← Tous les programmes
Programme · Corps et souffle

La respiration holotropique.

Respirer un peu plus vite et un peu plus profond, sans pause, porté par la musique, et laisser une intelligence intérieure faire le reste. D'après Stanislav et Christina Grof, avec le souffle relié de Leonard Orr, la progression douce de Gay Hendricks et la physiologie expliquée par James Nestor. Six semaines pour apprendre, jusqu'à une traversée à deux.

6semaines
9séances
7fiches pratiques
1traversée à deux
Vagues sous un ciel rose et violet
La pratique

Du souffle perçu au souffle relié.

Grof résume sa méthode en une phrase : respirer un peu plus vite et un peu plus profond que d'habitude, en reliant l'inspiration et l'expiration, avec une pleine attention à ce qui se passe en soi. Le reste, la musique et le guérisseur intérieur s'en chargent. Ce programme y mène pas à pas : d'abord sentir son souffle, puis le relier par vagues courtes, puis le laisser porter par la musique, de plus en plus longtemps.

Comment s'y prendre

  1. Lire les fiches « Avant de commencer » et « Ce que le corps fait ».
  2. Suivre les semaines dans l'ordre : chaque séance prépare la suivante.
  3. À partir de la semaine 4, une seule séance en musique par semaine. Les autres jours, quelques minutes de souffle tranquille ou du « Cœur en cohérence » suffisent.
  4. Dès la semaine 3, après chaque séance : le mandala, le carnet, et « Revenir et accueillir ».
  5. Garder « L'atterrissage » sous la main, pour n'importe quelle séance, et « Le retour au calme » du Cœur en cohérence pour redescendre doucement après un souffle intense.

Ce que dit la recherche : en 2025, des équipes de Francfort et de Berlin ont mesuré, pendant des séances de respiration circulaire, que plus le gaz carbonique baisse, plus l'expérience est profonde, et que le bien-être augmentait une semaine après. Des résultats encourageants, encore obtenus sur de petits groupes de pratiquants expérimentés.

Avant de commencer

  • Toujours allongé, jamais debout, jamais dans l'eau ni dans le bain, jamais en conduisant. Pas d'alcool ni de substance avant, pas de conduite dans l'heure qui suit une séance longue.
  • Réservé aux adultes. En cas de problème cardiaque ou vasculaire, d'épilepsie, de grossesse, de glaucome, d'asthme, d'opération récente, de crises de panique, d'antécédent ou de traitement psychiatrique, on demande d'abord l'avis de son médecin (fiche « Avant de commencer »).
  • Picotements, chaleur, tête légère, mains qui se crispent : ce sont les effets connus du souffle rapide, passagers. On peut continuer en adoucissant l'expiration, ou ralentir et revenir au nez : tout se calme en quelques minutes.
  • Des émotions fortes peuvent monter, et c'est souvent le cœur de la séance. On les laisse passer. Si quelque chose reste vif après, « L'atterrissage », puis un professionnel si ça dure.
  • Grof ne propose pas de pratiquer seul : sa méthode se vit en atelier. Les séances seul sont ici plus courtes et plus douces, et la séance longue se fait à deux.
  • Ce programme n'est ni une thérapie ni un soin, et ne remplace aucun traitement.

Les programmes s'adressent aux adultes. Les précautions communes, la séance « L'atterrissage » pour redescendre et où trouver de l'aide : les repères.

La musique

Une vague en cinq temps.

Pour Grof, la musique est une onde porteuse : elle soutient le souffle, elle aide à traverser les passages où l'on voudrait s'arrêter. Il a remarqué qu'une séance suit d'elle-même une courbe, comme une vague : elle monte, culmine, puis redescend, même si l'on continue à respirer. La musique épouse cette courbe.

1

L'ouverture

Une musique fluide et encourageante, pour entrer dans le souffle.

2

La montée

Des rythmes de plus en plus intenses, des tambours, qui donnent de l'élan.

3

La percée

Une musique ample, orchestrale, sacrée, au sommet de la vague.

4

Le cœur

Une musique émouvante et chaleureuse, quand l'intensité décroît.

5

La méditation

Une musique apaisante, hors du temps, pour se poser.

Pour écouter

Fort, sans forcer

Un casque ou des enceintes, assez fort pour être porté, sans fatiguer l'oreille. Sans paroles dans une langue qu'on comprend : elles orienteraient l'expérience.

Semaine après semaine

Six semaines, de la base à la traversée.

Leonard Orr conseillait une dizaine de séances accompagnées avant de pratiquer seul ; Gay Hendricks, de toujours commencer par des vagues courtes. Ce programme reprend cette prudence à sa façon : la durée du souffle relié augmente doucement, et la séance la plus longue se fait à deux.

Semaine 1 · 18 min, 3 ou 4 fois

Habiter son souffle

Sentir avant de changer. Le souffle tel qu'il est, le diaphragme, la vague du ventre à la poitrine.

Semaine 2 · 22 min, 2 ou 3 fois

Le souffle relié

Enlever les pauses. Tirer l'inspiration, laisser tomber l'expiration, par vagues de 12 puis de 21 respirations.

Semaine 3 · 35 min, 1 ou 2 fois

Traverser les sensations

Quinze minutes de souffle relié. Picotements, émotions, crispations : apprendre à les traverser, ou à ralentir.

Semaine 4 · 45 min, une fois

Monter, culminer, redescendre

La première vague en musique. Une demi-heure de musique en cinq temps, une vingtaine de minutes de souffle relié.

Semaine 5 · 60 min, une fois

La séance pleine

Une demi-heure de souffle relié. Quarante minutes de musique : la séance de Grof, adaptée pour une pratique seul.

Semaine 6 · 2 h 30, à deux

La traversée

Respirer, accompagné. La préparation ensemble, la séance longue, le mandala, le partage.

Chaque fois

Revenir

L'atterrissage et l'accueil. Deux séances pour redescendre, intégrer, écrire.

Et ensuite

À l'occasion

Une grande séance de temps en temps. Seul ou à deux, en alternant les rôles. Et pour la méthode complète, un atelier avec des facilitateurs formés.

Séances guidées

Respirer, traverser, revenir.

Les enregistrements arrivent bientôt, avec leur musique. En attendant, lis le texte pour te familiariser avec chaque séance. Les séances en musique ne se pratiquent qu'avec l'enregistrement.

Un visage aux yeux fermés, qui respire
Semaine 1 · 18 min · Middendorf, Hendricks

Habiter son souffle

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Ilse Middendorf (le souffle perçu, présenté dans la revue The Healing Breath) et Gay Hendricks (Conscious Breathing, ses deux premières leçons). Allongé sur un sol ferme, les genoux pliés, les pieds à plat. Environ 18 minutes, trois ou quatre fois en semaine 1.

Aujourd'hui, on ne change pas encore le souffle. On fait connaissance avec lui. C'est la base de tout ce qui suit.

Tu peux t'installer sur le dos, les genoux pliés, les pieds posés à plat, à une distance confortable. Une main sur le ventre, l'autre sur la poitrine, ou les bras le long du corps, comme tu préfères.

Pause 15 secondes

Pour commencer, tu ne fais rien au souffle. Tu le laisses venir, et s'en aller, de lui-même. Dans la méthode d'Ilse Middendorf, qui a passé sa vie à l'étudier à Berlin, on ne fait pas le souffle : on le perçoit. On le laisse nous faire.

Pause 20 secondes

Remarque peut-être qu'il a trois temps, et pas deux. Il entre… il sort… et puis il y a une pause, un petit repos, avant que le suivant ne revienne. Personne ne décide de ce retour. Il arrive, comme une vague qui revient d'elle-même sur la plage.

Pause 30 secondes · le souffle tel qu'il est

Tu peux poser une main au milieu du corps, juste sous le sternum, là où les côtes s'écartent. Et sentir s'il y a, sous ta main, un mouvement. Petit, peut-être. Et te demander simplement : est-ce que ce pourrait être le souffle ?

Pause 30 secondes

Gay Hendricks, psychologue, a enseigné le souffle pendant des années. Sa première leçon est une leçon d'anatomie vécue. Tu peux poser le bout des doigts sur tes clavicules, ces deux os fins à la base du cou. Sens-les… puis laisse les mains revenir, et sens-les seulement avec l'attention.

Pause 15 secondes

Puis reprends les doigts, et descends le long du sternum, jusqu'à sa pointe, en bas. Puis suis le rebord des côtes, de chaque côté, jusqu'à la taille. Hendricks fait remarquer une chose que presque personne ne sait : les poumons sont petits en haut, et larges en bas. C'est en bas que le souffle a le plus de place.

Pause 20 secondes

Laisse les mains se poser sur le ventre. À l'inspiration, le diaphragme, ce grand muscle en forme de dôme sous les poumons, descend. Le ventre s'arrondit. À l'expiration, il remonte, et le ventre redescend. Chaque souffle masse doucement tout ce qu'il y a dedans.

Pause 30 secondes

Maintenant, un mouvement très petit. Sans le souffle d'abord. Tu peux cambrer doucement le bas du dos, de quelques centimètres, comme si un petit pont se formait sous toi… puis aplatis-le contre le sol. Lentement. Cambrer… aplatir… Comme une marée minuscule dans le bassin.

Pause 20 secondes

Et ajoute le souffle. Tu inspires en cambrant, le ventre qui s'arrondit. Tu expires en aplatissant, le ventre qui se vide. Hendricks appelle ça la respiration du bébé : presque tous les bébés respirent ainsi, et presque plus aucun enfant de onze ans.

Pause 60 secondes · inspirer en cambrant, expirer en aplatissant

Tu peux remarquer le coccyx, tout en bas. À l'inspiration, il roule un peu vers le sol ; à l'expiration, il revient vers toi. Tout le dos participe.

Pause 45 secondes

Laisse maintenant le mouvement du bassin s'effacer, et garde seulement la vague. À l'inspiration, le ventre se remplit d'abord… puis les côtes s'écartent sur les côtés… puis, à peine, le haut de la poitrine. À l'expiration, tout redescend dans le même ordre, comme une vague qui monte sur le sable et qui se retire.

Pause 90 secondes · la vague, ventre, côtes, poitrine

Si tu veux, à la fin d'une expiration, une toute petite pression du ventre, pour laisser partir la dernière goutte d'air… puis tu relâches tout, et l'inspiration arrive toute seule, sans effort. Hendricks y tient : l'expiration peut être complète, l'inspiration reste toujours détendue.

Pause 60 secondes

Et maintenant, tu ne fais plus rien. Le souffle retrouve son rythme à lui. Remarque simplement s'il est différent d'il y a quinze minutes. Plus bas ? Plus ample ? Plus calme ? Ou pareil. Tout est juste.

Pause 60 secondes

Garde de cette séance une seule chose, si tu veux : les poumons sont larges en bas. Dans la journée, quand tu y penses, laisse le souffle descendre là.

Pause 10 secondes

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Fin

Dans ton carnet : où le souffle bougeait au début, et où il bougeait à la fin. Trois mots suffisent.

Un anneau de lumière qui tourne dans la nuit
Semaine 2 · 22 min · Orr, Hendricks

Le souffle relié

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Leonard Orr (le souffle relié du rebirth, dans la version de Fanny Van Laere et Leonard Orr) et Gay Hendricks (Conscious Breathing, cinquième leçon avancée). Allongé, les jambes étendues. Par le nez. Environ 22 minutes, deux ou trois fois en semaine 2.

Les picotements, les bourdonnements, une chaleur dans les mains sont fréquents et passagers. Cette semaine, à la moindre gêne, tu laisses le souffle redevenir naturel et tu te reposes : Hendricks conseille de ne pas insister à travers une sensation désagréable.

Avant de commencer, trois repères, toujours les mêmes. Tu pratiques allongé, jamais debout, jamais dans l'eau, jamais en conduisant. Tu restes maître de ton souffle : à tout moment, tu peux ralentir, revenir au nez, ouvrir les yeux. Et rien n'est à réussir : ce qui vient est juste, y compris quand il ne vient presque rien.

Pause 8 secondes

Tu peux t'allonger sur le dos, les jambes étendues, les bras le long du corps, très détendus. Quelques souffles naturels, pour arriver.

Pause 20 secondes

Aujourd'hui, tu vas apprendre une seule chose : relier. D'habitude, le souffle fait une pause en haut, et une pause en bas. Dans la respiration circulaire, on enlève ces pauses. L'inspiration se change directement en expiration, et l'expiration en inspiration, comme une roue qui tourne sans s'arrêter.

Pause 10 secondes

Leonard Orr, qui a fait connaître cette respiration dans les années 1970, la résume en une phrase : tu tires doucement sur l'inspiration, et tu laisses tomber l'expiration. L'inspiration est active, sans forcer. L'expiration, tu ne la pousses pas. Tu ne la retiens pas non plus. Elle tombe, comme une feuille qui se détache de la branche. Ou comme un ballon qui se dégonfle.

Pause 10 secondes

Tu peux essayer, par le nez, lentement. Tirer doucement l'air… et laisser tomber… tirer… laisser tomber… sans pause entre les deux.

Pause 40 secondes · relier, lentement

Laisse le souffle redevenir naturel.

Pause 20 secondes

Maintenant, la méthode de Gay Hendricks : des vagues courtes, puis du repos. Tu vas faire douze respirations reliées, par le nez, dans le ventre. Environ trois secondes pour inspirer, trois secondes pour expirer. Tu peux les compter sur tes doigts. Puis tu te reposes une minute.

Pause 5 secondes

Première vague. Inspire… expire… sans pause… douze fois.

Pause 75 secondes · douze respirations reliées

Et tu te reposes. Le souffle fait ce qu'il veut. Remarque ce qu'il y a dans le corps : des picotements, un bourdonnement, une vibration, une chaleur ? Et derrière les paupières, la lumière : plutôt claire, plutôt sombre, un mélange ? Il n'y a pas de bonne réponse. Tu regardes.

Pause 60 secondes · repos

Deuxième vague. Douze respirations reliées.

Pause 75 secondes · douze respirations reliées

Repos. Hendricks appelle ces sensations l'énergie qui ruisselle. Elle apparaît souvent d'abord dans les mains et dans les bras.

Pause 60 secondes · repos

Troisième vague. Douze.

Pause 75 secondes · douze respirations reliées

Repos. Tu observes, sans rien vouloir garder ni chasser.

Pause 60 secondes · repos

Si tout est agréable, tu peux faire maintenant deux vagues plus longues, de vingt et une respirations, avec un repos plus long après chacune. Si tu te sens bien comme tu es, reste simplement au repos. Hendricks dit qu'il faut apprendre à s'arrêter quand on se sent bien, et pas seulement quand ça va mal.

Pause 5 secondes

Vingt et une respirations reliées. Tirer doucement… laisser tomber…

Pause 2 minutes · vingt et une respirations reliées

Repos. Une minute, deux minutes, autant que tu veux. L'énergie peut continuer à ruisseler toute seule.

Pause 90 secondes · repos

Une dernière vague de vingt et une, si tu le souhaites. Comme un surfeur qui reste sur le haut de la vague, sans chercher à aller plus loin.

Pause 2 minutes · vingt et une respirations reliées

Et maintenant, tu lâches complètement le souffle. Il reprend son rythme. Il peut y avoir une longue pause après une expiration : laisse-la, l'inspiration reviendra d'elle-même.

Pause 2 minutes · repos long

Et quand tu le sentiras juste, sans te presser, tu pourras commencer à revenir. Je vais compter de un à cinq, et à chaque nombre, un peu plus de présence peut revenir avec toi.

Un… la respiration s'approfondit d'elle-même, comme après une longue nage.

Deux… tu retrouves le poids du corps, le contact du sol, du siège ou du lit.

Trois… les doigts peuvent bouger un peu, les orteils aussi, comme on s'étire au matin.

Quatre… les sons de la pièce reviennent, familiers, rassurants.

Cinq… et quand tu le souhaites, tes yeux peuvent s'ouvrir. Tu es là, présent, en gardant en toi ce qui mérite d'être gardé.

Et relève-toi lentement, en passant par le côté. Après une respiration reliée, se lever vite peut faire tourner la tête un instant.

Fin

Dans ton carnet : ce que tu as senti après chaque vague, où, et avec quelle intensité, de 0 à 5. Et la couleur de la lumière derrière les paupières.

Des étincelles dans la nuit
Semaine 3 · 35 min · Orr, Van Laere, Grof, Nestor

Traverser les sensations

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Leonard Orr et Fanny Van Laere (ce qu'on fait des picotements, des crispations, de la somnolence), Stanislav Grof (le travail du corps en fin de séance), et James Nestor (ce que fait le corps). Allongé. Environ 35 minutes, une ou deux fois en semaine 3. Une couverture à portée de main : on passe souvent du chaud au froid.

Pour la première fois, le souffle relié dure une quinzaine de minutes. Relis la fiche « Ce que le corps fait » avant de commencer.

Avant de commencer, trois repères, toujours les mêmes. Tu pratiques allongé, jamais debout, jamais dans l'eau, jamais en conduisant. Tu restes maître de ton souffle : à tout moment, tu peux ralentir, revenir au nez, ouvrir les yeux. Et rien n'est à réussir : ce qui vient est juste, y compris quand il ne vient presque rien.

Pause 8 secondes

Tu peux t'allonger sur le dos, les pieds un peu écartés, les bras le long du corps, et si tu le veux, les paumes tournées vers le haut. C'est la posture que proposait Christina Grof : ouverte, réceptive, comme une main qui reçoit plutôt qu'une main qui prend.

Pause 10 secondes

Tu peux sentir le contact du corps avec le sol. Le poids des talons, des mollets, du bassin, des omoplates, de l'arrière de la tête. Ajuste ce qui demande à l'être. Puis laisse le sol porter, un peu plus à chaque expiration.

Pause 20 secondes

Tu peux aussi poser, à côté de toi, tes attentes. Ce que tu aimerais vivre, ce que tu préférerais éviter. Les Grof parlent d'un guérisseur intérieur : une intelligence en toi qui sait mieux que ta tête ce qui est prêt à se montrer aujourd'hui. Ton seul travail, c'est de lui laisser la place.

Pause 15 secondes

Laisse la détente monter, tout doucement, des orteils vers le sommet de la tête. Les pieds… les chevilles… les mollets… les genoux, et le creux derrière les genoux… les cuisses… les fesses, le bassin tout entier, aussi détendu qu'il peut l'être aujourd'hui.

Pause 20 secondes

Le ventre, ce ventre qu'on rentre si souvent dans la journée : il peut s'arrondir, se laisser aller. Le bas du dos… toute la colonne, vertèbre après vertèbre, jusqu'à la nuque… la poitrine… les épaules qui s'élargissent… les bras… les mains, jusqu'au bout des doigts.

Pause 20 secondes

La gorge… la langue, qui se pose… et la mâchoire, où beaucoup gardent leur tension. Elle peut se desserrer, au point que les lèvres s'entrouvrent un peu. Les joues… les yeux, lourds sous les paupières… le front… et le cuir chevelu, comme si une main très douce le lissait.

Pause 20 secondes

Le visage peut devenir neutre. Sans expression à tenir, sans image à donner. Personne ne te regarde. Tu es simplement là.

Pause 15 secondes

Le souffle maintenant. Tu peux commencer par le relier, comme la semaine dernière. Tirer doucement l'inspiration… laisser tomber l'expiration… sans pause.

Pause 30 secondes

Et cette fois, laisse-le devenir un peu plus ample, et un peu plus rapide que d'habitude. Pas beaucoup : juste assez pour sentir qu'il se passe quelque chose. Par le nez, ou par la bouche entrouverte si tu as besoin de plus d'air. Tu trouves ton propre rythme. Grof le dit : ce n'est pas la vitesse qui compte, c'est la qualité de ta présence.

Pause 2 minutes · le souffle relié, un peu plus ample

Peut-être que des sensations arrivent. Des picotements dans les doigts, autour de la bouche. De la chaleur, puis du froid. Une tête légère. James Nestor l'explique simplement. En respirant plus, tu rejettes plus de gaz carbonique. Ton sang change un peu de chimie, et le corps le signale. C'est connu, passager, et tu as toujours la commande.

Pause 10 secondes

Leonard Orr proposait une seule attitude : se détendre dans les sensations. Ne pas les combattre, ne pas les chercher. Les laisser vibrer, comme on laisse une vague passer sous soi quand on flotte.

Pause 2 minutes · le souffle relié

La semaine dernière, tu t'arrêtais à la moindre gêne. Aujourd'hui, tu découvres un second chemin, et le premier reste toujours juste. Si tes mains commencent à se crisper, ou les lèvres, voici les deux. Grof observe, dans ses ateliers, que ces tensions montent, puis culminent. Si l'on continue à respirer, elles se dénouent d'elles-mêmes, et une détente profonde vient après. Tu peux faire cette expérience, en adoucissant l'expiration, en ouvrant et en fermant doucement les mains. Ou tu peux ralentir, revenir au nez, respirer un peu moins : en quelques minutes, tout se calme. C'est toi qui choisis, à chaque instant.

Pause 2 minutes · le souffle relié

Si des émotions montent, des larmes, un rire, une colère sans objet, tu peux les laisser passer. Les regarder un peu comme un film, et revenir au souffle. Les larmes ont le droit de couler, même si le rythme s'interrompt.

Pause 2 minutes · le souffle relié

Si au contraire tu sens que tu t'endors, tu peux plier les genoux, poser les pieds à plat. Si ça ne suffit pas, ouvrir les yeux un moment. C'est le conseil de Fanny Van Laere : il suffit souvent de changer un peu de position pour que la présence revienne.

Pause 2 minutes · le souffle relié

Continue encore un peu, à ton rythme. Rien à atteindre. Rien à prouver.

Pause 2 minutes · le souffle relié

Et maintenant, laisse le souffle ralentir, peu à peu. Il redevient le tien. Pas de pause forcée, pas de grande inspiration : il retrouve tout seul sa place.

Pause 60 secondes

Fais le tour du corps. S'il reste une tension quelque part, une zone serrée, une gêne, Grof propose une chose surprenante : au lieu de la fuir, l'amplifier un peu. Tu peux poser ton attention dessus. Contracter légèrement cette zone, ou la presser avec ta main. Juste un peu plus que ce qu'elle fait déjà. Et laisse venir ce que le corps veut faire : un son, un soupir, un mouvement, un tremblement. Sans choisir, sans juger. Puis relâche tout.

Pause 90 secondes · amplifier, laisser venir, relâcher

Tu peux le refaire une fois, si quelque chose reste.

Pause 60 secondes

Et maintenant, le repos. Le souffle libre. Laisse le corps digérer ce qu'il vient de vivre.

Pause 3 minutes · repos

Et maintenant, sans rien presser, tu peux commencer à revenir. Les doigts qui bougent un peu… les orteils… Un étirement, si le corps le demande, comme au réveil.

Pause 20 secondes

Quand tu le sens juste, tu peux rouler doucement sur le côté, et reste là un moment, les genoux repliés. Il n'y a pas d'urgence à te relever.

Pause 30 secondes

Fais simplement le tour de toi. Est-ce que le corps est à l'aise, sans douleur ? Est-ce que tu te sens calme, entier ? Si quelque chose reste vif, reste allongé, laisse le souffle redevenir lent, et lance la séance « L'atterrissage ». Pour Grof, c'est le critère de fin d'une séance : la personne se sent bien. La valeur d'une séance ne tient pas à ce qu'elle a fait remonter, mais à la qualité de son retour.

Pause 20 secondes Fin

Après la séance : un verre d'eau, quelques pas, et le carnet. Si tu en as envie, dessine ton mandala avant d'écrire : un cercle, des couleurs, sans chercher à faire beau. Et ne conduis pas dans l'heure qui suit une séance longue.

Une vague rose qui roule sur le sable
Semaine 4 · 45 min · Grof

Monter, culminer, redescendre

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après Stanislav et Christina Grof : la séance portée par la musique, en cinq phases, ici resserrées en une demi-heure. Allongé, un masque ou un tissu sur les yeux, une couverture, de l'eau, des mouchoirs. Un casque ou des enceintes, le son assez fort pour te porter, sans fatiguer l'oreille. Environ 45 minutes, une fois en semaine 4.

La voix se fait rare dès que la musique monte. Tu peux suivre la musique, et oublier la voix.

Avant de commencer, trois repères, toujours les mêmes. Tu pratiques allongé, jamais debout, jamais dans l'eau, jamais en conduisant. Tu restes maître de ton souffle : à tout moment, tu peux ralentir, revenir au nez, ouvrir les yeux. Et rien n'est à réussir : ce qui vient est juste, y compris quand il ne vient presque rien.

Pause 8 secondes

Tu peux t'allonger sur le dos, les pieds un peu écartés, les bras le long du corps, et si tu le veux, les paumes tournées vers le haut. C'est la posture que proposait Christina Grof : ouverte, réceptive, comme une main qui reçoit plutôt qu'une main qui prend.

Pause 10 secondes

Tu peux sentir le contact du corps avec le sol. Le poids des talons, des mollets, du bassin, des omoplates, de l'arrière de la tête. Ajuste ce qui demande à l'être. Puis laisse le sol porter, un peu plus à chaque expiration.

Pause 20 secondes

Tu peux aussi poser, à côté de toi, tes attentes. Ce que tu aimerais vivre, ce que tu préférerais éviter. Les Grof parlent d'un guérisseur intérieur : une intelligence en toi qui sait mieux que ta tête ce qui est prêt à se montrer aujourd'hui. Ton seul travail, c'est de lui laisser la place.

Pause 15 secondes

Laisse la détente monter, tout doucement, des orteils vers le sommet de la tête. Les pieds… les chevilles… les mollets… les genoux, et le creux derrière les genoux… les cuisses… les fesses, le bassin tout entier, aussi détendu qu'il peut l'être aujourd'hui.

Pause 20 secondes

Le ventre, ce ventre qu'on rentre si souvent dans la journée : il peut s'arrondir, se laisser aller. Le bas du dos… toute la colonne, vertèbre après vertèbre, jusqu'à la nuque… la poitrine… les épaules qui s'élargissent… les bras… les mains, jusqu'au bout des doigts.

Pause 20 secondes

La gorge… la langue, qui se pose… et la mâchoire, où beaucoup gardent leur tension. Elle peut se desserrer, au point que les lèvres s'entrouvrent un peu. Les joues… les yeux, lourds sous les paupières… le front… et le cuir chevelu, comme si une main très douce le lissait.

Pause 20 secondes

Le visage peut devenir neutre. Sans expression à tenir, sans image à donner. Personne ne te regarde. Tu es simplement là.

Pause 15 secondes

Le souffle maintenant. Tu peux d'abord simplement l'observer… puis l'accélérer un peu, l'approfondir. Le relier, sans pause. Laisser l'air aller jusqu'au bout des doigts, jusqu'au bout des orteils, comme s'il remplissait tout le corps.

Pause 45 secondes

S'il y a dans ta vie une source d'inspiration, une présence, une valeur, un paysage, tu peux t'y relier un instant, et lui demander de t'accompagner. Si rien ne vient, c'est très bien aussi.

Pause 20 secondes

La musique arrive. Grof la décrit comme une onde porteuse : elle soutient le souffle, et elle t'aide à traverser les passages où tu voudrais t'arrêter. Laisse-la porter ton souffle. Trouve ton rythme.

Pause 5 minutes · phase 1, l'ouverture : musique fluide et encourageante

La musique va monter. Laisse-la résonner dans tout le corps. Tu n'as pas à savoir ce que c'est, d'où elle vient. Tu la laisses te traverser.

Pause 4 minutes · phase 2, la montée : rythmes plus intenses

Le corps a le droit de bouger, de trembler, de faire des sons. Une seule limite : rien qui puisse blesser. Et toujours, tu peux ralentir.

Pause 4 minutes · phase 2, la montée Pause 6 minutes · phase 3, la percée : musique ample, orchestrale, sacrée

Ce qui vient peut venir. Rien à réussir.

Pause 6 minutes · phase 4, la musique du cœur : émouvante, chaleureuse, plus douce

Tu peux laisser ton souffle redevenir le tien, à son rythme. Et s'il reste une tension quelque part, l'amplifier un peu, laisser venir un son, un mouvement, puis relâcher.

Pause 6 minutes · phase 5, la méditation : musique apaisante, hors du temps

Et maintenant, sans rien presser, tu peux commencer à revenir. Les doigts qui bougent un peu… les orteils… Un étirement, si le corps le demande, comme au réveil.

Pause 20 secondes

Quand tu le sens juste, tu peux rouler doucement sur le côté, et reste là un moment, les genoux repliés. Il n'y a pas d'urgence à te relever.

Pause 30 secondes

Fais simplement le tour de toi. Est-ce que le corps est à l'aise, sans douleur ? Est-ce que tu te sens calme, entier ? Si quelque chose reste vif, reste allongé, laisse le souffle redevenir lent, et lance la séance « L'atterrissage ». Pour Grof, c'est le critère de fin d'une séance : la personne se sent bien. La valeur d'une séance ne tient pas à ce qu'elle a fait remonter, mais à la qualité de son retour.

Pause 20 secondes Fin

Après la séance : un verre d'eau, quelques pas, et le carnet. Si tu en as envie, dessine ton mandala avant d'écrire : un cercle, des couleurs, sans chercher à faire beau. Et ne conduis pas dans l'heure qui suit une séance longue.

Un mandala coloré
Semaine 5 · 60 min · Grof

La séance pleine

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

D'après la séance de Stanislav et Christina Grof, adaptée pour une pratique seul : une heure, avec une demi-heure de souffle relié et quarante minutes de musique. Allongé, masque sur les yeux, couverture, eau, mouchoirs, téléphone en mode avion. Les pastels et une feuille avec un cercle tracé, prêts pour après. Une fois en semaine 5, et plus tard, quand tu le souhaites, une fois par semaine au plus.

Grof ne propose pas de pratiquer seul : sa méthode se vit en atelier, avec des accompagnants et des facilitateurs formés. Cette séance en est une version plus courte et plus douce. Si tu as déjà vécu des réactions très fortes, fais plutôt cette séance à deux, avec un accompagnant.

Avant de commencer, trois repères, toujours les mêmes. Tu pratiques allongé, jamais debout, jamais dans l'eau, jamais en conduisant. Tu restes maître de ton souffle : à tout moment, tu peux ralentir, revenir au nez, ouvrir les yeux. Et rien n'est à réussir : ce qui vient est juste, y compris quand il ne vient presque rien.

Pause 8 secondes

Il n'y a pas de programme aujourd'hui. Tu n'as pas à revivre quoi que ce soit, ni à comprendre quoi que ce soit. Ce dont tu as besoin saura se présenter, ou non, et les deux sont justes. Grof prévenait toujours : une séance peut être calme, lumineuse, sans rien de dur. Ce n'est pas un échec.

Pause 10 secondes

Tu peux t'allonger sur le dos, les pieds un peu écartés, les bras le long du corps, et si tu le veux, les paumes tournées vers le haut. C'est la posture que proposait Christina Grof : ouverte, réceptive, comme une main qui reçoit plutôt qu'une main qui prend.

Pause 10 secondes

Tu peux sentir le contact du corps avec le sol. Le poids des talons, des mollets, du bassin, des omoplates, de l'arrière de la tête. Ajuste ce qui demande à l'être. Puis laisse le sol porter, un peu plus à chaque expiration.

Pause 20 secondes

Tu peux aussi poser, à côté de toi, tes attentes. Ce que tu aimerais vivre, ce que tu préférerais éviter. Les Grof parlent d'un guérisseur intérieur : une intelligence en toi qui sait mieux que ta tête ce qui est prêt à se montrer aujourd'hui. Ton seul travail, c'est de lui laisser la place.

Pause 15 secondes

Laisse la détente monter, tout doucement, des orteils vers le sommet de la tête. Les pieds… les chevilles… les mollets… les genoux, et le creux derrière les genoux… les cuisses… les fesses, le bassin tout entier, aussi détendu qu'il peut l'être aujourd'hui.

Pause 20 secondes

Le ventre, ce ventre qu'on rentre si souvent dans la journée : il peut s'arrondir, se laisser aller. Le bas du dos… toute la colonne, vertèbre après vertèbre, jusqu'à la nuque… la poitrine… les épaules qui s'élargissent… les bras… les mains, jusqu'au bout des doigts.

Pause 20 secondes

La gorge… la langue, qui se pose… et la mâchoire, où beaucoup gardent leur tension. Elle peut se desserrer, au point que les lèvres s'entrouvrent un peu. Les joues… les yeux, lourds sous les paupières… le front… et le cuir chevelu, comme si une main très douce le lissait.

Pause 20 secondes

Le visage peut devenir neutre. Sans expression à tenir, sans image à donner. Personne ne te regarde. Tu es simplement là.

Pause 15 secondes

Fais le tour du corps. Là où tu te sens détendu, tu peux te détendre encore un peu plus.

Pause 20 secondes

Tu peux observer ton souffle tel qu'il est… puis, peu à peu, l'accélérer un peu, l'approfondir, et relier l'inspiration à l'expiration, sans pause, comme un cercle.

Pause 60 secondes

Tu peux te relier, un instant, à ce qui t'inspire, et demander à être guidé.

Pause 20 secondes

Voici la musique. Laisse-la porter ton souffle, comme une vague porte un nageur. Trouve ton rythme. Vouloir lâcher prise de toutes ses forces, disait Grof, c'est encore retenir. Tu n'as qu'à respirer, et laisser faire.

Pause 7 minutes · phase 1, l'ouverture

Garde le cercle du souffle. Laisse le corps répondre comme il veut.

Pause 5 minutes · phase 2, la montée

Si des picotements ou des crispations te gênent, tu peux ralentir un moment, puis reprendre quand tu te sens prêt. Ou continuer, et voir la vague monter et redescendre.

Pause 6 minutes · phase 2, la montée Pause 4 minutes · phase 3, la percée

Ce qui vient peut venir. Ce qui remonte ne vient pas pour rester : il vient pour partir.

Pause 4 minutes · phase 3, la percée Pause 4 minutes · phase 4, la musique du cœur

Tu peux laisser ton souffle redevenir le tien.

Pause 4 minutes · phase 4, la musique du cœur

S'il reste une tension, tu peux poser ton attention dessus. L'amplifier un peu, par une contraction, ou la pression de ta main. Laisse venir un son, un mouvement. Et relâche.

Pause 2 minutes Pause 5 minutes · phase 5, la méditation

Fais le tour du corps. Où est la détente ? Reste avec elle.

Pause 2 minutes · phase 5, la méditation

Et maintenant, sans rien presser, tu peux commencer à revenir. Les doigts qui bougent un peu… les orteils… Un étirement, si le corps le demande, comme au réveil.

Pause 20 secondes

Quand tu le sens juste, tu peux rouler doucement sur le côté, et reste là un moment, les genoux repliés. Il n'y a pas d'urgence à te relever.

Pause 30 secondes

Fais simplement le tour de toi. Est-ce que le corps est à l'aise, sans douleur ? Est-ce que tu te sens calme, entier ? Si quelque chose reste vif, reste allongé, laisse le souffle redevenir lent, et lance la séance « L'atterrissage ». Pour Grof, c'est le critère de fin d'une séance : la personne se sent bien. La valeur d'une séance ne tient pas à ce qu'elle a fait remonter, mais à la qualité de son retour.

Pause 20 secondes

Avant de dessiner, assieds-toi doucement, et reste encore un moment. Puis, sans réfléchir, prends une couleur. Ton mandala ne se juge pas. Il garde une trace, et parfois, il en sait plus que toi.

Fin

Après la séance : un verre d'eau, quelques pas, et le carnet. Si tu en as envie, dessine ton mandala avant d'écrire : un cercle, des couleurs, sans chercher à faire beau. Et ne conduis pas dans l'heure qui suit une séance longue.

Deux personnes assises côte à côte au coucher du soleil
Semaine 6, à deux · 10 min · Grof, Orr

Préparer la traversée

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

À écouter ensemble, la veille ou juste avant « La traversée ». D'après Stanislav et Christina Grof (le rôle de l'accompagnant, le consentement, le mot « stop ») et Fanny Van Laere et Leonard Orr (la séance à deux). Environ 10 minutes, assis face à face. Mettez sur pause aussi longtemps qu'il le faut pour vous mettre d'accord.

Vous êtes deux. L'un va respirer, l'autre va l'accompagner. Les Grof appellent l'accompagnant le « sitter » : celui qui est assis à côté. Et ils ont remarqué une chose étonnante : des personnes sans aucune expérience font souvent d'excellents accompagnants. Il suffit d'être là.

Pause 10 secondes

Pour celui qui accompagne : ta seule tâche est d'être présent. Tu n'as rien à réparer, rien à expliquer, rien à interpréter. Tu regardes, tu veilles à ce que l'autre ne se cogne à rien, tu tends un mouchoir, un verre d'eau, une couverture. Et tu restes, jusqu'au bout.

Pause 10 secondes

Pour celui qui respire : tu peux te laisser aller, parce que quelqu'un veille. C'est tout le sens d'être à deux.

Pause 10 secondes

Maintenant, trois accords, à dire à voix haute, l'un à l'autre.

Pause 5 secondes

Le premier : le mot « stop ». Si celui qui respire dit « stop », tout s'arrête aussitôt, et on se parle. Sans discuter, même si l'accompagnant pense qu'il serait utile de continuer. Grof en fait une règle absolue : c'est ce qui rend la confiance possible. D'autres phrases, comme « laisse-moi » ou « va-t'en », peuvent s'adresser à quelqu'un d'intérieur. Elles ne valent pas « stop ». Mettez-vous d'accord là-dessus maintenant.

Pause 30 secondes · accorder le mot « stop »

Le deuxième : le signal. Si le souffle de celui qui respire ralentit beaucoup pendant la première heure, l'accompagnant peut le lui rappeler par un geste convenu, par exemple deux tapes légères sur l'épaule. Choisissez-le ensemble. Ce signal est un rappel, jamais une obligation : si celui qui respire ralentit exprès, il peut le dire d'un geste.

Pause 20 secondes · choisir le signal

Le troisième : le toucher. Certaines personnes, au cœur de la séance, ont besoin qu'on leur tienne la main. Ou qu'on pose une main sur leur front, sur leur dos. D'autres ne veulent aucun contact. Celui qui respire dit maintenant ce qu'il accepte : rien, la main, le front, le dos, une couverture posée sur lui. L'accompagnant s'y tiendra exactement. Jamais rien d'autre, même si on le lui demande pendant la séance. Le contact ne sert que les besoins de celui qui respire. Jamais ceux de l'accompagnant.

Pause 45 secondes · dire ce qu'on accepte

Un dernier mot sur le choix du partenaire. Grof déconseille, pour une première fois, de respirer avec son conjoint ou un proche très intime : il est plus difficile de se montrer, et plus difficile de voir souffrir quelqu'un qu'on aime. Si c'est votre choix, ce n'est pas interdit. Soyez simplement prévenus.

Pause 10 secondes

Préparez maintenant ensemble le matériel : un tapis épais, des coussins, une couverture, de l'eau, des mouchoirs, un récipient au cas où, les toilettes à portée, et pour après, des feuilles avec un cercle tracé et des pastels. Le téléphone en mode avion. Prévenez les voisins si des sons risquent de les surprendre.

Pause 15 secondes

Et si celui qui respire a une douleur dans la poitrine, une crise, s'il perd connaissance, ou s'il le demande : on arrête, on l'installe sur le côté, et on appelle le 15, ou le 112 hors de France. C'est très rare, et c'est bon de le savoir.

Pause 5 secondes

Et décidez enfin de l'après : un temps pour le mandala, un repas léger, et un moment pour parler, plus tard, sans interpréter. Les rôles s'inverseront un autre jour, pas le même.

Pause 10 secondes

Vous êtes prêts. Prenez un moment pour vous regarder, et pour remercier l'autre d'être là.

Pause 20 secondes Fin
Deux mains qui se tiennent dans la lumière
Semaine 6, à deux · 2 h 30 · Grof, Kornfield

La traversée

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

La séance longue, à deux, d'après Stanislav et Christina Grof. Environ deux heures et demie. Celui qui respire est allongé, masque sur les yeux ; l'accompagnant est assis à côté. Écoutez d'abord « Préparer la traversée ». Les rôles s'inversent un autre jour.

La voix parle surtout au début et à la fin. Pendant la séance, elle s'adresse parfois à l'accompagnant : celui qui respire n'a pas besoin de l'écouter.

Avant de commencer, trois repères, toujours les mêmes. Tu pratiques allongé, jamais debout, jamais dans l'eau, jamais en conduisant. Tu restes maître de ton souffle : à tout moment, tu peux ralentir, revenir au nez, ouvrir les yeux. Et rien n'est à réussir : ce qui vient est juste, y compris quand il ne vient presque rien.

Pause 8 secondes

Tu peux t'allonger sur le dos, les pieds un peu écartés, les bras le long du corps, et si tu le veux, les paumes tournées vers le haut. C'est la posture que proposait Christina Grof : ouverte, réceptive, comme une main qui reçoit plutôt qu'une main qui prend.

Pause 10 secondes

Tu peux sentir le contact du corps avec le sol. Le poids des talons, des mollets, du bassin, des omoplates, de l'arrière de la tête. Ajuste ce qui demande à l'être. Puis laisse le sol porter, un peu plus à chaque expiration.

Pause 20 secondes

Tu peux aussi poser, à côté de toi, tes attentes. Ce que tu aimerais vivre, ce que tu préférerais éviter. Les Grof parlent d'un guérisseur intérieur : une intelligence en toi qui sait mieux que ta tête ce qui est prêt à se montrer aujourd'hui. Ton seul travail, c'est de lui laisser la place.

Pause 15 secondes

Laisse la détente monter, tout doucement, des orteils vers le sommet de la tête. Les pieds… les chevilles… les mollets… les genoux, et le creux derrière les genoux… les cuisses… les fesses, le bassin tout entier, aussi détendu qu'il peut l'être aujourd'hui.

Pause 20 secondes

Le ventre, ce ventre qu'on rentre si souvent dans la journée : il peut s'arrondir, se laisser aller. Le bas du dos… toute la colonne, vertèbre après vertèbre, jusqu'à la nuque… la poitrine… les épaules qui s'élargissent… les bras… les mains, jusqu'au bout des doigts.

Pause 20 secondes

La gorge… la langue, qui se pose… et la mâchoire, où beaucoup gardent leur tension. Elle peut se desserrer, au point que les lèvres s'entrouvrent un peu. Les joues… les yeux, lourds sous les paupières… le front… et le cuir chevelu, comme si une main très douce le lissait.

Pause 20 secondes

Le visage peut devenir neutre. Sans expression à tenir, sans image à donner. Personne ne te regarde. Tu es simplement là.

Pause 15 secondes

Le souffle, maintenant. Observe-le… puis laisse-le s'approfondir un peu, et devenir un peu plus rapide.

Pause 30 secondes

Accompagnant : tu peux maintenant caler ton souffle sur le sien. Inspirer quand il inspire, expirer quand il expire. Et à chaque expiration, laisser sortir un son doux, un « aaah ». Jack Kornfield, enseignant de méditation et ami des Grof, proposait de commencer ainsi. Celui qui respire se laisse porter par ce son, comme par une berceuse.

Pause 3 minutes · le souffle accordé, et le « aaah » à l'expiration

Accompagnant : tu peux maintenant te taire, et rester simplement présent. Celui qui respire accélère un peu, relie son souffle, et trouve son rythme.

Pause 30 secondes

Tu peux te relier à ce qui t'inspire, et demander à être guidé. Puis laisse venir la musique.

Pause 15 minutes · phase 1, l'ouverture

Garde le cercle du souffle. Le corps peut bouger, trembler, faire des sons.

Pause 15 minutes · phase 2, la montée

Accompagnant : si le souffle ralentit beaucoup, ton signal. Sinon, rien.

Pause 15 minutes · phase 2, la montée Pause 25 minutes · phase 3, la percée Pause 25 minutes · phase 4, la musique du cœur

Tu peux laisser ton souffle redevenir le tien.

Pause 10 minutes · phase 4, la musique du cœur

Accompagnant : à voix basse, tu peux demander : « Comment ça va ? Tu as besoin de quelque chose ? » Et respecter la réponse, y compris le silence.

Pause 10 minutes · phase 5, la méditation

Fais le tour du corps. S'il reste une tension, amplifie-la un peu, laisse venir un son ou un mouvement, puis relâche. Accompagnant : si vous en êtes convenus, tu peux offrir une main contre laquelle pousser, sans tirer ni retenir. Et seulement ce qui a été convenu.

Pause 5 minutes Pause 10 minutes · phase 5, la méditation

Et maintenant, sans rien presser, tu peux commencer à revenir. Les doigts qui bougent un peu… les orteils… Un étirement, si le corps le demande, comme au réveil.

Pause 20 secondes

Quand tu le sens juste, tu peux rouler doucement sur le côté, et reste là un moment, les genoux repliés. Il n'y a pas d'urgence à te relever.

Pause 30 secondes

Fais simplement le tour de toi. Est-ce que le corps est à l'aise, sans douleur ? Est-ce que tu te sens calme, entier ? Si quelque chose reste vif, reste allongé, laisse le souffle redevenir lent, et lance la séance « L'atterrissage ». Pour Grof, c'est le critère de fin d'une séance : la personne se sent bien. La valeur d'une séance ne tient pas à ce qu'elle a fait remonter, mais à la qualité de son retour.

Pause 20 secondes

Accompagnant : vous pouvez vérifier ensemble que celui qui a respiré se sent bien, calme, sans douleur. Si ce n'est pas encore le cas, restez, et lancez « L'atterrissage ». Puis le mandala, chacun le sien : celui de l'accompagnant fait souvent écho à ce que l'autre a vécu.

Fin

Pour parler de la séance, plus tard : celui qui a respiré raconte, l'autre écoute et pose des questions, sans interpréter. Grof le rappelait : c'est la personne qui est l'experte de son expérience.

Après la séance : un verre d'eau, quelques pas, et le carnet. Si tu en as envie, dessine ton mandala avant d'écrire : un cercle, des couleurs, sans chercher à faire beau. Et ne conduis pas dans l'heure qui suit une séance longue.

Une barque sur une eau calme au crépuscule
Après n'importe quelle séance · 12 min · Van Laere, Middendorf, Nestor

L'atterrissage

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

À lancer après n'importe quelle séance, si quelque chose reste vif : une émotion, une agitation, une tension, une impression d'être encore « ailleurs ». D'après Fanny Van Laere (ralentir, le nez, rassurer), Ilse Middendorf (la main qui s'ouvre) et James Nestor (l'expiration longue). Environ 12 minutes, allongé ou assis.

Tu es là. Tu viens de vivre quelque chose de fort, et c'est normal que ça bouge encore. Rien n'est cassé. Tout va se reposer.

Pause 10 secondes

Laisse d'abord ton souffle ralentir. Tu peux fermer la bouche, et respirer par le nez. Un peu moins d'air, un peu plus lentement. Pas de grande inspiration : un souffle petit, tranquille.

Pause 30 secondes

Maintenant, allonge l'expiration. Inspire en comptant jusqu'à quatre… et expire en comptant jusqu'à six. Inspire… deux… trois… quatre. Expire… deux… trois… quatre… cinq… six.

Pause 10 secondes

Continue ainsi, à ton rythme. Chaque expiration longue dit au corps qu'il peut se reposer. Le gaz carbonique remonte, et les sensations s'apaisent, en quelques minutes.

Pause 90 secondes · inspirer sur quatre, expirer sur six

Sens maintenant le poids de ton corps. Ce qui te porte : le sol, le lit, la chaise. Les talons. Le dos. L'arrière de la tête.

Pause 20 secondes

Ouvre doucement une main, en étirant les doigts depuis le centre de la paume… puis laisse-la se refermer d'elle-même, comme une fleur le soir. Ilse Middendorf remarquait que chaque étirement appelle une inspiration, et chaque relâchement une expiration. Refais-le quelques fois, très lentement.

Pause 40 secondes

Si tu en as envie, laisse sortir un son à l'expiration. Un « aaah », long, doux, qui vibre dans la poitrine.

Pause 40 secondes

Avec tes mains, tu peux frotter doucement tes bras, tes cuisses, comme on réchauffe quelqu'un qui sort de l'eau. Masse un peu ta nuque, ton visage.

Pause 40 secondes

Tu peux maintenant ouvrir les yeux. Regarder autour de toi, et nommer, dans ta tête, cinq choses que tu vois. Une couleur, un objet, une forme, une lumière, un détail. Puis trois sons que tu entends.

Pause 40 secondes

Tu es ici, aujourd'hui, dans cette pièce. Ce qui a bougé peut rester là où il est. Tu le retrouveras dans ton carnet, si tu veux, plus tard.

Pause 20 secondes

Reste encore allongé ou assis un moment, couvert, le souffle tranquille. Puis bois un verre d'eau, et marche un peu, en sentant tes pieds sur le sol.

Pause 60 secondes

Si dans les jours qui suivent une angoisse forte, un sommeil très perturbé, une impression d'irréalité ou des idées noires s'installent, parles-en à un professionnel. En France, le 3114 répond jour et nuit en cas de détresse psychique ou d'idées suicidaires, et le 15 en cas d'urgence médicale, ou le 112 dans toute l'Union européenne.

Fin
Deux mains ouvertes devant le soleil couchant
Dès la semaine 3, après la séance · 20 min · Hendricks, Dowling

Revenir et accueillir

Enregistrement à venir. En attendant, lis le texte lentement ou enregistre-le pour toi.

Lire le texte

À écouter après une séance de souffle relié, dès la semaine 3, le jour même ou le lendemain. D'après Gay Hendricks (Conscious Breathing, The Genius Zone, et Conscious Loving, écrit avec Kathlyn Hendricks) et Catherine Dowling (le témoin intérieur). Environ 20 minutes, allongé, puis le carnet.

Tu peux t'allonger, et pour commencer, lâcher complètement le contrôle du souffle. Le corps respire comme il veut. Tu le regardes, comme on regarde la mer depuis la plage.

Pause 60 secondes

Gay Hendricks propose un geste très simple pour redescendre. Une longue expiration, sans forcer… et puis tu attends. Tu n'inspires pas tout de suite. Tu laisses l'inspiration venir te surprendre, quand le corps la décide.

Pause 90 secondes · expirer, attendre la surprise

Maintenant, tu peux faire le tour de toi, par petites questions. Chaud ou frais ? Fatigué ou reposé ? Tendu ou détendu ? Dans les jambes… dans le ventre… dans la poitrine… dans la gorge… dans le visage.

Pause 90 secondes · le tour du corps

Il y a peut-être une sensation plus forte que les autres. Un poids, une chaleur, un nœud, une vibration. Tu peux t'arrêter sur elle. La décrire comme si tu la voyais pour la première fois, comme un voyageur venu d'ailleurs : où est-elle exactement ? Quelle taille ? Quelle forme ? Est-ce qu'elle bouge ?

Pause 60 secondes

Et maintenant, respire dans cette sensation, et autour d'elle. Pas pour la faire partir. Pour lui faire de la place. Hendricks dit que les émotions sont comme des orages : si on les laisse passer, elles passent. Reste jusqu'à ce que quelque chose change, même un tout petit peu. Sans le chercher.

Pause 2 minutes · respirer dans et autour

Catherine Dowling pratique le rebirth depuis des années. Elle parle d'un témoin intérieur. Pendant qu'une part de toi vivait la séance, une autre était là, ici et maintenant. Elle regardait. Tu peux sentir ce témoin, maintenant. Calme. Présent. C'est lui qui te ramène toujours.

Pause 60 secondes

Imagine tes deux mains devant toi. L'une, paume vers le sol, qui laisse tomber ce qui est à laisser. L'autre, paume vers le ciel, ouverte, qui laisse simplement reposer ce qui est là. Deux façons de lâcher. Tu peux sentir laquelle te convient aujourd'hui.

Pause 60 secondes

Tu peux bouger un peu maintenant. Bercer doucement le bassin en poussant légèrement dans les talons, comme un petit bateau sur l'eau calme. Puis rouler sur le côté, t'asseoir, et prendre trois respirations dans cette nouvelle position.

Pause 60 secondes

Tu peux prendre ton carnet, et écrire ce qui est là, sans l'expliquer. Une phrase par ligne, en commençant par « je sens », « je vois », « je pense ». Hendricks appelle ça la vérité microscopique : ce qu'on ne peut pas contester, parce que c'est simplement vrai pour toi, maintenant.

Pause 3 minutes · écrire

Un dernier mot, pour les jours qui viennent. Après une séance intense, il est fréquent de se sentir fatigué, irritable, ou d'avoir envie d'une dispute pour rien. Hendricks y voit un thermostat qui s'ajuste : on n'a pas encore l'habitude de tant d'énergie. Ce n'est pas un échec. Repose-toi, marche, bois de l'eau, parle à quelqu'un de confiance. Et laisse reposer ton expérience avant de la raconter : choisis à qui tu la confies.

Pause 15 secondes Fin
Fiches pratiques

Pour respirer en confiance.

Les repères de sécurité, ce que fait le corps, la carte de Grof, l'accompagnant, l'intégration, les difficultés, et d'où vient cette pratique.

Avant de commencerPour qui, et dans quelles conditions

La respiration holotropique est l'outil le plus puissant de ce site. Chez une personne en bonne santé qui respecte quelques repères simples, elle est en général bien tolérée. Ils viennent de Stanislav Grof, qui a accompagné des dizaines de milliers de séances, complétés par ce que l'on sait aujourd'hui de la respiration rapide.

Demande d'abord l'avis de ton médecin si l'une de ces situations te concerne :

  • un problème cardiaque ou vasculaire : hypertension non équilibrée, antécédent d'infarctus, d'accident vasculaire cérébral ou d'anévrisme, trouble du rythme ;
  • une épilepsie, ou un antécédent de convulsions ;
  • une grossesse ;
  • une opération ou une blessure récente, une hernie, une fracture qui n'est pas consolidée ;
  • un glaucome, ou un antécédent de décollement de rétine ;
  • un asthme : garde ton traitement à portée de main ;
  • une maladie qui t'épuise ;
  • des crises de panique fréquentes ;
  • un antécédent d'hospitalisation psychiatrique, de psychose, de trouble bipolaire, de trouble dissociatif, ou un traumatisme récent qui n'est pas accompagné. Grof excluait de ses ateliers courts les personnes déjà hospitalisées en psychiatrie ;
  • un traitement psychiatrique en cours : demande à ton médecin, et ne modifie jamais un traitement.

Ce programme est réservé aux adultes. Toujours : allongé, jamais debout, jamais dans l'eau ni dans le bain, jamais en conduisant. Pas d'alcool ni de substance avant. Pas de conduite dans l'heure qui suit une séance longue. Et, à partir de la semaine 4, une seule séance en musique par semaine au plus.

Si tu as un doute, commence par « Le cœur en cohérence » ou par « Habiter son souffle », qui ne change pas le rythme, et pose la question à ton médecin avant d'aller plus loin.

Ce que le corps faitLa physiologie, simplement · James Nestor, Stanislav Grof
  • Tu as déjà assez d'oxygène. Au repos, ton sang en est presque plein. Respirer plus vite ne le remplit pas davantage.
  • Ce qui change, c'est le gaz carbonique. En respirant plus vite et plus profond, tu en rejettes beaucoup. Ton sang devient un peu plus alcalin.
  • Le sang garde mieux son oxygène (c'est l'effet Bohr), et les vaisseaux du cerveau se resserrent : il reçoit moins de sang pendant la séance. Une étude de 2025 a mesuré ce lien : plus le gaz carbonique baisse, plus l'expérience est profonde.
  • D'où les sensations : tête légère, chaleur puis froid, picotements dans les doigts et autour de la bouche, mains qui se crispent, impression de flotter, images, émotions. Ce sont des effets connus et passagers.
  • L'envie de respirer arrive en retard après la respiration rapide, et la tête peut tourner. C'est pour cela qu'on ne pratique jamais dans l'eau, debout ou au volant.
  • Tout revient seul. Dès que tu ralentis, le gaz carbonique remonte, et les sensations s'apaisent en quelques minutes.

Sur les mains qui se crispent, deux regards se complètent. Les manuels de médecine y voient un « syndrome d'hyperventilation ». Grof, lui, a observé dans ses ateliers que ces tensions montent, culminent, puis se dénouent si l'on continue à respirer, et qu'elles diminuent de séance en séance. Seul chez toi, tu as donc deux chemins, tous les deux justes : continuer en adoucissant l'expiration, ou ralentir, revenir au nez, respirer un peu moins. Tu restes toujours aux commandes.

Le guérisseur intérieurLa carte de Stanislav Grof, en une page

Psychiatre, Stanislav Grof a passé plus de soixante ans à étudier les états de conscience inhabituels, d'abord à Prague, puis aux États-Unis, notamment à Esalen, en Californie, où il a créé cette méthode avec sa femme Christina au milieu des années 1970. Il en a tiré une idée centrale : en chacun de nous, une intelligence sait ce qui est prêt à se montrer. Il l'appelle le guérisseur intérieur. On ne la dirige pas, on lui laisse la place.

Pour se repérer dans ce qui peut venir, il propose une carte en trois territoires :

  • Le vécu de notre vie : des souvenirs, des émotions, des tensions anciennes, souvent groupés autour d'un même thème.
  • Le passage de la naissance : des sensations de pression, de lutte, puis de délivrance et de lumière, que Grof relie au fait d'être né. C'est sa lecture : beaucoup la trouvent parlante, d'autres non.
  • Ce qui dépasse la personne : des expériences d'unité, de nature, d'autres époques ou d'autres cultures, que Grof appelle transpersonnelles.

Nous présentons cette carte comme une grille de lecture parmi d'autres, pas comme une vérité. Et nous n'annonçons jamais ce que tu vas vivre : on sait que le cadre qu'on donne façonne l'expérience. Une séance peut aussi être simplement calme et lumineuse, sans rien de tout cela. Grof prévenait toujours ses participants : ce n'est pas un échec.

L'accompagnantPour la traversée à deux · d'après Stanislav et Christina Grof

Les Grof ont fait une découverte rassurante : des personnes sans aucune expérience font souvent d'excellents accompagnants. Il suffit d'être vraiment là.

  • Ce que tu fais : regarder, veiller, protéger des chocs. Tendre un mouchoir, un verre d'eau, une couverture. Accompagner aux toilettes s'il le faut. Donner le signal convenu si le souffle ralentit beaucoup. Rester jusqu'au bout.
  • Ce que tu ne fais pas : interpréter, expliquer, conseiller, raconter ta propre expérience. Tu ne cherches pas à réparer. Le contact ne sert que les besoins de celui qui respire, jamais les tiens, même le besoin d'être utile.
  • Le mot « stop » arrête tout, aussitôt, et on se parle. Toujours.
  • Le toucher : seulement ce qui a été convenu avant, et rien d'autre, même si on te le demande pendant la séance. Aucun contact intime, jamais.
  • En cas de vrai malaise (douleur dans la poitrine, crise, perte de connaissance), ou si celui qui respire te le demande : on arrête, on l'installe sur le côté, on appelle le 15 (le 112 hors de France). C'est très rare.
  • Après : tu écoutes, tu poses des questions ouvertes. « Qu'est-ce qui était le plus fort ? Qu'est-ce que tu as envie de garder ? » La personne est la seule experte de ce qu'elle a vécu.

Si toi-même tu es touché par ce que tu vois, c'est normal. Respire, reste présent, et parle-en après, avec quelqu'un d'autre que celui que tu accompagnes.

Le mandala et les jours d'aprèsL'intégration · Grof, Hendricks, Dowling

Pour Grof, une séance vaut moins par ce qu'elle fait remonter que par la qualité de son retour et de son intégration. Quelques gestes simples aident :

  • Le mandala : une feuille, un cercle tracé au crayon, de la taille d'une assiette, et des pastels. Tu exprimes ta séance comme elle vient : des couleurs, des formes, une scène. Ce n'est ni beau ni laid, et on ne l'interprète pas. Garde-les tous : Grof a remarqué qu'une série de mandalas raconte le chemin mieux que des mots, et qu'ils annoncent parfois ce qui viendra.
  • Le carnet, juste après, puis quelques jours plus tard. Ce qui s'est passé, sans l'expliquer. Les rêves des nuits suivantes, qui prolongent souvent la séance.
  • La discrétion : laisse reposer ton expérience avant de la raconter, et choisis à qui tu la confies. Grof aimait cette histoire : « Pourquoi lui est-il mystique, et moi fou ? Parce que le mystique sait à qui ne pas parler. »
  • Le corps : un bain chaud, une marche dans la nature, un repas soigné, du sommeil.
  • La petite redescente : fatigue, irritabilité, envie d'une dispute pour rien dans les jours qui suivent. Gay Hendricks y voit un thermostat qui s'ajuste à plus d'énergie. Ce n'est pas un échec.

Demande de l'aide si dans les jours qui suivent une angoisse forte, un sommeil très perturbé, une impression d'irréalité ou des idées noires s'installent. En France, le 3114 répond jour et nuit en cas de détresse psychique ou d'idées suicidaires, et le 15 en cas d'urgence médicale, ou le 112 dans toute l'Union européenne.

Quand rien ne vient, quand c'est tropLes difficultés les plus fréquentes
  • « Il ne s'est rien passé. » Une séance calme n'est pas une séance ratée. Grof le répétait : beaucoup croient avoir échoué alors qu'ils ont vécu une paix profonde. Et les séances suivantes sont souvent différentes.
  • « J'ai eu envie d'arrêter. » C'est fréquent, et c'est une information, pas un échec. Tu peux ralentir sans tout arrêter, rester allongé, les yeux fermés, et reprendre quand tu te sens prêt. Et si tu arrêtes, c'est ton droit.
  • La peur de perdre le contrôle. Grof l'explique : les images ou les élans qui traversent une séance ne se réalisent pas. Les laisser passer dans un cadre protégé rend même plus maître de soi ensuite.
  • Les mains en griffe, la tête qui tourne. Voir « Ce que le corps fait » : adoucir l'expiration, ou ralentir et revenir au nez.
  • Je m'endors. Plier les genoux, poser les pieds à plat, ouvrir les yeux un moment : c'est le conseil de Fanny Van Laere.
  • Une joie, une paix immense, et la culpabilité de les ressentir. Les expériences positives comptent beaucoup, disait Grof. Elles s'accueillent comme une grâce.
  • Quelque chose reste vif après la séance. Lance « L'atterrissage ». Et si ça dure plusieurs jours, parles-en à un professionnel.
D'où vient le souffle holotropiqueUne histoire courte, et honnête

Le souffle a toujours servi à changer d'état : chants, tambours, danses, yoga, méditation. Au XXe siècle, des psychothérapeutes du corps, comme Wilhelm Reich puis Alexander Lowen, découvrent que le souffle libère des émotions retenues.

  • Dans les années 1970, aux États-Unis, Leonard Orr développe le rebirth, avec Sondra Ray : une respiration reliée, sans pause, longtemps pratiquée accompagnée. Ses livres mêlent des observations précieuses à des promesses de prospérité et même d'immortalité, que nous ne reprenons pas.
  • Au milieu des années 1970, à Esalen, en Californie, Stanislav et Christina Grof créent la respiration holotropique. Holotropique veut dire « qui va vers le tout ». Elle associe une respiration plus rapide, une musique évocatrice, un travail corporel en fin de séance et le dessin d'un mandala. Elle se pratique en atelier de groupe, par deux, avec des facilitateurs formés.
  • Depuis les années 1990, les pratiques mûrissent : rythmes plus doux, place centrale de l'intégration, emprunts aux psychothérapies, comme le racontent Catherine Dowling et Joy Manné. À côté, et depuis bien plus longtemps, des approches qui ne forcent rien, comme le souffle perçu d'Ilse Middendorf, née à Berlin dans les années 1930.
  • Depuis les années 2020, la recherche s'y intéresse de plus près, avec des mesures du gaz carbonique et des états vécus.

Ce que nous sommes, et ne sommes pas. « Holotropic Breathwork » est une marque déposée, réservée aux praticiens formés et certifiés. Ce programme s'en inspire librement, en citant ses sources : il n'est ni affilié ni approuvé, et ne remplace pas un atelier avec des facilitateurs formés, que nous te recommandons si tu veux vivre la méthode complète. Ce n'est pas non plus une thérapie.

Questions fréquentes

Respirer, et laisser faire.

Les questions qui reviennent le plus souvent.

Par le nez ou par la bouche ?

Grof ne l'impose pas. Fanny Van Laere et Leonard Orr conseillent le nez pour les premières séances. La bouche entrouverte reste possible quand le souffle s'amplifie. Les deux premières semaines se font par le nez, ensuite tu fais comme ça vient.

À quelle vitesse respirer ?

Grof ne donne pas de chiffre, et c'est voulu. Pour apprendre, la semaine 2 reprend le rythme de Gay Hendricks, environ trois secondes pour inspirer et trois pour expirer. Ensuite, un peu plus vite et un peu plus profond que d'habitude, relié, puis ton propre rythme. Grof le répète : la qualité de la présence compte plus que la vitesse. Si les sensations deviennent désagréables, tu ralentis.

Mes mains se sont crispées, est-ce dangereux ?

Non, c'est un effet connu de la respiration rapide, chez une personne en bonne santé. Il passe en quelques minutes quand on ralentit. Grof observe qu'il se dénoue aussi souvent si l'on continue, en adoucissant l'expiration. Les deux chemins sont justes (fiche « Ce que le corps fait »).

Faut-il respirer dans un sac en papier si ça ne va pas ?

Non. C'est un vieux réflexe, qui peut augmenter l'angoisse. Il suffit de ralentir, de fermer la bouche, de respirer par le nez avec une expiration longue. La séance « L'atterrissage » te guide.

Puis-je pratiquer seul ?

Les séances des semaines 1 à 5 sont faites pour ça, avec les précautions des fiches. La séance longue se fait à deux. Grof lui-même ne propose pas sa méthode en solo : si tu veux la vivre complète, un atelier avec des facilitateurs formés est l'idéal.

Avec qui faire la traversée ?

Avec quelqu'un de confiance, calme, qui a lu la fiche « L'accompagnant ». Pour une première fois, Grof déconseille de choisir son conjoint ou un proche très intime : il est plus difficile de se laisser aller, et de voir souffrir quelqu'un qu'on aime.

Je n'ai rien vécu de spécial

C'est très fréquent, et ce n'est pas un échec. Une séance calme, un repos profond, une lumière douce sont aussi des expériences. Chaque séance est différente : la suivante le sera sans doute.

Est-ce que je vais revivre ma naissance ?

Peut-être pas, et ce n'est pas un but. Grof a observé de telles expériences, mais nous n'annonçons aucun contenu : ce qui vient est ce qui est prêt à venir pour toi, ou rien du tout. Et ce qui surgit n'est pas forcément un souvenir exact : c'est une expérience à accueillir, pas un fait à prouver.

Puis-je faire une séance avant de dormir ?

Mieux vaut la journée ou le début de soirée : une séance de souffle relié réveille souvent. Le soir, « Habiter son souffle » ou « Le cœur en cohérence » conviennent mieux. Les rêves des nuits suivantes prolongent souvent la séance : note-les.

Le bilan des six semaines

Relire son carnet, et ses mandalas.

  • Est-ce que je sens mieux mon souffle qu'au début ? Où se pose-t-il maintenant ?
  • Comment ont évolué les sensations, d'une séance à l'autre : plus fortes, plus douces, ailleurs ?
  • Qu'ai-je appris sur ma façon de lâcher, ou de retenir ?
  • Mes mandalas, posés côte à côte : qu'est-ce qu'ils racontent ?
  • Qu'est-ce qui a changé dans ma vie de tous les jours : énergie, émotions, sommeil, rêves ?
  • Comment s'est passée la traversée à deux, comme respirant et comme accompagnant ?
  • Ai-je envie de continuer, seul, à deux, ou en atelier ?
Le carnet

Le souffle, la vague, le mandala.

Sur papier ou sur téléphone. C'est cette trace honnête qui transforme des impressions en expérience.

  • La date et la séance
  • Le souffle : nez ou bouche, rythme, durée
  • Les sensations : où, quelle intensité
  • Ce qui est venu : émotions, images, souvenirs
  • Le retour : calme, entier ?
  • Le mandala et les rêves des nuits suivantes

Ton carnet de bord, la base de l'exploration

C'est lui qui transforme une suite de séances en vraie recherche intérieure. Séance après séance, tu notes ce qui se passe, et tu vois apparaître ce qui revient, ce qui change, ce qui marche pour toi. Sans trace, la mémoire arrange et oublie. Avec, tu gardes les résultats de ton aventure, et tu peux les relire dans un mois comme dans un an.

Toutes les séances du programme, avec les cases à cocher et les champs à remplir. Deux formats au choix : pour tes notes (Notes sur iPhone, Keep sur Android, n'importe quel éditeur), ou à imprimer en PDF, pour écrire au stylo.

Ton carnet de bord

Indique ton email : le téléchargement se lance tout de suite, et tu reçois aussi le carnet dans ta boîte mail pour le retrouver quand tu veux.

Quel format ?

Le vrai · les sources

Sur quoi s'appuie ce programme.

La recherche sur la respiration circulaire est récente et encore modeste : de petits groupes, souvent de pratiquants expérimentés. Elle suggère pourtant deux choses : le lien entre la baisse du gaz carbonique et la profondeur de l'expérience, et des effets positifs à court terme sur le bien-être.

Francfort et Berlin · 2025

Moins de gaz carbonique, une expérience plus profonde

Martha Havenith (Ernst Strüngmann Institute), Max Leidenberger, Jelena Brasanac et coll. (MIND Foundation, Charité), dont Robin Carhart-Harris, revue Communications Psychology

Ce qui a été fait
61 pratiquants expérimentés, cinq séances de groupe de respiration holotropique ou de respiration connectée, de 1 h 30 à 3 h, avec des facilitateurs. Le gaz carbonique expiré était mesuré pendant la séance.
Résultat
Chez ceux qui respiraient, le gaz carbonique est descendu environ deux fois plus bas que chez ceux qui respiraient normalement. Plus il baissait, plus l'expérience était profonde, avec des états comparables, sur certaines dimensions, à ceux de la psilocybine. Une semaine après : moins de symptômes dépressifs, plus de bien-être.
Limite
Pratiquants expérimentés, petit groupe témoin, suivi à une semaine pour 25 personnes seulement, étude non préenregistrée : un lien, pas encore une preuve.

Article complet

Brighton & Sussex Medical School · 2026

Respirer ou méditer ?

Guy Fincham, Alessandro Colasanti et coll., revue Frontiers in Psychology

Ce qui a été fait
24 adultes déjà familiers de la respiration connectée, tirés au sort entre 90 minutes de respiration en musique et 40 minutes de méditation guidée allongée.
Résultat
Juste après, plus d'expériences d'unité, de percée émotionnelle et de sentiment océanique (des limites qui se dissolvent) chez ceux qui avaient respiré. Une semaine après, plus de prises de conscience et de changements de comportement déclarés. Le bien-être s'améliorait dans les deux groupes. Aucun effet indésirable signalé.
Limite
Étude exploratoire, très petit groupe, conditions différentes en durée et en musique.

Article complet

Université du Sussex · 2023

Ce que les pratiques de respiration font au stress

Guy Fincham, Clara Strauss, Jesus Montero-Marin, Kate Cavanagh, revue Scientific Reports

Ce qui a été fait
Une synthèse de 12 essais contrôlés sur le stress, 20 sur l'anxiété et 18 sur la dépression, soit 785 adultes, toutes pratiques de respiration confondues.
Résultat
Les pratiques de respiration réduisent un peu à moyennement le stress, l'anxiété et la dépression, par rapport à l'absence de pratique.
Limite
Seules six études portaient sur la respiration rapide : sa sécurité et ses effets propres demandent encore des recherches.

Article complet

Université d'État de Géorgie · 1996

Six mois de séances

Sarah Holmes, Robin Morris, Pauline Rose Clance, Thompson Putney, revue Psychotherapy

Ce qui a été fait
48 personnes en psychothérapie : 24 avec une séance mensuelle de respiration holotropique pendant six mois, 24 sans.
Résultat
Avec la respiration, l'anxiété face à la mort a davantage baissé et l'estime de soi a davantage augmenté.
Limite
Groupes formés librement, groupe respiration déjà initié à la méthode : les auteurs eux-mêmes ne concluent pas à une relation de cause à effet.

Article (PDF)

Les livres · une pratique vivante

Les sources du programme

Stanislav et Christina Grof, Holotropic Breathwork (2010) ; Leonard Orr et Sondra Ray, Rebirthing in the New Age (1977) ; Fanny Van Laere et Leonard Orr, Manual for Rebirthers (2011) ; Gay Hendricks, Conscious Breathing (1995) ; James Nestor, Breath (2020) ; la revue The Healing Breath (2005 : Catherine Dowling, Joy Manné, la méthode d'Ilse Middendorf) ; Paul Heelas, The New Age Movement (1996)

Ce qui a été fait
La méthode de Grof et sa carte de la psyché ; le souffle relié du rebirth ; une progression douce par vagues ; la physiologie de la respiration expliquée simplement ; le souffle perçu, le témoin intérieur, et un regard critique sur les promesses du New Age.
Résultat
Des dizaines de milliers de séances observées en ateliers par les Grof, et des décennies de pratique du rebirth.
Limite
Ce sont des observations de praticiens, pas des études contrôlées. Grof reconnaît lui-même que ses résultats restent à confirmer. « Holotropic Breathwork » est une marque : ce programme s'en inspire sans affiliation.

Grof Transpersonal Training

Ce qui reste ouvert

On ne sait pas encore ce que donne la respiration holotropique pratiquée chez soi, par des débutants, avec un enregistrement. Les carnets et les mandalas en seront la première trace.