. Le cœur rayonne, jusque dans les mains.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le quatrième centre, en accélérant peu à peu

Cinquième centre. La gorge, la nuque.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le cinquième centre, en accélérant peu à peu

Le Diamant. Tout l'intérieur de la tête s'illumine.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le Diamant, en accélérant peu à peu

Septième centre. Le Feu jaillit au-dessus de ta tête.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le septième centre, en accélérant peu à peu

Descente du Feu. Reprends quelques respirations profondes et lentes. Relie le septième centre et le premier : le haut et le bas, le haut et le bas… En insistant sur l'expiration.

Pause 30 secondes

Détends-toi, relâche-toi. Sens-toi paisible, confiant. Tout se met en place pour ta prochaine sortie.

Pause 120 secondes · détente

Voici la troisième montée. Même chemin, même processus. Tu reprends au premier centre.

Premier centre. Le soufflet attise le Feu.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le premier centre, en accélérant peu à peu

Deuxième centre. La chaleur dans le ventre.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le deuxième centre, en accélérant peu à peu

Troisième centre. Le plexus s'illumine.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le troisième centre, en accélérant peu à peu

Quatrième centre. Le cœur rayonne, jusque dans les mains.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le quatrième centre, en accélérant peu à peu

Cinquième centre. La gorge, la nuque.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le cinquième centre, en accélérant peu à peu

Le Diamant. Tout l'intérieur de la tête s'illumine.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le Diamant, en accélérant peu à peu

Septième centre. Le Feu jaillit au-dessus de ta tête.

Pause 100 secondes · respiration rapide et intense dans le septième centre, en accélérant peu à peu

Descente du Feu. Reprends quelques respirations profondes et lentes. Relie le septième centre et le premier : le haut et le bas, le haut et le bas… En insistant sur l'expiration.

Pause 30 secondes

Détends-toi, relâche-toi. Sens-toi paisible, confiant. Tout se met en place pour ta prochaine sortie.

Pause 45 secondes · détente

C'est souvent maintenant, dans cette grande détente, cette légère somnolence, que la sortie se fait. Laisse-toi aller. Il n'y a plus rien à faire.

Pause 180 secondes · détente

Si tu ne sors pas, pense maintenant à redescendre le Feu. Replace-le dans le bas de ta colonne, et laisse-le se rendormir dans ton premier centre.

Pause 30 secondes

Si tu es sorti, tu n'as à te soucier de rien : le Feu se remettra en place de lui-même quand tu reviendras dans ton corps.

Pause 15 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin

Il arrive qu'on sorte en cours d'exercice. Et il arrive souvent qu'on s'endorme dans la détente : c'est la raison pour laquelle la séance se fait toujours allongé.

Un visage paisible dans la lumière du soir
Semaine 8 et avant chaque nuit · 15 min · Michael Raduga

Répéter la minute du réveil

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D'après Michael Raduga, The Phase. Une répétition de jour, jamais le soir d'une tentative : Raduga y voit une des erreurs les plus graves. Assis ou allongé, environ 15 minutes, chaque jour de la semaine 8 et avant chaque nuit programmée.

Au réveil, il n'y aura ni voix ni écouteurs : tout doit déjà être en toi. Cette séance t'apprend les gestes, puis te fait répéter la minute entière, deux fois.

Tu peux fermer les yeux. Michael Raduga a fondé à Los Angeles un centre de recherche consacré à ce qu'il appelle la phase : tous ces états où l'on se sent ailleurs que dans son corps, sortie ou rêve lucide. Il ne parle ni de corps astral ni d'énergie. Il observe, il compte, et il a mis au point une méthode très simple, qui tient en une minute, au moment exact où l'on se réveille.

Pause 10 secondes

Son principe : au réveil, pendant quelques secondes, le cerveau est encore à moitié dans le rêve. Si l'on ne bouge pas, si l'on n'ouvre pas les yeux, cette porte reste entrouverte. Il suffit d'oser la pousser.

Pause 10 secondes

Apprenons d'abord les gestes. Le premier : l'observation des images. Tu regardes simplement le noir derrière tes paupières. Sans chercher les détails, d'un regard large, panoramique, comme on regarde un paysage par la fenêtre d'un train.

Pause 40 secondes

Le deuxième : le mouvement fantôme. Tu essaies de bouger ta main droite, mais sans contracter un seul muscle, et sans imaginer le mouvement. C'est une intention de bouger, réelle, qui ne passe pas par les muscles. Une petite rotation, de haut en bas… Au réveil, il arrive qu'une main se mette ainsi à bouger toute seule, de quelques centimètres. On augmente alors l'amplitude, pas la vitesse.

Pause 45 secondes

Le troisième : la rotation. Tu essaies de tourner sur toi-même, autour de l'axe qui va de la tête aux pieds, en roulant les yeux, paupières fermées, du côté où tu tournes. Tu cherches la sensation de tourner, pas l'image.

Pause 40 secondes

Le quatrième : l'écoute. Écoute le bruit qu'il y a dans ta tête. Tout le monde en a un : un sifflement, un bourdonnement, un souffle. Écoute-le attentivement. Au réveil, il arrive qu'il monte, monte, jusqu'au grondement. Quand il plafonne, on se sépare.

Pause 40 secondes

Le cinquième : le mouvement imaginé. Tu nages. Ou tu grimpes à la corde de Robert Bruce, main sur main. Tu cherches la sensation du mouvement, jusqu'à ce qu'elle devienne réelle.

Pause 40 secondes

Garde les deux ou trois gestes qui t'ont le mieux parlé, de natures différentes : une image, un son, un mouvement. Ce sont tes outils.

Pause 15 secondes

Et maintenant, la séparation. Elle ne s'imagine pas non plus : c'est une tentative réelle, sans muscles. Rouler hors du corps, sur le côté. Se lever d'un coup. Léviter vers le plafond. Ou tomber à travers le lit. Essaie chacune, deux ou trois secondes.

Pause 45 secondes

Répétons maintenant la minute entière. Imagine que tu viens de te réveiller, au petit matin. Tu ne bouges pas. Tu n'ouvres pas les yeux.

Pause 5 secondes

Un : tu essaies de te trouver directement à destination, devant ton objectif. Tu le sens, tu le touches. Trois à cinq secondes.

Pause 5 secondes

Deux : tu tentes la séparation. Tu roules, tu te lèves, tu flottes. Trois à cinq secondes.

Pause 5 secondes

Trois : rien ne se passe ? Les cycles. Ton premier geste, trois à cinq secondes. Le deuxième. Le troisième. Et de nouveau le premier. Dès que l'un d'eux répond, tu le gardes, tu l'intensifies, et c'est de là que tu te sépares.

Pause 30 secondes · quatre cycles, trois à cinq secondes par geste

Quatre : au bout d'une minute, quoi qu'il arrive, tu t'arrêtes. Et tu te rendors avec l'intention de recommencer au réveil suivant.

Pause 10 secondes

Une deuxième fois, sans moi. Réveil… destination… séparation… les cycles… et le rendormissement.

Pause 75 secondes · répétition à sec de la minute

Deux conseils de Raduga pour finir. Si tu as bougé en te réveillant, essaie quand même : c'est presque aussi efficace, à condition d'y aller avec assurance. Et si tu te sens trop réveillé pour réussir, dis-toi : ça ne marchera pas, mais je m'entraîne. C'est souvent à ce moment-là que ça marche.

Pause 15 secondes

Ce soir, tu n'auras rien à faire de plus que d'avoir envie de te réveiller. La minute est en toi.

Pause 10 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin

La fiche « La minute du réveil », plus bas, résume la méthode pour l'avoir sous les yeux.

Lignes de lumière dorée qui vibrent
Avant la semaine 9 · 15 min · Akhena, Muldoon, Raduga

Traverser l'état vibratoire

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D'après Akhena (l'attitude face à l'état vibratoire), Sylvan Muldoon (la première pensée), Michael Raduga et Robert Bruce (vibrations et paralysie), et la méthode de Baland Jalal (université de Cambridge) contre la paralysie du sommeil.

Une répétition, à faire de jour, assis ou allongé, avant tes premières nuits programmées, puis chaque fois que tu en sens le besoin. Environ 15 minutes.

Pourquoi la répéter ? Parce que la première fois, presque tout le monde est surpris, souvent effrayé, au point d'arrêter le processus qu'il travaillait depuis des semaines à obtenir. Et parce que les mêmes gestes intérieurs aident aussi en cas de paralysie du sommeil : la reconnaître, ne pas lutter, se relâcher, se tourner vers quelque chose de bon.

Tu peux t'installer, fermer les yeux, et laisser le souffle trouver son rythme. Aujourd'hui, tu ne cherches pas à sortir. Tu vas simplement répéter un passage, comme un comédien répète une scène pour la jouer sans trac le soir venu.

Pause 20 secondes

Il existe, au seuil de la sortie, un moment qu'Akhena appelle l'état vibratoire. Les scientifiques, eux, décrivent la paralysie du sommeil. Elle pense que c'est le même phénomène, vu de deux côtés : de l'intérieur par l'explorateur, de l'extérieur par le médecin. Ce qui est sûr, c'est que ce moment est intense. Et qu'il n'est pas dangereux.

Pause 15 secondes

Imagine-toi allongé, la nuit, après ta programmation. Tu glisses vers le sommeil… Et tout à coup, quelque chose commence. Un bourdonnement, peut-être. Dans les oreilles, ou dans tout le corps.

Pause 10 secondes

Tu peux dire, intérieurement, avec un sourire : Je sais ce que c'est. C'est le passage. Il n'est pas dangereux.

Pause 15 secondes

Les vibrations s'amplifient. Elles arrivent par vagues, parcourent le dos, les jambes, le crâne. Parfois des picotements, comme un courant léger. Le cœur bat plus fort. Tu restes détendu, tu laisses passer.

Pause 15 secondes

Je sais ce que c'est. Je souris. Je pense à mon objectif.

Pause 15 secondes

Puis le bruit. Il peut être énorme : des craquements, des sonneries, un grondement d'avion, une foule qui parle tout près, quelqu'un qui murmure ton prénom, ou qui te dit : viens. Il fait partie du passage. Tu ne cherches pas à savoir d'où il vient. Il vient du passage.

Pause 15 secondes

Je sais ce que c'est. Je souris. Je pense à mon objectif.

Pause 15 secondes

Puis le mouvement. Une impression de flotter, de t'enfoncer dans le matelas, de tourner, comme dans le tambour d'une machine à laver. Une aspiration très forte, vers le haut, ou par les pieds. Peut-être un poids sur la poitrine. Le lit qui semble bouger. C'est le moment où ton corps physique, peut-être, a un peu peur. C'est normal. C'est même le signe que tu es tout près.

Pause 20 secondes

Alors tu as deux portes, et les deux sont bonnes.

Pause 5 secondes

La première : tu te décides entièrement, et tu te centres sur ton objectif, ou, comme le conseillait Sylvan Muldoon, tu penses simplement à t'élever vers le plafond, sans effort, comme un ballon qu'on libère de son ancre. La pièce voisine. Le ciel. Tu ne penses plus au corps, ni à sortir : tu penses à l'endroit où tu vas. Et tu te sens peut-être partir, par la tête, par les pieds, ou glisser sur le côté.

Pause 20 secondes

La seconde : si c'est trop pour cette nuit, tu penses simplement à ton corps physique. Michael Raduga rappelle que trois choses bougent toujours, même dans la paralysie : les yeux, la langue, la respiration. Tu respires lentement par le ventre, tu concentres ton attention sur un doigt, un orteil, et tu le bouges très doucement. Tout rentre dans l'ordre. Tu recommenceras une autre nuit, et ce sera plus facile.

Pause 20 secondes

Robert Bruce et Michael Raduga s'accordent sur un point qui soulage : les vibrations ne sont pas nécessaires. Ce sont un symptôme, pas une condition. Beaucoup sortent sans jamais les sentir.

Pause 10 secondes

Ce qui fait durer ce moment, ce n'est pas le phénomène. C'est l'hésitation : la peur, le doute, un objectif mal défini. Plus tu sais où tu vas, plus le passage est bref.

Pause 15 secondes

Rejoue-le maintenant, une dernière fois, à ta façon. Le bourdonnement… les vagues… le bruit… le mouvement… Et ta réponse, toujours la même : je sais ce que c'est, je souris, je pense à mon objectif.

Pause 60 secondes

Et si tu te retrouves dehors, souviens-toi d'une chose : ne pense plus « je sors de mon corps ». C'est fait, et cette pensée te ramènerait vers lui. Pense plutôt à ton objectif. Ou dis simplement : Je vole.

Pause 20 secondes

Si tout est noir, demande : Maintenant, je vois. Si tu te sens trop excité, respire, souris : l'excitation ramène au corps. Le calme te garde dehors.

Pause 20 secondes

Le passage est préparé. Le jour où il viendra, tu le reconnaîtras comme un vieil ami bruyant.

Pause 10 secondes

Et maintenant, sans te presser, tu peux revenir. Quelques respirations plus profondes, par le nez. Elles te ramènent peu à peu à ton état habituel.

Pause 10 secondes

Sens de nouveau ton corps, son poids, tous ses points d'appui. Remue les pieds… les mains… Étire-toi, comme au réveil d'une longue sieste.

Pause 10 secondes

Tu es là, pleinement présent dans ton corps physique, ici et maintenant. Et quand tu le sens juste, tu peux ouvrir les yeux.

Fin
Une veilleuse près d'un lit, la nuit
Nuits programmées · 10 min · Akhena, Muldoon, Raduga

Je sors maintenant

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Akhena (version courte de la technique du souffle, programmation, déclencheur de conscience), Sylvan Muldoon (La Projection du corps astral : la première pensée au réveil) et Michael Raduga (The Phase : la méthode différée).

La nuit programmée. Un réveil après au moins deux cycles de sommeil, idéalement quatre à six heures après t'être endormi, ou tôt le matin un jour où tu peux te rendormir. Lève-toi vraiment : quelques pas, un verre d'eau. Puis recouche-toi, et lance cette séance, avec des écouteurs préparés la veille, le volume bas.

Elle contient la version courte de la technique du souffle (trois souffles rapides par centre, une minute en tout), la programmation « Je sors maintenant », le déclencheur de conscience, et un rappel sur l'état vibratoire. Puis la voix s'efface : tu n'as pas à revenir.

Te voilà allongé, dans la nuit. Le corps est encore tiède de sommeil. Rien ne presse. Laisse-le trouver sa place.

Pause 15 secondes

Autour de toi, la bulle de lumière rose. Tu la penses, et elle est là.

Pause 10 secondes

Tu vas maintenant éveiller le Feu, en version courte. Trois souffles rapides par la bouche dans chaque centre, du bas vers le haut. Je t'accompagne.

Pause 3 secondes

Le premier centre, en bas de la colonne… trois souffles.

Pause 5 secondes · trois souffles rapides

Le deuxième, sous le nombril… trois souffles.

Pause 5 secondes · trois souffles rapides

Le plexus… trois souffles.

Pause 5 secondes · trois souffles rapides

Le cœur… trois souffles.

Pause 5 secondes · trois souffles rapides

La gorge… trois souffles.

Pause 5 secondes · trois souffles rapides

Le Diamant… trois souffles.

Pause 5 secondes · trois souffles rapides

Le sommet de la tête… trois souffles.

Pause 5 secondes · trois souffles rapides

Et deux fois encore, du bas vers le haut, à ton rythme : trois souffles dans chaque centre.

Pause 70 secondes · deux séries de trois souffles par centre

Maintenant, laisse le souffle redevenir naturel, par le nez. Et place toute ta conscience dans le Diamant, au centre de ton front. Dans sa lumière blanche, tu affirmes, avec toute l'intensité de ton être : Maintenant, je sors.

Pause 10 secondes

Maintenant, je sors.

Pause 20 secondes

Et tu poses ton objectif. Un seul. La pièce voisine. Le ciel au-dessus de la maison. Ou ce que tu as choisi. Pense-le, simplement.

Pause 20 secondes

Tu ajoutes ton déclencheur : Dès que je serai endormi, j'irai allumer la lumière de ma chambre. Si la lumière ne s'allume pas, c'est que je suis sorti.

Pause 15 secondes

Et tu te souviens du conseil de Sylvan Muldoon, un Américain qui a passé sa jeunesse à sortir de son corps : au réveil, ta toute première pensée compte plus que tout. Si tu te réveilles immobile, comme englué, ne lutte pas : pense simplement à monter, doucement, vers le plafond.

Pause 15 secondes

Et s'il vient des vibrations, du bruit, une impression d'être aspiré, de tourner, de flotter… tout va bien. C'est le passage. Tu l'accueilles avec bonne humeur, et tu penses aussitôt à ton objectif. Une fois dehors, ne pense plus à ton corps : pense à ton objectif.

Pause 20 secondes

Maintenant, tu peux lâcher. Ce n'est plus à toi d'agir. Laisse le sommeil revenir, comme une marée lente… Garde seulement, au bord de la conscience, un petit fil : je sors maintenant.

Pause 30 secondes

Le corps s'endort… la conscience reste un peu éveillée, juste au-dessus… comme une veilleuse dans une maison qui dort.

Pause 40 secondes

Je sors maintenant… la lumière…

Pause 60 secondes Fin · aucun retour, la voix s'efface

Si rien ne se passe, rendors-toi sans regret : la programmation agit souvent en différé, au moment du rendormissement ou un peu plus tard. Au réveil, note tout, même un rêve de vol, même un écho de vibrations.

Trois bougies dans une pièce sombre
Au coucher · 10 min · William Buhlman

Le chemin des trois cibles

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après la technique de la cible de William Buhlman (Adventures Beyond the Body), sa préférée. Au coucher, ou au recoucher d'une nuit programmée, allongé. Environ 10 minutes, sans retour : on s'endort dedans.

À préparer dans la journée : choisis trois objets dans une autre pièce que ta chambre (un fauteuil aimé, un objet chargé de sens, une chose belle à regarder). Va les voir, touche-les, observe-les sous tous les angles : couleur, poids, froid ou chaud, petits défauts. Mémorise aussi le trajet de l'un à l'autre. Buhlman conseille de garder les mêmes cibles trente jours de suite.

Tu peux te laisser aller dans le lit. Le corps lourd. Le souffle qui ralentit de lui-même.

Pause 20 secondes

William Buhlman, un explorateur américain qui enseigne la sortie hors du corps depuis les années quatre-vingt-dix, a commencé ainsi : en revisitant, chaque soir, le salon de sa mère, jusqu'au moindre motif du tapis. Une nuit, il s'y est retrouvé pour de bon.

Pause 10 secondes

Ce soir, tu vas faire le même voyage. Pas besoin de voir : il suffit de sentir. Lève-toi en pensée de ton lit. Sens le sol sous tes pieds. Marche jusqu'à la porte de ta chambre. La poignée, fraîche dans la main.

Pause 20 secondes

Le couloir. Les quelques pas. Et la pièce où t'attendent tes trois cibles.

Pause 15 secondes

Va jusqu'à la première. Touche-la. Sa matière, son poids, sa température. Regarde-la de près, puis d'un peu plus loin. Elle est exactement comme cet après-midi.

Pause 40 secondes

Le trajet jusqu'à la deuxième. Quelques pas. Et tu la touches à son tour. Sa forme sous tes doigts. Un détail que toi seul connais.

Pause 40 secondes

Puis la troisième. Prends-la, si elle se laisse prendre. Sens-la. Respire son odeur, peut-être.

Pause 40 secondes

Et maintenant, l'affirmation de Buhlman. Il la répétait des dizaines de fois, jusqu'à ce qu'elle soit sa dernière pensée avant le sommeil : Maintenant, je suis hors de mon corps.

Pause 10 secondes

Maintenant, je suis hors de mon corps.

Pause 15 secondes

Continue seul, à ton rythme : le chemin des trois cibles, et la phrase, de plus en plus intense, comme une évidence. Maintenant, je suis hors de mon corps. Jusqu'à t'endormir dedans.

Pause 60 secondes

Et s'il vient des vibrations : ne bouge pas, laisse-les s'étendre, et dis-toi simplement : je vais vers la porte.

Pause 60 secondes

Maintenant… je suis hors de mon corps…

Pause 120 secondes Fin · aucun retour, la voix s'efface

Le matin, note ce dont tu te souviens, même un rêve où tu étais dans cette pièce : Buhlman y voyait souvent le premier pas.

Un oiseau qui s'envole vers la Voie lactée
Au coucher · 12 min · Muldoon

Le rêve de l'envol

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Sylvan Muldoon, qui a inventé le rêve de l'ascenseur dans La Projection du corps astral (1929), repris par Akhena dans Sortir de son corps ; la course qui s'envole vient des techniques d'imagerie d'Akhena.

Au coucher, lumière éteinte, allongé dans ta position de sommeil. Tu peux t'endormir pendant la séance : c'est même le but. Environ 12 minutes.

Deux imageries d'envol, à choisir selon ton goût : l'ascenseur jusqu'au septième étage et la course qui finit en envol. La voix s'efface à la fin, sans retour.

Tu peux te laisser aller dans le lit. Les épaules qui s'abandonnent. Le visage qui se détend. La journée qui se retire, comme une vague qui laisse le sable lisse.

Pause 20 secondes

Avant de rêver, tu poses une intention, avec des mots simples : Tout détail anormal dans mon rêve me fera prendre conscience que je suis hors de mon corps.

Pause 10 secondes

Tout détail anormal dans mon rêve me fera prendre conscience que je suis hors de mon corps.

Pause 15 secondes

Et maintenant, laisse venir un ascenseur. Un vieil ascenseur, de préférence, de ceux qui grincent un peu. Tu es à l'intérieur. Les portes se referment.

Pause 10 secondes

Il démarre. Tu sens la petite secousse, le léger vertige, le mouvement qui t'emporte vers le haut. Le moteur vibre doucement sous tes pieds. Au-dessus de la porte, les chiffres s'allument, un à un, d'une lumière rouge.

Pause 10 secondes

Un… deux… trois…

Pause 5 secondes

La vibration monte dans les jambes, dans le dos. La vitesse augmente.

Pause 5 secondes

Quatre… cinq… six…

Pause 5 secondes

Sept.

Pause 5 secondes

L'ascenseur s'arrête. Les portes s'ouvrent sur la terrasse d'un immeuble, en pleine nuit. Au-dessus de toi, le ciel étoilé, immense, tout proche. L'air est frais. Tu fais un pas… et tu t'envoles vers les étoiles.

Pause 20 secondes

Niveau sept. Je sors. Ciel étoilé. Je bondis.

Pause 20 secondes

Encore une fois, plus lentement. Les portes. Le mouvement qui t'emporte. Les chiffres rouges… un… deux… trois… quatre… cinq… six… sept. La terrasse. Le ciel. L'envol.

Pause 40 secondes

Si tu préfères la course : tu cours sur une longue piste, au petit matin. D'abord en petites foulées. Puis de plus en plus vite. Tes pieds touchent à peine le sol… tu cours sur la pointe des pieds… et tu décolles. Tu sens le travail des muscles, le rythme du souffle, puis la légèreté, et l'air qui te porte.

Pause 60 secondes

Muldoon donnait trois règles : le rêve doit être agréable, il doit monter, et il doit être le même chaque nuit, pour creuser son sillon. Et au moment où le sommeil arrive, saute dans l'image.

Pause 15 secondes

Garde l'image qui te plaît. Rêve-la. Laisse-la t'emmener dans le sommeil. Si tu te retrouves dans l'ascenseur, sur la terrasse, en plein vol, tu sauras : je suis sorti.

Pause 30 secondes

Niveau sept… je sors… ciel étoilé… je bondis…

Pause 120 secondes Fin · aucun retour, la voix s'efface

Imagine aussi ce rêve dans la journée, dans tes moments de détente : c'est la répétition qui le fait venir la nuit.

Fiches pratiques

Ce qui ne s'écoute pas, se lit.

Ces moments-là se vivent sans audio : au réveil, en pleine nuit, ou en sortie. Mieux vaut les connaître par cœur avant d'en avoir besoin.

L'objectif et l'image-symboleAkhena, Buhlman, Raduga · dès la semaine 1

Sans objectif, l'état vibratoire devient un tohu-bohu dans lequel on ne sait plus ce qu'on voulait. Avec un objectif clair, programmé, on sait où aller dès que la porte s'ouvre. Akhena propose trois étages :

  • L'objectif immédiat : simplement être conscient d'être sorti. Aller dans la pièce voisine, regarder sa chambre d'en haut, toucher un objet familier.
  • L'objectif vérifiable : décrire une pièce telle qu'elle est, ou un objet mystère disposé par quelqu'un d'autre (voir la fiche dédiée).
  • L'objectif ultime : rencontrer son guide, explorer ce que l'on est, éclairer sa conscience.

L'image-symbole est une image qui représente pour toi la sortie : un oiseau qui plane, une mouette, le ciel, un ballon qui s'élève. Tu la choisis une fois pour toutes, tu la places dans ta vie de tous les jours (fond d'écran, carte postale, porte-clés), et chaque fois que tu la croises, tu te demandes : suis-je en sortie ? Un jour, tu la croiseras la nuit, et la question te réveillera dans ton corps d'énergie. Chez l'un de ses élèves, l'image-symbole était le ciel : en rêve, le ciel est apparu, et il a su.

William Buhlman propose de rendre l'objectif physique : trois cibles dans une autre pièce, repérées de jour en les touchant, puis parcourues chaque soir en pensée jusqu'au sommeil, trente jours de suite. Selon lui, cela marche même chez ceux qui « ne visualisent pas ». C'est la séance « Le chemin des trois cibles ».

Raduga conseille un plan de deux ou trois tâches, précises et désirables, apprises par cœur ; pour la première fois, se regarder dans un miroir. Pendant la première tâche, on pense déjà à la deuxième : un plan fort aide même à sortir.

Trois règles : ne jamais abandonner sa programmation ni son image-symbole ; ne pas multiplier les programmations, une seule à la fois ; programmer à l'avance, pas à la dernière minute.

Le déclencheur « allumer la lumière »Akhena · pour se réveiller dans son corps d'énergie

Toutes les nuits, ton corps d'énergie sort et agit seul, sans ta conscience. Si tu lui donnes une consigne, il fera tout pour l'exécuter. La consigne d'Akhena tient en une phrase, à poser en t'endormant ou en te rendormant :

« Dès que je serai endormi, j'irai allumer la lumière de ma chambre. Si la lumière ne s'allume pas, c'est que je suis sorti. »

Ton corps d'énergie va vers l'interrupteur et ne peut pas l'actionner : sa main passe au travers, ou rien ne se passe. Cette anomalie réveille ta conscience. Tu es déjà dehors : il n'y a plus qu'à aller vers ton objectif.

  • Répète le mini-scénario dans la journée : fais physiquement le trajet du lit à l'interrupteur, allume, et dis-toi : la lumière s'allume, donc je suis dans mon corps physique.
  • Joue-le en relaxation, et à l'endormissement : je vais allumer, la lumière ne s'allume pas, je suis sorti.
  • Comme rattrapage : après une séance de nuit sans résultat, rendors-toi avec le déclencheur.
  • Pour tous tes rêves : « Tout détail anormal dans un rêve me fera prendre conscience que je suis hors de mon corps. »
  • Je ou tu : certains préfèrent s'adresser à leur corps d'énergie en le tutoyant (« tu iras allumer la lumière »). Choisis ce qui te semble naturel.

Tu peux prendre n'importe quel geste habituel que ton corps d'énergie ne pourra pas exécuter : te verser un verre d'eau, ouvrir une porte. Le corps d'énergie est parfois farceur : il crée une lampe qui s'allume, un lustre que tu n'as pas, une poire électrique d'autrefois. Tout ce qui n'est pas comme d'habitude est un signal.

Michael Raduga, qui a beaucoup observé ce geste, confirme que les interrupteurs ne marchent presque jamais dans ces états : c'est un excellent test. Pour y voir, en revanche, mieux vaut regarder ses mains de près, sans jamais ouvrir ses yeux physiques.

C'est la porte la plus douce, idéale si tu crains l'état vibratoire. Mais la conscience y est moins stable : moments lucides, retours au rêve, trous. Akhena le garde en solution de secours : la sortie la plus consciente, du début à la fin, passe par l'état vibratoire.

La nuit programméeAkhena, Muldoon et Raduga · semaines 9 à 12

Les trois auteurs s'accordent sur l'essentiel : le meilleur moment n'est pas le soir, c'est au sortir du sommeil, après plusieurs heures de repos. Sylvan Muldoon le constatait déjà en 1929 ; Akhena programme ses sorties à quatre heures après un coucher à 22 heures ; Michael Raduga en a fait une méthode qu'il appelle « différée ». Voici la synthèse.

  • Dans la journée : la méditation de base (Akhena), une technique de préparation, et la répétition de la minute du réveil (Raduga). Jamais d'entraînement le soir d'une tentative : Raduga y voit une des erreurs les plus graves.
  • Au coucher : ta programmation et ton objectif (« Cette nuit, je sors à cinq heures »), et si tu veux « Le rêve de l'envol ». Une intention claire suffit ; tu peux la dire à voix haute.
  • Le premier sommeil : environ six heures. Pour régler l'alarme, retire deux heures à ton heure de lever naturelle (Raduga). Moins, le sommeil qui suit est trop profond ; plus, il reste trop peu de temps. Akhena demande quatre cycles d'une heure et demie : on arrive au même point.
  • Le vrai lever : de quelques minutes à trois quarts d'heure. Quelques pas, un verre d'eau, les toilettes, relire ses consignes. Ni trop réveillé, ni trop endormi : à toi de trouver ton intervalle.
  • Le recoucher : écoute « Je sors maintenant », ou pratique allongé ta technique préférée. Puis rendors-toi, sans alarme, avec l'intention de faire la minute à chaque réveil. Akhena constate que la sortie vient souvent au moment même du rendormissement.
  • Les deux à quatre heures qui suivent : tu te réveilleras plusieurs fois, environ toutes les heures et demie. À chaque réveil : la minute, sans bouger. Puis le sommeil, encore, avec la même intention.
  • Si tu ne te réveilles pas : l'intention était trop faible, ou le premier sommeil trop court. Si tu ne te rendors pas : raccourcis le lever.
  • Au réveil final, note tout : rêves de vol, vibrations, échos lointains.

Raduga impose aux débutants deux ou trois nuits par semaine au maximum, de préférence la veille d'un jour de repos, et une pause d'une semaine après une dizaine de tentatives infructueuses : la pratique quotidienne épuise et bloque. Ton sommeil passe avant tout.

La minute du réveilMichael Raduga · à connaître par cœur

Raduga, qui a enseigné à des milliers de personnes au centre de recherche qu'il a fondé, résume sa méthode en une minute, au moment exact du réveil. La règle d'or : ne pas bouger, ne pas ouvrir les yeux. Et si tu as bougé, essaie quand même, avec assurance.

  1. Être à destination, trois à cinq secondes : te sentir déjà devant ton objectif, le toucher, le regarder. La moindre sensation, c'est gagné.
  2. Se séparer, trois à cinq secondes : rouler hors du corps, se lever d'un coup, léviter, tomber à travers le lit. Sans muscles, sans imaginer : une vraie tentative.
  3. Les cycles : deux ou trois techniques, trois à cinq secondes chacune, en boucle, au moins quatre fois. Dès qu'une répond, tu t'y tiens, tu l'intensifies, et c'est de là que tu te sépares.
  4. Au bout d'une minute, quoi qu'il arrive, tu t'arrêtes et tu te rendors avec l'intention de recommencer au réveil suivant.
  • Observer les images derrière les paupières, d'un regard large, sans chercher les détails.
  • Le mouvement fantôme : bouger une main sans muscles ni image. Si elle bouge, augmenter l'amplitude.
  • La rotation autour de l'axe tête-pieds, les yeux roulant du côté où l'on tourne.
  • L'écoute du bruit intérieur, jusqu'à ce qu'il monte et plafonne.
  • Le mouvement imaginé : nager, ou grimper à la corde de Robert Bruce.

Choisis deux ou trois techniques de natures différentes (une image, un son, un mouvement) et entraîne-les de jour avec la séance « Répéter la minute du réveil ». Raduga estime qu'au moins un tiers des tentatives jugées ratées par les débutants étaient en réalité réussies, mais non reconnues. Les chiffres de réussite qu'il annonce (la moitié des débutants en moins de cinq essais) viennent de ses stages, pas d'études indépendantes.

Faire le mortAlan Worsley, Stephen LaBerge · quand on se réveille d'un rêve lucide

Tu étais lucide, et tu t'es réveillé trop tôt. Rien n'est perdu. L'Anglais Alan Worsley, l'un des premiers rêveurs lucides étudiés en laboratoire, avait une méthode, que Stephen LaBerge rapporte :

  • Ne bouge pas du tout. Pas un doigt, pas les yeux. Fais le mort, comme un enfant qui joue à disparaître sous les draps.
  • Détends-toi entièrement, sans chercher à te rendormir ni à rester éveillé. Juste immobile, et tranquille.
  • Garde l'intention de retrouver le rêve, sans effort, comme on garde une porte entrouverte.
  • En fin de nuit, le sommeil paradoxal revient souvent en quelques minutes, parfois tout de suite. Tu peux alors rentrer dans le rêve en restant conscient, parfois dans la même scène.

Worsley dit avoir enchaîné ainsi des dizaines de rêves lucides. Si rien ne vient au bout de quelques minutes, tu peux essayer « La minute du réveil », ou simplement te rendormir. Comme tout ce qui se fait au réveil sans bouger, c'est une fiche, pas un audio.

Entrer depuis l'éveil : deux corps, un corps, sans corpsStephen LaBerge, d'après Paul Tholey et Swami Rama · trois façons d'entrer

LaBerge décrit trois manières d'entrer dans le rêve en restant conscient, après un réveil en fin de nuit ou pendant une sieste. Elles se font allongé, sans bouger : ce sont des fiches, pas des audios. Essaie-les toutes, puis garde celle qui te va.

  • Les deux corps : allongé sur le dos ou sur le côté droit, contracte puis relâche tout le corps. Pose l'intention d'entrer consciemment dans le rêve. Puis promène ton attention, encore et encore, sur une série de points du corps, du front aux pieds. Guette les vibrations, les sensations étranges, l'impression que le corps se déforme : ce sont les signes que le sommeil paradoxal arrive. Quand ils sont nets, sors dans ton corps de rêve : flotte, roule, glisse hors du lit, enfonce-toi dans le sol, monte vers le plafond. Et rappelle-toi aussitôt que tout est rêve, y compris le lit que tu viens de quitter.
  • Un seul corps : pour LaBerge, il n'y a qu'un corps vécu, l'image que le cerveau en fabrique. Si elle semble paralysée, c'est que les sens lui disent encore que le corps est immobile. Quand ils se taisent, tu peux simplement imaginer que tu es ailleurs, dans une autre position, debout dans une autre pièce : l'image du corps suit.
  • Sans corps (le « point » de Tholey) : en t'endormant, pense que ton corps va devenir imperceptible. Puis vis-toi comme un simple point de conscience, qui flotte comme une poussière dans un rayon de soleil. Tu peux laisser venir les images de l'endormissement et voyager dans la scène qui se forme.

La paralysie qui accompagne ces passages est sans danger, même si elle impressionne, parfois avec une impression de présence. LaBerge le rappelle : paniquer la fait durer, se détendre la fait passer. Si tu as peur, bouge un doigt, et tout rentre dans l'ordre.

Traverser l'état vibratoireAkhena, Buhlman, Muldoon, Raduga · ce qui arrive au seuil

Akhena considère que l'état vibratoire accompagne toute sortie consciente, même s'il passe parfois inaperçu. Il est très varié, jamais tout à fait le même : vibrations par vagues, bourdonnement, picotements électriques ; bruits énormes (craquements, sonneries, grondement d'avion, foule, voix qui appellent par le prénom) ; impressions d'être aspiré, tiré par les cheveux, de tourner, de flotter ou de s'enfoncer, de lit qui bouge ; cœur qui bat fort. Il démarre souvent avec violence.

Il n'est pas dangereux. Les médecins décrivent les mêmes sensations dans la paralysie du sommeil, un phénomène courant, bien étudié, sans danger. Akhena y voit un seul phénomène, vu de deux côtés : de l'intérieur par l'explorateur, de l'extérieur par le médecin.

Ce qui le fait durer, c'est l'hésitation : la peur, le doute, un objectif mal défini. Deux portes, toutes deux bonnes :

  • Tu te décides entièrement et tu te centres sur ton objectif : la sortie suit, par la tête, par les pieds, ou en glissant sur le côté.
  • Tu penses à ton corps physique, tu bouges un doigt, tu respires lentement : tout rentre dans l'ordre, et tu recommenceras une autre nuit.

William Buhlman résume ce passage en quatre temps : rester calme ; ne pas bouger, et laisser les vibrations s'étendre à tout le corps ; se diriger en pensée vers un autre endroit, en se disant « je vais vers la porte » ; une fois dehors, ne plus penser au corps. Dans une enquête auprès de 339 personnes ayant vécu une sortie (Twemlow, 1982), la moitié avaient senti des vibrations et plus d'un tiers entendu des bruits au début.

La meilleure attitude, dit Akhena après des milliers de sorties, est de l'accueillir avec bonne humeur. Et s'il vient avant ou après l'heure programmée, profites-en : ne laisse pas une sortie t'échapper.

Fourmillements après un exercice ? Ce n'est pas un début d'état vibratoire : ce sont les effets de la respiration rapide. L'état vibratoire est d'une tout autre ampleur, et tu ne pourras pas les confondre.

Une fois dehors : approfondir, rester, revenirAkhena, Raduga, Muldoon, Buhlman
  • Reste calme. La joie et l'excitation ramènent au corps (Akhena). Muldoon le mesurait : tout ce qui accélère le cœur tire vers le corps, une respiration lente et calme aide à rester.
  • Approfondis tout de suite (Raduga) : change de posture par rapport à ton corps, mets-toi debout ; puis palpe tout ce qui t'entoure, sans rester plus d'une seconde au même endroit, et regarde tes mains de près, à dix ou quinze centimètres, détail après détail. Cinq à dix secondes suffisent pour que tout devienne net. Fais-le en marchant vers ton objectif.
  • Donne des instructions nettes : « Maintenant, je vois. » « Maintenant, j'entends. » (Akhena). William Buhlman réclame « Clarté, maintenant ! » dès la sortie, à chaque changement de lieu et toutes les quelques minutes ; « Présence, maintenant ! » quand le corps semble lourd ; « Je me souviens de tout ! » avant de rentrer. Et il prévient : ces demandes sont prises au pied de la lettre. Un jour, il a réclamé une conscience « éveillée » et s'est réveillé dans son lit. Ne mentionne jamais le corps.
  • Ne pense ni à ton corps, ni à la fin (Raduga). Évite les phrases « je sors de mon corps », « je me réveille » : tu es déjà dehors. Pense à ton objectif, ou dis « Je vole ».
  • Pour changer de lieu (Stephen LaBerge) : choisis ta destination d'avance, une personne, un lieu, une époque, et apprends-la par cœur en une phrase courte. Sur place, quand la scène pâlit ou que tu veux partir, tourne sur toi-même, bras ouverts, en répétant la phrase, jusqu'à ce qu'une scène stable apparaisse.
  • Si tout se brouille : frotte-toi les mains, palpe, accroche-toi à un objet, tourne sur toi-même (Raduga) ; si les scènes changent trop vite, fixe un seul objet (Buhlman). Le premier décor ressemble à ta maison sans lui être identique : ce n'est pas forcément un rêve.
  • Si tu te retrouves dans ton lit : c'est peut-être un faux retour. Raduga estime que la plupart de ces retours sont faux. Retente aussitôt la séparation, ou fais un test : fixe le bout de ton doigt dix secondes (dans la phase, il se déforme), cherche ce qui cloche dans la pièce, essaie d'allumer la lumière.
  • Le retour se fait tout seul : il suffit de penser à son corps physique. La secousse du retour est sans gravité, et signe qu'on était bien sorti (Muldoon). Après un retour brutal, un léger malaise passager est possible : rendors-toi. Et si tu te sens encore « à côté » au réveil, la fiche « Partir et revenir » t'aide à te retrouver.

Raduga rappelle que ces expériences sont courtes, une à deux minutes réelles le plus souvent, même si elles paraissent bien plus longues. On ne les mesure pas en minutes, mais aux tâches accomplies.

Se souvenirRobert Bruce · le module mémoire

Robert Bruce avance une hypothèse qui encourage : beaucoup de sorties ratées seraient des sorties oubliées. Au retour, le cerveau garderait surtout le souvenir du corps resté au lit. D'où quelques gestes simples, présentés par lui comme des moyens, pas comme des preuves :

  • Les premières fois, sors très peu de temps : une dizaine de secondes. Regarde tes mains, éloigne-toi de quelques mètres, reviens. « Une sortie de dix secondes dont on se souvient vaut mieux que mille nuits oubliées. »
  • La phrase de rentrée : en revenant, deux ou trois mots qui résument ce que tu as vécu, dits avec force.
  • Les mots-clés : avant même de te lever, quelques mots dans l'ordre. Tu développeras plus tard.
  • Les phrases amorces, assis au bord du lit : « J'ai senti des vibrations, et puis… ? » « J'étais dans le couloir, et puis… ? » Garde la question en arrière-plan quelques heures : des souvenirs remontent parfois en milieu de matinée.
  • Le commentaire : pendant la sortie, raconte-toi ce que tu fais, et dis-toi « je me souviendrai de tout ».
Le désir comme moteurSylvan Muldoon · sans privation

Pour Muldoon, ce n'est pas la volonté de la tête qui fait sortir, mais un désir profond, qui remonte pendant le sommeil et met le corps d'énergie en mouvement quand le corps physique, lui, ne peut pas bouger. Il utilisait la soif ; nous gardons le principe, sans la privation :

  • Choisis dans ta maison un objet beau ou aimé, à un endroit précis, pas trop près de ton lit.
  • Le soir, regarde-le cinq minutes. Puis fais à pied le trajet du lit jusqu'à lui, lentement, en pensant que tu le feras cette nuit.
  • Couché sur le dos, rejoue ce trajet en pensée, et dis-toi : « En le touchant, je m'éveille. » Muldoon insistait sur cette suggestion de lieu : précise, à un endroit réel.
  • Le désir le plus fort est souvent affectif : retrouver quelqu'un, consoler, rejoindre. Akhena le constate aussi : l'amour et l'émotion sont d'excellents inducteurs de sortie. Mais toujours avec l'accord de l'autre.

Muldoon conseillait aussi de garder un seul rêve d'action, toujours le même, nuit après nuit, et de nourrir le désir dans la journée : lire un récit d'aviateur, regarder un oiseau planer.

Les formes de la séparationMuldoon, Raduga, Bruce, Buhlman · ce qui peut arriver

Savoir à quoi s'attendre fait baisser la peur, et la peur est la première cause d'échec. Voici ce que décrivent les auteurs, comme des repères et non comme un passage obligé.

  • Les étapes de Muldoon : une sensation d'être englué, immobile ; puis un flottement à l'horizontale, à quelques centimètres ; des vibrations de haut en bas ; une montée en zigzag jusqu'à un mètre ou deux ; enfin le redressement, debout. Près du corps, sur quelques mètres, tout est instable : on est vite ramené.
  • Les formes de Raduga : le plus souvent, un mouvement ordinaire, comme pour se lever ; parfois une résistance élastique, une lourdeur, une jambe ou la tête qui reste coincée (change de direction, insiste) ; parfois l'impression d'avoir deux corps ; parfois on est aspiré dans une image, ou l'on se réveille déjà dehors.
  • Les sensations que décrit Bruce : vibrations partielles (les zones qui ne vibrent pas sont encore tendues), cœur qui s'emballe, pression dans la poitrine ou à la tête, bruits, impression de toiles d'araignée sur le visage, chute brutale. Connu, passager, et l'on peut toujours arrêter en pensant à son corps.
  • Les sept façons de Buhlman : flotter ; s'asseoir puis se lever, sa méthode pendant dix ans, la plus facile à contrôler parce qu'elle ressemble à un geste ordinaire ; rouler sur le côté ; demander « je me sépare maintenant » ; se tirer dehors en agrippant un objet ; se retrouver d'un coup ailleurs ; demander de l'aide.
  • Si tu crois avoir bougé pour de vrai : ce n'est souvent pas le cas. Raduga estime qu'une partie importante des sensations du réveil, mouvements compris, sont fantômes. Recommence.

Une précaution de Raduga : ne jamais tenter une expérience risquée (sauter d'une fenêtre pour voler) tant que l'on n'est pas absolument sûr de distinguer la sortie de la réalité.

Rêve lucide ou sortie ? Reconnaître une projectionAkhena, Raduga, Tenzin Wangyal

Dans un rêve lucide, tu sais que tu rêves et tu peux tout modifier : tu crées. On y ressent souvent une jubilation extraordinaire. Akhena n'a jamais observé d'état vibratoire avant un rêve lucide.

En sortie, tu es dans un monde qui existe en dehors de toi. Tu ne le modifies pas à ta guise, les autres êtres n'obéissent pas à ta volonté, la matière de ce monde-là peut te résister.

Pour passer du rêve lucide à la sortie, détache-toi de l'intérêt du rêve et rappelle-toi l'objectif précis que tu voulais accomplir en sortie. Évite toute injonction qui fait allusion au corps physique ou au réveil.

Les projections : ton esprit peut plaquer des images sur ce qui t'entoure, et même créer des personnages. Une projection est nourrie de ta propre énergie et n'en émet aucune : dès que tu l'identifies comme telle, ou que tu en détournes ton attention, elle se dégonfle et disparaît. Un être réel dégage quelque chose : un sentiment, une chaleur, une vibration que l'on perçoit souvent au niveau du cœur.

Michael Raduga, lui, observe que ces espaces se modèlent sur nos attentes : qui a beaucoup lu sur les « attaques astrales » en rencontre. Son conseil face à ce qui effraie : c'est d'abord ta peur qui te fait face. Ne fuis pas, avance d'un pas.

Si une présence te met mal à l'aise : la bulle de lumière rose, l'appel à tes guides, ou simplement penser à ton corps pour rentrer. Et une règle de la charte : on n'entre chez personne sans son accord.

Une autre lecture, celle de Stephen LaBerge, le chercheur de Stanford qui a prouvé le rêve lucide en laboratoire : pour lui, il n'y a qu'un seul corps vécu, l'image du corps que fabrique le cerveau. Quand les sens se coupent, au bord du sommeil, cette image peut se détacher de la position du corps couché, et l'on se vit ailleurs. Une sortie serait alors un rêve vécu dans l'image du corps. Il propose un test simple à qui pense voyager hors de son corps : relire un texte deux fois, regarder deux fois une montre numérique. S'ils changent, on est dans un monde construit de l'intérieur. Akhena et LaBerge ne sont pas d'accord, et personne n'a tranché : c'est exactement ce que les carnets peuvent éclairer. L'objet mystère est fait pour cela.

Tenzin Wangyal Rinpoché, maître de la tradition bön tibétaine, rappelle enfin le sens de tout cela : la lucidité n'est pas un but, mais une étape vers la clarté de l'esprit. Il propose de commencer le jour : se dire, devant chaque chose, « ceci est un rêve ». Celui qui s'éveille dans sa journée s'éveille plus facilement dans sa nuit.

L'objet mystèreAkhena · le protocole de vérification

C'est l'objectif vérifiable par excellence, inspiré du protocole qu'Akhena a suivi avec une équipe d'expérimentateurs :

  • Une personne de confiance choisit un ou plusieurs objets faciles à reconnaître (une forme, une couleur, un matériau) et les dispose, sans te les montrer, sur une table dans une pièce que tu n'utilises pas.
  • Une petite source de lumière éclaire les objets la nuit : une veilleuse, une diode, un cadran lumineux.
  • Tu programmes ta sortie avec cet objectif précis : « Cette nuit, je sors à cinq heures, et je vais voir la table. »
  • Au réveil, avant de vérifier quoi que ce soit, tu notes tout dans ton carnet : formes, couleurs, position, ambiance de la pièce. Puis tu dessines.
  • Ensuite seulement, tu compares. Honnêtement, avec les réussites et les erreurs. Les deux sont précieuses.

Akhena raconte elle-même des essais troubles, des objets invisibles, une table vue pivotée d'un quart de tour. C'est le prix de la rigueur. À ce jour, aucune étude contrôlée n'a démontré qu'on puisse identifier ainsi des cibles cachées : ce protocole est d'abord un moyen d'apprendre à distinguer, pour soi, ce qui est perçu de ce qui est imaginé.

Sortie choisie ou fuite ?Stanislav Grof · une distinction précieuse

Stanislav Grof, psychiatre, a accompagné avec Christina Grof des dizaines de milliers de séances. Il y a vu des expériences hors du corps paisibles, et d'autres qu'il dit étonnamment précises. Mais il a remarqué autre chose : quand un traumatisme a été extrême, la conscience peut aussi se séparer du corps qui souffre. La personne dit alors ne plus rien sentir. Grof y voit le même mécanisme que dans certaines expériences de mort imminente. Une sortie peut donc être un voyage, ou parfois un refuge. De là, quelques repères que nous en tirons :

  • Une sortie choisie vient d'une intention posée avant. Elle s'accompagne de curiosité, de calme, souvent de joie. On garde le désir de revenir, et le retour se fait sans peine. Après, on se sent plus vaste, et bien dans son corps.
  • Une sortie qui ressemble à une fuite arrive quand quelque chose de douloureux monte, ou à chaque fois qu'on se sent mal. Elle s'accompagne de froid, d'engourdissement, d'un vide, d'un sentiment d'abandon ou d'irréalité. Le retour est difficile, et on se sent ensuite loin de soi, coupé.

Un retour un peu brusque, une fois, ne fait pas une fuite : c'est la répétition qui renseigne.

Dans le second cas, on ne cherche pas à repartir. On revient au corps, doucement, avec les gestes de « Partir et revenir ». Si ces sorties-refuges reviennent souvent, ou si elles rappellent des moments de ta vie où tu t'es senti « absent de ton corps », c'est une information précieuse sur toi : parles-en à un professionnel qui connaît le traumatisme, et mets le programme en pause le temps d'en parler. Ce n'est pas un échec : c'est une autre porte, qui mérite d'être ouverte avec quelqu'un.

Partir et revenirFanny Van Laere et Leonard Orr, Gay Hendricks · l'ancrage après une forte expansion

Après une sortie, ou une séance où l'on s'est senti très vaste, il arrive qu'on reste un peu « à côté » : la tête qui flotte, le corps lointain, du mal à retrouver ses limites. Gay Hendricks, psychologue, note qu'on se cogne ou qu'on trébuche alors plus facilement. Quelques gestes simples ramènent dans le corps.

  • Ouvrir les yeux, t'asseoir, respirer un peu plus amplement : c'est ce que Fanny Van Laere et Leonard Orr conseillent à ceux qui « partent » à chaque séance de respiration. Plier les genoux, les pieds à plat, aide aussi, et sentir le poids du bassin.
  • Nommer intérieurement cinq choses que l'on voit, trois que l'on entend, une que l'on touche.
  • Toucher : frotter les mains, les bras, les cuisses ; masser la nuque ; boire un verre d'eau fraîche. Hendricks recommande le toucher pour retrouver ses limites.
  • Marcher, lentement, en sentant chaque pas, ou danser quelques minutes. Hendricks conseille de bouger plutôt que de rester allongé quand on se sent « granuleux » après de grands changements. Mais si c'est la nuit et que tu es simplement fatigué, le repos a aussi sa place.
  • Manger quelque chose de simple, sortir dehors, toucher un arbre, de l'herbe, de la terre.

Si quelque chose reste vif, la séance « L'atterrissage » te guide, dans les repères. Et pas de volant tant que tu ne te sens pas entièrement revenu.

Questions fréquentes

Au bord de la frontière.

Faut-il croire au corps astral ?

Non. Le programme reprend le vocabulaire d'Akhena (corps d'énergie, Feu, Diamant) parce que c'est celui de sa méthode, et qu'il aide à pratiquer. La recherche, elle, étudie l'expérience hors du corps comme un vécu, avec ses corrélats cérébraux, sans trancher sur ce qu'elle est au fond. Tu peux pratiquer avec curiosité, et te faire ton idée à partir de ton propre carnet.

Je ne sens pas le Feu

Beaucoup de gens ne sentent rien de particulier, et les exercices agissent tout autant. Penser suffit : la sensation vient parfois avec le temps, parfois jamais.

J'ai des fourmillements pendant le souffle rapide : est-ce l'état vibratoire ?

Non. Fourmillements, chaleur, bourdonnement après une respiration rapide sont les effets de l'hyperventilation. L'état vibratoire est d'une tout autre ampleur, et arrive au seuil du sommeil. Tu ne pourras pas les confondre.

J'ai peur de ne pas pouvoir revenir

Le retour est la chose la plus facile qui soit : il suffit de penser à son corps physique. C'est même la principale difficulté des débutants, qui reviennent beaucoup trop vite. Un bruit, une émotion, un bras engourdi suffisent à ramener.

Je rêve que je sors de mon corps : est-ce une sortie ?

Pas forcément. Akhena distingue le rêve, où l'on ne doute de rien, le rêve lucide, où l'on sait qu'on rêve et où l'on crée, et la sortie, où l'on est conscient de se trouver hors de son corps endormi, dans un monde qui ne nous obéit pas. Les rêves de vol, eux, annoncent souvent une sortie consciente proche.

La paralysie du sommeil me fait peur

C'est une expérience fréquente et sans danger. Reconnais-la, ne lutte pas, relâche les muscles, tourne ton attention vers quelque chose de bon. Puis, si tu le souhaites, sers-t'en comme d'une porte : pense à ton objectif. La séance « Traverser l'état vibratoire » t'y prépare.

Et l'alimentation ?

Ni Akhena ni Muldoon ne croient à un régime particulier. Seule la technique du souffle demande l'estomac vide. Muldoon proposait même de se coucher assoiffé pour que le désir de boire projette le corps d'énergie : c'est une privation, et nous ne la retenons pas. Son principe, en revanche, est précieux : un désir vrai, une émotion forte (retrouver quelqu'un, consoler, rejoindre) est un excellent moteur de sortie.

Faut-il de la musique ?

Ce n'est pas indispensable. Akhena recommande des fonds sonores qui favorisent la relaxation : musiques Hémi-Sync à peine audibles, bols tibétains, le son Om. Les séances enregistrées auront un fond très doux. Elle conseille aussi d'enregistrer son propre audio, avec sa voix : sa programmation, son objectif, son image-symbole, le scénario de sa sortie.

Les vibrations ne viennent jamais

Ce n'est pas un problème. Robert Bruce les voit comme un symptôme, pas une condition, et Michael Raduga constate que beaucoup sortent sans jamais les sentir. Viser les vibrations plutôt que la sortie est même une erreur fréquente.

Je suis sûr que rien ne s'est passé

Peut-être. Mais Raduga estime qu'un tiers des tentatives jugées ratées par les débutants étaient des réussites non reconnues : on arrive directement à destination sans sensation de sortie, ou la pièce est différente et l'on croit rêver. Et Robert Bruce pense que beaucoup de sorties sont simplement oubliées. D'où la fiche « Se souvenir ».

Akhena, Raduga, Bruce : qui a raison ?

Ils ne sont pas d'accord sur la nature de l'expérience : corps d'énergie et plans astraux pour Akhena et Bruce, état particulier du cerveau pour Raduga, qui affirme qu'aucune sortie physique n'a été prouvée. Ils se rejoignent pourtant sur presque tout ce qui marche : le réveil au petit matin, ne pas bouger, une intention claire, l'absence de peur, un objectif précis. Le programme garde ces points communs, et te laisse juge du reste.

Trois mois, et toujours rien

C'est fréquent, et cela ne dit rien de la suite. Akhena reçoit encore des appels d'anciens élèves, des années après : « ça y est, je suis sorti ». Continue avec les techniques qui te plaisent, garde le carnet, et sois attentif aux signes : rêves de vol, vibrations lointaines, réveils étranges.

Le bilan des douze semaines

Relire ses nuits, avec honnêteté.

  • Quelles techniques m'ont le mieux convenu : le souffle lent, le souffle rapide, les sons, l'image, le rêve ?
  • Ai-je senti le Feu, ou des vibrations, et à quel moment ?
  • Combien de nuits programmées, et que s'est-il passé, même partiellement ?
  • Ai-je vécu l'état vibratoire, une paralysie du sommeil, un rêve lucide, une sortie ? Comment les distinguer, avec mes mots ?
  • Ma peur a-t-elle changé ?
  • Si j'ai tenté une vérification : qu'ai-je noté, et qu'ai-je trouvé ?
  • Qu'est-ce que cette pratique a changé dans ma façon de voir ma conscience, et ma vie ?
Le carnet

Chaque séance, chaque nuit.

Sur papier ou sur téléphone. C'est cette trace honnête qui transforme des impressions en expérience.

  • La date, l'heure et la technique
  • La programmation et l'objectif
  • Les sensations : Feu, vibrations, bruits, mouvement
  • Ce qui s'est passé : rien, rêve, rêve lucide, état vibratoire, sortie
  • Pour une vérification : ce que j'ai noté avant de vérifier

Ton carnet de bord, la base de l'exploration

C'est lui qui transforme une suite de séances en vraie recherche intérieure. Séance après séance, tu notes ce qui se passe, et tu vois apparaître ce qui revient, ce qui change, ce qui marche pour toi. Sans trace, la mémoire arrange et oublie. Avec, tu gardes les résultats de ton aventure, et tu peux les relire dans un mois comme dans un an.

Toutes les séances du programme, avec les cases à cocher et les champs à remplir. Deux formats au choix : pour tes notes (Notes sur iPhone, Keep sur Android, n'importe quel éditeur), ou à imprimer en PDF, pour écrire au stylo.

Ton carnet de bord

Indique ton email : le téléchargement se lance tout de suite, et tu reçois aussi le carnet dans ta boîte mail pour le retrouver quand tu veux.

Quel format ?

Le vrai · les sources

Sur quoi s'appuie ce programme.

Ce programme n'a pas été évalué en tant que tel : il suit la méthode d'une enseignante et la confronte à ce que la recherche a établi sur l'expérience hors du corps, ses mécanismes et ses limites.

Hôpitaux universitaires de Genève · 2002

Une sortie provoquée dans le cerveau

Olaf Blanke et collègues, revue Nature

Ce qui a été fait
Chez une patiente épileptique, des électrodes ont stimulé une petite zone du cortex droit, le gyrus angulaire, à la jonction temporo-pariétale.
Résultat
À chaque stimulation un peu forte, elle s'est vue d'en haut, allongée sur le lit. Les auteurs y voient un défaut momentané d'intégration entre les informations du corps et celles de l'équilibre.
Limite
Une seule personne, dans un contexte médical ; cela montre où le cerveau construit la position du « soi », sans dire ce qu'est une sortie spontanée.

Nature (PDF)

Université d'Ottawa · 2014

Une sortie volontaire dans un scanner

Andra Smith et Claude Messier, revue Frontiers in Human Neuroscience

Ce qui a été fait
Une étudiante capable, depuis l'enfance, de se sentir sortir de son corps à volonté a reproduit l'expérience dans un scanner IRM.
Résultat
Pendant l'expérience, des régions liées à l'imagerie du mouvement et du corps s'activent fortement, surtout à gauche, tandis que le cortex visuel se met au repos. Les auteurs y voient une forme particulière, et très rare, d'imagerie kinesthésique.
Limite
Un seul cas ; l'expérience était vécue éveillée, sans état vibratoire.

Frontiers in Human Neuroscience

Université de Waterloo · 2009

La paralysie du sommeil, porte de la sortie

J. Allan Cheyne et Todd Girard, revue Cortex

Ce qui a été fait
Une vaste enquête auprès de milliers de personnes ayant vécu des paralysies du sommeil, en analysant leurs hallucinations.
Résultat
Les sensations de flotter, de voler, de tourner ou d'être aspiré, les « hallucinations vestibulo-motrices », sont étroitement liées aux expériences hors du corps vécues pendant ces paralysies. C'est le moment même que décrit Akhena sous le nom d'état vibratoire.
Limite
Une enquête sur des souvenirs ; elle décrit l'expérience, sans dire ce qu'elle est.

Cortex (PDF)

Université de Cambridge · 2020

Apprivoiser la paralysie du sommeil

Baland Jalal et collègues, revue Frontiers in Neurology

Ce qui a été fait
Dix personnes atteintes de paralysies du sommeil fréquentes ont suivi huit semaines d'une méthode en quatre gestes : se dire que c'est sans danger, prendre de la distance avec la peur, se tourner vers quelque chose d'aimé, relâcher les muscles.
Résultat
Les épisodes ont baissé d'environ moitié, et le malaise ressenti a tendu à diminuer ; rien ne changeait dans le groupe témoin. La séance « Traverser l'état vibratoire » reprend ces quatre gestes.
Limite
Une étude pilote, sur un petit groupe de personnes narcoleptiques.

Université de Cambridge

Université du Kansas · 1982

Ce que vivent ceux qui sortent

Stuart Twemlow, Glen Gabbard et Fowler Jones, revue American Journal of Psychiatry

Ce qui a été fait
Un questionnaire détaillé rempli par 339 personnes ayant vécu au moins une expérience hors du corps.
Résultat
La moitié décrivent des vibrations au début, plus d'un tiers des bruits (bourdonnement, grondement, musique). La grande majorité jugent l'expérience agréable, et beaucoup lui attribuent un changement durable de leur regard sur la vie. Un portrait qui correspond de près aux descriptions d'Akhena et de Buhlman.
Limite
Des personnes volontaires, qui se souvenaient de leur expérience : un échantillon qui n'est pas représentatif.

Étude AWARE II · 2023

Voir sans les yeux ? Pas encore démontré

Sam Parnia et collègues, revue Resuscitation

Ce qui a été fait
Pendant 567 arrêts cardiaques à l'hôpital, une image cachée, visible seulement d'en haut, et un son au casque ont été présentés aux patients.
Résultat
Sur 28 survivants interrogés, 11 se souvenaient d'une forme de conscience, dont 6 d'une expérience transcendante de la mort. Aucun n'a identifié l'image ; un seul a reconnu le son.
Limite
Très peu de survivants en état d'être interrogés ; l'absence de résultat ne tranche pas non plus.

Resuscitation

Les ouvrages · des praticiens

Les méthodes du programme

Akhena, Sortir de son corps (Channel Soleil) · Sylvan Muldoon et Hereward Carrington, La Projection du corps astral (1929) · Robert Bruce, Astral Dynamics et Energy Work · William Buhlman, Adventures Beyond the Body · Michael Raduga, The Phase · Tenzin Wangyal Rinpoché, Les Yogas tibétains du rêve et du sommeil · Stephen LaBerge et Howard Rheingold, Exploring the World of Lucid Dreaming

Ce qui a été fait
Akhena apporte la méditation et les sept techniques ; Muldoon, le rêve d'action et la première pensée ; Bruce, la corde et la mémoire ; Buhlman, les affirmations et les cibles ; Raduga, la minute du réveil et la méthode différée ; Tenzin Wangyal, le regard d'une tradition sur le rêve ; LaBerge, la lecture du chercheur (l'image du corps), « faire le mort » d'après Alan Worsley, les trois façons d'entrer depuis l'éveil et la rotation vers une destination.
Résultat
Chacun annonce des réussites nombreuses : environ trois élèves sur quatre en trois mois selon Akhena ; la moitié des débutants en moins de cinq essais selon Raduga, dans ses stages.
Limite
Des témoignages et des chiffres de stages, pas des études contrôlées. Les chiffres de Raduga viennent de ses stages, sans groupe témoin.

Ce qui reste ouvert

Personne ne sait encore ce qu'est vraiment une sortie hors du corps : une construction du cerveau à la frontière du sommeil, ou une perception qui le déborde. Les tentatives de vérification contrôlées n'ont pas abouti, et les récits d'explorateurs chevronnés restent nombreux. Les carnets de celles et ceux qui suivent ce programme, avec leurs réussites et leurs échecs notés honnêtement, en seront une petite part de réponse.